Les CRIF, CCIF, CRAN : la France des communautés
Posté : 20 octobre 2019 16:14
On parle beaucoup depuis quelques années de la France qui se morcellerait en communautés.
Et celle dont on nous parle énormément, et pas toujours pour de mauvaises raisons, c'est la communauté musulmane. Comme de nombreuses communautés, les musulmans de France ont leur organe représentatif, le CFCM, comme les noirs ont le leur, le CRAN. Les musulmans ont également plusieurs associations qui sont censées les aider en cas d'ostracisme, insulte, agression, etc., dont l'une qui fait beaucoup parler, c'est le CCIF, lequel lutte principalement contre l'islamophobie, quand on ne le soupçonne pas de provocations.
Mais il y a une communauté que l'on oublie souvent car ses membres sont d'un naturel plutôt discret (ce qui au regard de l'histoire peut se comprendre), c'est la communauté juive. Comme les musulmans, elle a sa représentation communautaire nationale, à savoir, le CRIF. Mais le CRIF a une particularité bien spécifique qui dépasse les frontières hexagonales, c'est celle de faire la chasse à toute personne qui pourrait nuire à l'état d'Israël, ce qui n'est pas vraiment ce qu'on entend dans l'acronyme CRIF.
On passera sous silence la mise au ban de Dieudonné pour un mauvais sketch puis tombé dans le délire paranoïaque depuis. On ne parlera pas non plus des vives critiques dont avait fait l'objet le géopolitologue Pascal Boniface (et sa prise à partie virulente en Israël) parce qu'il avait osé critiquer la politique de l'état hébreu. Et on taira pas non plus le flot de critiques et les menaces dont a fait l'objet ce journaliste franço-israélien en poste là-bas, Charles Enderlin, parce qu'il avait lui aussi critiqué les méthodes d’Israël.
Et l'un des derniers à en avoir fait les frais en France, c'est un dénommé William Tchahama, candidat LREM aux prochaines municipales. Lui s'est vu carrément retirer sa candidature par la LRM à la suite d'une plainte du CRIF car il avait osé appeler au boycott des produits israéliens. Bon après, c'est vrai que c'est interdit. Dont acte. Mais pour autant...
"Si la commission nationale d’investiture s’est révélée avare en détails quant à ce retrait forcé. Il serait dû à un tweet appelant au boycott d’Israël. Un retrait d’investiture réclamé par le Crif. C’est le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui a pointé du doigt ce tweet, le 12 mai 2017, et qui a appelé au retrait de William Tchamaha."
http://www.crif.org/fr/revuedepresse/fr ... andidature
Ce n'est pas le seul à avoir subi les foudres du CRIF, "Le 23 février dernier [NDR : 2017], Christian Gérin, producteur d'émissions télévisées, déclarait ainsi à propos du dîner annuel du Crif : "À quand la séparation du CRIF et de l'Etat ?". Des propos que le président du Crif jugeait antisémite car pour lui, derrière le "Crif", ce sont les "juifs" qui étaient sous-entendu."
Ce qui est amusant, façon de parler, c'est dans un cas, Tchamaha, on l'accuse d’antisionisme pour demander sa tête, et dans l'autre, Gérin, il est question cette fois d’antisémitisme.
Bref, tout ceci pour montrer que le CRIF a bien plus de puissance et de pouvoir de nuisance que peut en avoir la moindre association représentative communautaire ou cultuelle de toute autre communauté puisque lui, le CRIF, qui ne représenterait que 20% des français juifs, réussi à évincer des candidats aux législatives et n'hésite pas à traîner dans la boue, quand ce n'est pas au tribunal, quiconque oserait émettre la moindre réserve sur la politique israélienne un tant soit peu véhémente.
Pourtant que de monde aux dîners annuels du CRIF. Et pas que des coupeurs de citrons.
Et celle dont on nous parle énormément, et pas toujours pour de mauvaises raisons, c'est la communauté musulmane. Comme de nombreuses communautés, les musulmans de France ont leur organe représentatif, le CFCM, comme les noirs ont le leur, le CRAN. Les musulmans ont également plusieurs associations qui sont censées les aider en cas d'ostracisme, insulte, agression, etc., dont l'une qui fait beaucoup parler, c'est le CCIF, lequel lutte principalement contre l'islamophobie, quand on ne le soupçonne pas de provocations.
Mais il y a une communauté que l'on oublie souvent car ses membres sont d'un naturel plutôt discret (ce qui au regard de l'histoire peut se comprendre), c'est la communauté juive. Comme les musulmans, elle a sa représentation communautaire nationale, à savoir, le CRIF. Mais le CRIF a une particularité bien spécifique qui dépasse les frontières hexagonales, c'est celle de faire la chasse à toute personne qui pourrait nuire à l'état d'Israël, ce qui n'est pas vraiment ce qu'on entend dans l'acronyme CRIF.
On passera sous silence la mise au ban de Dieudonné pour un mauvais sketch puis tombé dans le délire paranoïaque depuis. On ne parlera pas non plus des vives critiques dont avait fait l'objet le géopolitologue Pascal Boniface (et sa prise à partie virulente en Israël) parce qu'il avait osé critiquer la politique de l'état hébreu. Et on taira pas non plus le flot de critiques et les menaces dont a fait l'objet ce journaliste franço-israélien en poste là-bas, Charles Enderlin, parce qu'il avait lui aussi critiqué les méthodes d’Israël.
Et l'un des derniers à en avoir fait les frais en France, c'est un dénommé William Tchahama, candidat LREM aux prochaines municipales. Lui s'est vu carrément retirer sa candidature par la LRM à la suite d'une plainte du CRIF car il avait osé appeler au boycott des produits israéliens. Bon après, c'est vrai que c'est interdit. Dont acte. Mais pour autant...
"Si la commission nationale d’investiture s’est révélée avare en détails quant à ce retrait forcé. Il serait dû à un tweet appelant au boycott d’Israël. Un retrait d’investiture réclamé par le Crif. C’est le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) qui a pointé du doigt ce tweet, le 12 mai 2017, et qui a appelé au retrait de William Tchamaha."
http://www.crif.org/fr/revuedepresse/fr ... andidature
Ce n'est pas le seul à avoir subi les foudres du CRIF, "Le 23 février dernier [NDR : 2017], Christian Gérin, producteur d'émissions télévisées, déclarait ainsi à propos du dîner annuel du Crif : "À quand la séparation du CRIF et de l'Etat ?". Des propos que le président du Crif jugeait antisémite car pour lui, derrière le "Crif", ce sont les "juifs" qui étaient sous-entendu."
Ce qui est amusant, façon de parler, c'est dans un cas, Tchamaha, on l'accuse d’antisionisme pour demander sa tête, et dans l'autre, Gérin, il est question cette fois d’antisémitisme.
Bref, tout ceci pour montrer que le CRIF a bien plus de puissance et de pouvoir de nuisance que peut en avoir la moindre association représentative communautaire ou cultuelle de toute autre communauté puisque lui, le CRIF, qui ne représenterait que 20% des français juifs, réussi à évincer des candidats aux législatives et n'hésite pas à traîner dans la boue, quand ce n'est pas au tribunal, quiconque oserait émettre la moindre réserve sur la politique israélienne un tant soit peu véhémente.
Pourtant que de monde aux dîners annuels du CRIF. Et pas que des coupeurs de citrons.