La désunion de l'union européenne en marche
Posté : 01 juillet 2019 17:17
bonjour
https://www.liberation.fr/planete/2019/ ... ec_1737269
Malgré des négociations entamées dimanche, les dirigeants des Etats européens ne sont pas parvenus à s'accorder sur le nom du successeur de Jean-Claude Juncker. De nouvelles discussions auront lieu mardi matin.
Présidence de la Commission européenne : au bout de la nuit, l'échec
Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont négocié toute la nuit de dimanche à ce lundi, en vain. Ils se sont séparés à midi sans parvenir à un accord sur le nom de celui qui devra succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, alors qu’ils alignent déjà deux sommets de rang sur le sujet, les 28 mai et 20 juin. Ils se retrouveront mardi matin à Bruxelles pour essayer d’accoucher d’un compromis avant la session constitutive du nouveau Parlement qui aura lieu mardi et mercredi à Strasbourg.
Ce n’est pas la première fois que les Européens doivent s’y reprendre à plusieurs fois pour désigner les patrons des différentes institutions : cela a notamment été le cas en 1995, en 2004 et en 2014. Et plus le nombre de pays et de postes augmente, plus l’équation se complique. Pourtant, en marge du G20 d’Osaka de la fin de semaine dernière, Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui s’affrontaient jusque-là, sont parvenus à s’entendre. La chancelière allemande a suggéré de nommer le Néerlandais Frans Timmermans, actuel vice-président de la Commission chargé de l’Etat de droit et surtout tête de liste des socialistes européens, président de l’exécutif européen. Autrement dit, elle a renoncé à revendiquer ce poste pour les conservateurs du PPE qui considéraient pourtant qu’il leur revenait de droit puisqu’ils ont obtenu une majorité relative lors des élections européennes du 26 mai. Mais, faute d’une majorité qualifiée au sein du Conseil européen (55% des Etats représentants 65% de la population) et d’une majorité absolue au Parlement, les groupes socialistes, centriste de Renouveler l’Europe et Vert refusant de voter en sa faveur, la candidature du Bavarois Manfred Weber, président du groupe PPE, n’a plus aucune chance d’aboutir.
La France, en particulier, estime que l’homme n’a pas la carrure suffisante pour occuper un tel poste, puisqu’il n’a jamais exercé la moindre fonction ministérielle et qu’il ne parle pas français. En outre, Paris, comme d’autres capitales, estime que les Allemands sont actuellement surreprésentés au sein des institutions communautaires et qu’il n’est pas nécessaire d’accroître leur influence. Enfin, nommer un PPE, marqué très à droite qui plus est, Weber étant membre de la CSU bavaroise, serait ne pas «tenir compte» du résultat des élections, comme l’exigent les traités : certes, les conservateurs sont arrivés en tête, mais ils perdent 36 sièges par rapport à 2014 et ils ne sont victorieux que dans 14 pays sur 28 et dans un seul grand pays, l’Allemagne. Partout ailleurs, on a assisté à une percée des libéraux, des centristes et des verts, ce qui a rendu numériquement impossible la reconduction de la coalition PPE-socialiste au sein du Parlement qui, depuis 1984, permettait de se répartir les postes… Bref Quelque soit l'accord possible ce mardi
https://www.liberation.fr/planete/2019/ ... ec_1737269
Malgré des négociations entamées dimanche, les dirigeants des Etats européens ne sont pas parvenus à s'accorder sur le nom du successeur de Jean-Claude Juncker. De nouvelles discussions auront lieu mardi matin.
Présidence de la Commission européenne : au bout de la nuit, l'échec
Les 28 chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont négocié toute la nuit de dimanche à ce lundi, en vain. Ils se sont séparés à midi sans parvenir à un accord sur le nom de celui qui devra succéder à Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne, alors qu’ils alignent déjà deux sommets de rang sur le sujet, les 28 mai et 20 juin. Ils se retrouveront mardi matin à Bruxelles pour essayer d’accoucher d’un compromis avant la session constitutive du nouveau Parlement qui aura lieu mardi et mercredi à Strasbourg.
Ce n’est pas la première fois que les Européens doivent s’y reprendre à plusieurs fois pour désigner les patrons des différentes institutions : cela a notamment été le cas en 1995, en 2004 et en 2014. Et plus le nombre de pays et de postes augmente, plus l’équation se complique. Pourtant, en marge du G20 d’Osaka de la fin de semaine dernière, Angela Merkel et Emmanuel Macron, qui s’affrontaient jusque-là, sont parvenus à s’entendre. La chancelière allemande a suggéré de nommer le Néerlandais Frans Timmermans, actuel vice-président de la Commission chargé de l’Etat de droit et surtout tête de liste des socialistes européens, président de l’exécutif européen. Autrement dit, elle a renoncé à revendiquer ce poste pour les conservateurs du PPE qui considéraient pourtant qu’il leur revenait de droit puisqu’ils ont obtenu une majorité relative lors des élections européennes du 26 mai. Mais, faute d’une majorité qualifiée au sein du Conseil européen (55% des Etats représentants 65% de la population) et d’une majorité absolue au Parlement, les groupes socialistes, centriste de Renouveler l’Europe et Vert refusant de voter en sa faveur, la candidature du Bavarois Manfred Weber, président du groupe PPE, n’a plus aucune chance d’aboutir.
La France, en particulier, estime que l’homme n’a pas la carrure suffisante pour occuper un tel poste, puisqu’il n’a jamais exercé la moindre fonction ministérielle et qu’il ne parle pas français. En outre, Paris, comme d’autres capitales, estime que les Allemands sont actuellement surreprésentés au sein des institutions communautaires et qu’il n’est pas nécessaire d’accroître leur influence. Enfin, nommer un PPE, marqué très à droite qui plus est, Weber étant membre de la CSU bavaroise, serait ne pas «tenir compte» du résultat des élections, comme l’exigent les traités : certes, les conservateurs sont arrivés en tête, mais ils perdent 36 sièges par rapport à 2014 et ils ne sont victorieux que dans 14 pays sur 28 et dans un seul grand pays, l’Allemagne. Partout ailleurs, on a assisté à une percée des libéraux, des centristes et des verts, ce qui a rendu numériquement impossible la reconduction de la coalition PPE-socialiste au sein du Parlement qui, depuis 1984, permettait de se répartir les postes… Bref Quelque soit l'accord possible ce mardi