Pleynel le Fouquier Tinville version réseaux sociaux
Posté : 17 août 2019 16:05
l' avantage du systéme : on tue sans laisser de cadavre
https://www.lepoint.fr/debats/begle-les ... 6790#xtor=
Béglé - Les conséquences de l'affaire Sarkozy-Libye-Mediapart
PARTI PRIS. L'enquête sur le prétendu financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy est dans une impasse. Mais ses dégâts politiques sont considérables. Par Jérôme Béglé
Avec l'affaire du prétendu financement libyen de sa camapgne de 2007, l'ancien président Nicolas Sarkozy a-t-il été victime d'une machination politique ?
© Estelle Ruiz / NurPhoto
Tout semblait clair : le colonel Khadafi avait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Un document (accablant, bien sûr) signé de trois hauts dignitaires libyens prouvait qu'une telle somme avait été donnée à l'ancien président. Un intermédiaire véreux, Ziad Takieddine, affirmait avoir lui-même transporté des valises. Et le site Mediapart publiait semaine après semaine des témoignages plus ou moins convaincants sur ce « casse du siècle ». Peu importe que puis vingt ans Takieddine mente comme il respire, que les trois signataires des faux documents aient contesté la véracité et même l'authenticité de leurs paraphes,et peu importe enfin que l'on n'ait pas trouvé trace de cette faramineuse somme d'argent. Ni coupures ni virement. Comme si, arrivé en France, l'argent s'était volatilisé. Mediapart continuait de quart de scoop en quart de (faux) scoop d'accréditer l'idée selon laquelle l'ancien président était un vendu, un corrompu, bref, un sale type.
Mais l'été semble avoir eu raison de cette version. Depuis juillet, les révélations du Journal du dimanche mettent à mal cette version des choses. Un collaborateur de Takieddine affirme que le document accusateur a été fabriqué de toutes pièces, qu'il a vu son patron le brûler après qu'une copie ait été révélée par Mediapart et qu'il l'a entendu dire au soir de l'élection de François Hollande en 2012 qu'il avait eu la peau du leader de la droite. Parmi les pseudo preuves accablantes, on découvrait qu'un ancien Premier ministre de Khadafi était revenu sur ses accusations et que, finalement, la traduction d'un document également accusatoire était très litigieuse, pour ne pas dire totalement fausse.
Retrouvez notre entretien-fleuve avec l'ancien président : « EXCLUSIF. Nicolas Sarkozy : Entre la France et moi, ce ne sera jamais fini… »
Un scandale démocratique ?
Si le vote des Français a été orienté ou perturbé par l'avalanche d'accusations qui frappaient l'un des candidats, il ne s'agit pas seulement d'un probable et inutile acharnement judiciaire, mais plus certainement d'un scandale démocratique. Le document libyen – très probablement faux – est apparu comme par enchantement dans l'entre-deux-tours de la présidentielle de 2012. Et le témoignage de plus en plus douteux de Takieddine a été rendu public pendant les primaires de la droite et du centre de 2016. Soit chaque fois que Nicolas Sarkozy était en campagne. Avouez que la coïncidence est troublante… Il ne nous appartient pas de trancher une affaire compliquée, abracadabrantesque, et aux multiples ramifications, mais de s'étonner que la justice ne mette pas plus de zèle à démêler le bon grain de l'ivraie. S'il y a eu des faux, par qui ont-ils été fabriqués ? Mediapart s'en est-il servi en connaissance de cause ?Pourquoi a-t-on accordé autant d'importance aux témoignages de Takieddine qui est réputé pour dire tout et le contraire de tout ? Et pourquoi le juge Tournaire, en charge de l'affaire, est-il si prompt à verser des pièces à charge contre son célèbre accusé alors qu'il tarde à intégrer celles qui le dédouaneraient… Ce même juge Tournaire a-t-il passé, comme le dit le JDD, un accord avec Abdallah Senoussi, chef des services secrets libyens et beau-frère de Khadafi, en lui promettant la mansuétude de la France dans d'autres affaires s'il chargeait l'ancien président ? Autant de questions essentielles qui mettent en cause le bon fonctionnement de notre démocratie et qui ne pourront pas rester longtemps sans réponse…
Lire aussi Affaire libyenne : l'accusateur de Sarkozy a-t-il eu un traitement de faveur ?
https://www.lepoint.fr/debats/begle-les ... 6790#xtor=
Béglé - Les conséquences de l'affaire Sarkozy-Libye-Mediapart
PARTI PRIS. L'enquête sur le prétendu financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy est dans une impasse. Mais ses dégâts politiques sont considérables. Par Jérôme Béglé
Avec l'affaire du prétendu financement libyen de sa camapgne de 2007, l'ancien président Nicolas Sarkozy a-t-il été victime d'une machination politique ?
© Estelle Ruiz / NurPhoto
Tout semblait clair : le colonel Khadafi avait financé à hauteur de 50 millions d'euros la campagne de 2007 de Nicolas Sarkozy. Un document (accablant, bien sûr) signé de trois hauts dignitaires libyens prouvait qu'une telle somme avait été donnée à l'ancien président. Un intermédiaire véreux, Ziad Takieddine, affirmait avoir lui-même transporté des valises. Et le site Mediapart publiait semaine après semaine des témoignages plus ou moins convaincants sur ce « casse du siècle ». Peu importe que puis vingt ans Takieddine mente comme il respire, que les trois signataires des faux documents aient contesté la véracité et même l'authenticité de leurs paraphes,et peu importe enfin que l'on n'ait pas trouvé trace de cette faramineuse somme d'argent. Ni coupures ni virement. Comme si, arrivé en France, l'argent s'était volatilisé. Mediapart continuait de quart de scoop en quart de (faux) scoop d'accréditer l'idée selon laquelle l'ancien président était un vendu, un corrompu, bref, un sale type.
Mais l'été semble avoir eu raison de cette version. Depuis juillet, les révélations du Journal du dimanche mettent à mal cette version des choses. Un collaborateur de Takieddine affirme que le document accusateur a été fabriqué de toutes pièces, qu'il a vu son patron le brûler après qu'une copie ait été révélée par Mediapart et qu'il l'a entendu dire au soir de l'élection de François Hollande en 2012 qu'il avait eu la peau du leader de la droite. Parmi les pseudo preuves accablantes, on découvrait qu'un ancien Premier ministre de Khadafi était revenu sur ses accusations et que, finalement, la traduction d'un document également accusatoire était très litigieuse, pour ne pas dire totalement fausse.
Retrouvez notre entretien-fleuve avec l'ancien président : « EXCLUSIF. Nicolas Sarkozy : Entre la France et moi, ce ne sera jamais fini… »
Un scandale démocratique ?
Si le vote des Français a été orienté ou perturbé par l'avalanche d'accusations qui frappaient l'un des candidats, il ne s'agit pas seulement d'un probable et inutile acharnement judiciaire, mais plus certainement d'un scandale démocratique. Le document libyen – très probablement faux – est apparu comme par enchantement dans l'entre-deux-tours de la présidentielle de 2012. Et le témoignage de plus en plus douteux de Takieddine a été rendu public pendant les primaires de la droite et du centre de 2016. Soit chaque fois que Nicolas Sarkozy était en campagne. Avouez que la coïncidence est troublante… Il ne nous appartient pas de trancher une affaire compliquée, abracadabrantesque, et aux multiples ramifications, mais de s'étonner que la justice ne mette pas plus de zèle à démêler le bon grain de l'ivraie. S'il y a eu des faux, par qui ont-ils été fabriqués ? Mediapart s'en est-il servi en connaissance de cause ?Pourquoi a-t-on accordé autant d'importance aux témoignages de Takieddine qui est réputé pour dire tout et le contraire de tout ? Et pourquoi le juge Tournaire, en charge de l'affaire, est-il si prompt à verser des pièces à charge contre son célèbre accusé alors qu'il tarde à intégrer celles qui le dédouaneraient… Ce même juge Tournaire a-t-il passé, comme le dit le JDD, un accord avec Abdallah Senoussi, chef des services secrets libyens et beau-frère de Khadafi, en lui promettant la mansuétude de la France dans d'autres affaires s'il chargeait l'ancien président ? Autant de questions essentielles qui mettent en cause le bon fonctionnement de notre démocratie et qui ne pourront pas rester longtemps sans réponse…
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