les (pays) pauvres sont de moins en moins pauvres
Posté : 27 juin 2019 17:31
au grand désespoir de nos oiseaux de malheur....voila ce que produit cette "oligarchie" ce"monde de la finance au service des riches " etc etc ....
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/ ... -2321325_3
Pierre-Antoine Delhommais - Le recul de la misère ne fait pas le buzz !
Une étude de la Banque mondiale montre que le nombre de pays très pauvres a été divisé par deux depuis le début du siècle. par Pierre-Antoine Delhommais
Publié le 27/06/2019 à 09:00 | Le Point
Pierre-Antoine Delhommais - Le recul de la misere ne fait pas le buzz !
«L e bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. » Il suffit de zapper d’une chaîne d’information en continu à une autre pour comprendre la pertinence intacte, quatre siècles plus tard, de cette maxime de François de Sales, saint patron des journalistes. Ces derniers ont compris le risque de faire fuir le téléspectateur en relayant les bonnes nouvelles, qui ne font pas de buzz et encore moins d’audience.
Selon une récente étude de la Banque mondiale, publiée dans l’indifférence générale, le nombre de pays très pauvres, officiellement et pudiquement désignés pays « à faible revenu », c’est-à-dire inférieur en moyenne à 995 dollars annuels par habitant, a été divisé par près de deux depuis le début du XXIe siècle. On en comptait 64 en 2001 (le seuil retenu était alors de 755 dollars), mais plus que 34 en 2019.
Parmi les promus ayant accédé à la division supérieure des pays « à revenu intermédiaire » se trouvent quelques géants démographiques : l’Indonésie, où le PIB par habitant est passé de 580 à 3 540 dollars, le Nigeria (de 310 à 2 080 dollars), le Pakistan (de 470 à 1 580 dollars), le Vietnam (de 370 à 2 170 dollars) et surtout l’Inde (de 450 à 1 820 dollars). Ces cinq pays totalisant à eux seuls plus de 2 milliards d’habitants, cela explique cette autre statistique aussi impressionnante que réconfortante relevée par la Banque mondiale : les pays « à faible revenu » représentaient 40,9 % de la population de la planète en 2001, ils ne sont plus que 9,4 % aujourd’hui.
Les pays pauvres ayant connu les plus spectaculaires élévations de leur niveau de vie se situent dans toutes les régions du monde. L’Angola a vu son revenu par habitant être multiplié par quinze en à peine vingt ans (de 220 à 3 330 dollars), la Mongolie par neuf (de 350 à 3 290 dollars), le Laos par huit (de 280 à 2 270 dollars), le Soudan par sept (de 330 à 2 380 dollars), la Moldavie par six (de 370 à 2 180 dollars) et le Nicaragua par cinq (de 430 à 2 130 dollars).
Croissance et mondialisation. A l’origine de cette diminution à un rythme inédit de la misère sur Terre, deux mots qu’on n’ose presque plus prononcer en France en public de peur d’être accusé de crimes contre la patrie et l’écologie : la croissance et la mondialisation. Les 64 pays « à faible revenu » recensés en 2001 ont enregistré en moyenne une hausse annuelle de leur PIB de 5,3 %, bien supérieure à celle de 1,6 % observée durant la décennie 1990, nettement supérieure aussi aux 3,6 % dans les autres pays émergents.
Les experts de la Banque mondiale mettent en avant plusieurs facteurs pour expliquer cette forte et rapide expansion : la hausse du prix des matières premières grâce à la demande en provenance des pays industrialisés ; les programmes d’annulation partielle de leur dette (passée de 84 % du PIB en 2001 à 49 % en 2018), qui ont permis aux pays les plus pauvres de la planète de dégager des ressources financières pour investir dans les infrastructures et l’éducation. Le taux de personnes ayant accès à l’électricité y est passé de 30 % à 53 % depuis le début du siècle, tandis que celui de la scolarisation dans l’enseignement secondaire y a été multiplié par deux, de 24 % à 47 %. A cela s’est ajoutée une meilleure intégration au commerce mondial grâce à des accords – encore un horrible mot – de libre-échange régionaux, comme celui de 2009 entre l’Inde et l’Asean, dont ont rapidement profité le Bhoutan et le Bangladesh, ou celui signé en 2014 par la Moldavie avec l’Union européenne.Le Prix Nobel d’économie Amartya Sen a montré que les famines contemporaines résultaient moins d’un manque de nourriture que de dysfonctionnements d’origine politique dans la distribution de celle-ci. Il en va de même pour la persistance de la grande pauvreté, dans un nombre heureusement de plus en plus restreint de pays : elle s’explique beaucoup moins par un déficit structurel de ressources naturelles et humaines que par l’impéritie gestionnaire de gouvernements corrompus et bellicistes. Quitte à passer pour un illuminé complet en ces temps de catastrophisme ambiant, c’est une raison supplémentaire de se montrer optimiste sur la marche du monde§
https://www.lepoint.fr/editos-du-point/ ... -2321325_3
Pierre-Antoine Delhommais - Le recul de la misère ne fait pas le buzz !
Une étude de la Banque mondiale montre que le nombre de pays très pauvres a été divisé par deux depuis le début du siècle. par Pierre-Antoine Delhommais
Publié le 27/06/2019 à 09:00 | Le Point
Pierre-Antoine Delhommais - Le recul de la misere ne fait pas le buzz !
«L e bruit ne fait pas de bien et le bien ne fait pas de bruit. » Il suffit de zapper d’une chaîne d’information en continu à une autre pour comprendre la pertinence intacte, quatre siècles plus tard, de cette maxime de François de Sales, saint patron des journalistes. Ces derniers ont compris le risque de faire fuir le téléspectateur en relayant les bonnes nouvelles, qui ne font pas de buzz et encore moins d’audience.
Selon une récente étude de la Banque mondiale, publiée dans l’indifférence générale, le nombre de pays très pauvres, officiellement et pudiquement désignés pays « à faible revenu », c’est-à-dire inférieur en moyenne à 995 dollars annuels par habitant, a été divisé par près de deux depuis le début du XXIe siècle. On en comptait 64 en 2001 (le seuil retenu était alors de 755 dollars), mais plus que 34 en 2019.
Parmi les promus ayant accédé à la division supérieure des pays « à revenu intermédiaire » se trouvent quelques géants démographiques : l’Indonésie, où le PIB par habitant est passé de 580 à 3 540 dollars, le Nigeria (de 310 à 2 080 dollars), le Pakistan (de 470 à 1 580 dollars), le Vietnam (de 370 à 2 170 dollars) et surtout l’Inde (de 450 à 1 820 dollars). Ces cinq pays totalisant à eux seuls plus de 2 milliards d’habitants, cela explique cette autre statistique aussi impressionnante que réconfortante relevée par la Banque mondiale : les pays « à faible revenu » représentaient 40,9 % de la population de la planète en 2001, ils ne sont plus que 9,4 % aujourd’hui.
Les pays pauvres ayant connu les plus spectaculaires élévations de leur niveau de vie se situent dans toutes les régions du monde. L’Angola a vu son revenu par habitant être multiplié par quinze en à peine vingt ans (de 220 à 3 330 dollars), la Mongolie par neuf (de 350 à 3 290 dollars), le Laos par huit (de 280 à 2 270 dollars), le Soudan par sept (de 330 à 2 380 dollars), la Moldavie par six (de 370 à 2 180 dollars) et le Nicaragua par cinq (de 430 à 2 130 dollars).
Croissance et mondialisation. A l’origine de cette diminution à un rythme inédit de la misère sur Terre, deux mots qu’on n’ose presque plus prononcer en France en public de peur d’être accusé de crimes contre la patrie et l’écologie : la croissance et la mondialisation. Les 64 pays « à faible revenu » recensés en 2001 ont enregistré en moyenne une hausse annuelle de leur PIB de 5,3 %, bien supérieure à celle de 1,6 % observée durant la décennie 1990, nettement supérieure aussi aux 3,6 % dans les autres pays émergents.
Les experts de la Banque mondiale mettent en avant plusieurs facteurs pour expliquer cette forte et rapide expansion : la hausse du prix des matières premières grâce à la demande en provenance des pays industrialisés ; les programmes d’annulation partielle de leur dette (passée de 84 % du PIB en 2001 à 49 % en 2018), qui ont permis aux pays les plus pauvres de la planète de dégager des ressources financières pour investir dans les infrastructures et l’éducation. Le taux de personnes ayant accès à l’électricité y est passé de 30 % à 53 % depuis le début du siècle, tandis que celui de la scolarisation dans l’enseignement secondaire y a été multiplié par deux, de 24 % à 47 %. A cela s’est ajoutée une meilleure intégration au commerce mondial grâce à des accords – encore un horrible mot – de libre-échange régionaux, comme celui de 2009 entre l’Inde et l’Asean, dont ont rapidement profité le Bhoutan et le Bangladesh, ou celui signé en 2014 par la Moldavie avec l’Union européenne.Le Prix Nobel d’économie Amartya Sen a montré que les famines contemporaines résultaient moins d’un manque de nourriture que de dysfonctionnements d’origine politique dans la distribution de celle-ci. Il en va de même pour la persistance de la grande pauvreté, dans un nombre heureusement de plus en plus restreint de pays : elle s’explique beaucoup moins par un déficit structurel de ressources naturelles et humaines que par l’impéritie gestionnaire de gouvernements corrompus et bellicistes. Quitte à passer pour un illuminé complet en ces temps de catastrophisme ambiant, c’est une raison supplémentaire de se montrer optimiste sur la marche du monde§