vague de départs « non souhaités » a l'armée
Posté : 26 octobre 2019 15:42
L’armée de l’Air va-t-elle se remettre des suppressions de postes qu’elle a dû subir entre 2008 et 2016? Pour rappel, durant cette période, elle a du fermer 17 bases aériennes, réduit le nombre de ses commandement ainsi que le format de son aviation de chasse… Et voir partir dans le civil 18.400 aviateurs, soit 30% de ses effectifs.
Dans le même temps, le rythme opérationnel n’a pas faibli… Bien au contraire. D’où le cercle vicieux dont l’armée de l’Air peine à se dépêtrer, ses spécialistes étant tenté par une carrière plus rémunératrice et surtout moins contraignante dans le secteur privé.
« Nous faisons […] face à une recrudescence de départs non souhaités, dont le nombre a doublé depuis 2015. Cela peut s’expliquer par des surcharges de travail, des absences prolongées du domicile dues aux sous-effectifs et aux multiples engagements, ainsi que par des aspirations différentes des nouvelles générations, plus volatiles. Il est donc impératif de trouver des leviers de fidélisation », a ainsi affirmé le général Philippe Lavigne, le chef d’état-major de l’armée de l’Air, lors de son dernier passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale.
Qui plus est, dans le cadre de la Loi de programmation militaire [LPM] actuellement en vigueur, l’armée de l’Air doit bénéficier de 1.246 postes supplémentaires [dont 99 pour la seule année 2020]. Or, selon le général Lavigne, il en aurait fallu 3.000 « afin d’absorber l’apparition de nouveaux métiers », notamment les domaines du cyber et de l’espace.
Aussi, les ressources humaines sont l’une des cinq priorités énoncées par le général Lavigne. « Il nous faudra aussi continuer de disposer d’hommes et de femmes formés, en nombre nécessaire et suffisant, et parvenir à les fidéliser », a-t-il dit.