Retraite 2020 : les régimes particuliers en grande forme
Posté : 27 décembre 2019 11:22
J'ouvre ce nouveau fil sur la réforme des retraites, l'autre étant verrouillé (pitié fonckie, non !).
Donc la réforme des retraites, laquelle n'est toujours pas arrêtée ni figée ni gravée dans le marbre malgré les émois de certains qui se voient déjà digérés alors que le repas n'en est qu'à l'apéro-cacahuètes, subit déjà des tas de révisions.
La première d'entre elles concerne les policiers à qui on a plus ou moins maintenu le régime particulier, y compris à ceux qui auraient plutôt un emploi des plus administratifs. Ce dernier point étant à confirmer cependant, car si c'est vraiment le cas, c'est un foutage de gueule magistral. Attention néanmoins, les flics ont un oeil sur les gendarmes et ne laisseront pas iceux bénéficier d'avantages qu'on leur refusera.
Viennent ensuite les chauffeurs PL que le Gvt a vite fait rentrer dans le rang quand eux aussi ont menacé de sortir les 44T pour les mettre en travers des voies et autres dépôts pétroliers. Finalement les routiers ont obtenu le maintien de la possibilité de partir à la retraite à 57 ans, comme avant en fait. Faut dire que niveau pénibilité, c’est autre chose que conduire un RER de banlieue…
Les personnels de l'aérien ont eux aussi réussi à sauver leurs culs et sont rentrés au bercail satisfaits car entendus. Ils demandaient le maintien de leur droit à partir plus tôt à la retraite : 55 ans (ou 60, les sources divergent) pour les hôtesses et stewards et 60 pour les pilotes. Ils ont eux aussi été entendus, sont en phase de réflexion, et ont rangé slogans et chaussures de marche.
https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 12666.html
Il y a aussi des discussions en cours avec les contrôleurs aériens qui dépendent eux du Ministère des transports, l’Aviation Civile notamment. Aux dernières nouvelles, ils ne devraient pas y perdre trop eux non plus.
« Ouverture des droits à 52 ans, âge pivot fixé autour de 56 ans : à l'issue de la réforme des retraites, les aiguilleurs du ciel devraient conserver certains avantages liés à la spécificité de leur métier. Une grève massive n'est pas à l'ordre du jour, tandis que les négociations avec le gouvernement se poursuivent. »
https://www.lesechos.fr/economie-france ... us-1158636
A La RATP et à la SNCF, c'est carrément les direction et les syndicats maison qui sont en train de préparer des nouveaux arrangements au sein de la boîte afin de contourner la réforme en cours et faire en sorte de calmer la grogne sans trop y laisser de plumes, et ceci sous le regard bienveillant du Gvt. Pour le moment, les négociations sont au point mort...
https://www.liberation.fr/france/2019/1 ... ce_1771060
On terminera par les sénateurs qui ne semblent guère pressés eux non plus de revenir sur leur système malgré les appels du pied du Gvt à réformer. Gérard Larcher, le sénateur-type de l'imagerie populaire, a déclaré qu'une fois la réforme des retraites votée, un groupe de travail serait mis en place afin de faire évoluer leur régime si particulier... Un sénateur ne cotise qu'à hauteur de 12% pour sa contribution retraite et a droit après 6 ans de mandat à 2190€/mois alors qu'un député n'a droit lui qu'à 625€. (Le Canard du 24/12)
Comme on le voit, de nombreuses branches sont passées et passeront à travers les mailles de la réforme de la retraite à points et certaines ont conservé certains avantages de leurs régimes particuliers (on ne dit plus spéciaux, on dit particuliers).
Nous verrons ce qu'il en sera exactement à la reprise des discussions en janvier, mais il y a de fortes chances pour que cette réforme ne repose une fois encore et pour beaucoup que sur les salariés du privé, et sur une partie de la FP qui n'aura pas en ses rangs ou le nombre ou les capacités de nuisance des syndicats maison.
Pour le moment, vu le bordel que cela promet, c'est la trêve des confuseurs... Plus ou moins.
Fil rédigé sans trucages.
Donc la réforme des retraites, laquelle n'est toujours pas arrêtée ni figée ni gravée dans le marbre malgré les émois de certains qui se voient déjà digérés alors que le repas n'en est qu'à l'apéro-cacahuètes, subit déjà des tas de révisions.
La première d'entre elles concerne les policiers à qui on a plus ou moins maintenu le régime particulier, y compris à ceux qui auraient plutôt un emploi des plus administratifs. Ce dernier point étant à confirmer cependant, car si c'est vraiment le cas, c'est un foutage de gueule magistral. Attention néanmoins, les flics ont un oeil sur les gendarmes et ne laisseront pas iceux bénéficier d'avantages qu'on leur refusera.
Viennent ensuite les chauffeurs PL que le Gvt a vite fait rentrer dans le rang quand eux aussi ont menacé de sortir les 44T pour les mettre en travers des voies et autres dépôts pétroliers. Finalement les routiers ont obtenu le maintien de la possibilité de partir à la retraite à 57 ans, comme avant en fait. Faut dire que niveau pénibilité, c’est autre chose que conduire un RER de banlieue…
Les personnels de l'aérien ont eux aussi réussi à sauver leurs culs et sont rentrés au bercail satisfaits car entendus. Ils demandaient le maintien de leur droit à partir plus tôt à la retraite : 55 ans (ou 60, les sources divergent) pour les hôtesses et stewards et 60 pour les pilotes. Ils ont eux aussi été entendus, sont en phase de réflexion, et ont rangé slogans et chaussures de marche.
https://www.lexpress.fr/actualite/socie ... 12666.html
Il y a aussi des discussions en cours avec les contrôleurs aériens qui dépendent eux du Ministère des transports, l’Aviation Civile notamment. Aux dernières nouvelles, ils ne devraient pas y perdre trop eux non plus.
« Ouverture des droits à 52 ans, âge pivot fixé autour de 56 ans : à l'issue de la réforme des retraites, les aiguilleurs du ciel devraient conserver certains avantages liés à la spécificité de leur métier. Une grève massive n'est pas à l'ordre du jour, tandis que les négociations avec le gouvernement se poursuivent. »
https://www.lesechos.fr/economie-france ... us-1158636
A La RATP et à la SNCF, c'est carrément les direction et les syndicats maison qui sont en train de préparer des nouveaux arrangements au sein de la boîte afin de contourner la réforme en cours et faire en sorte de calmer la grogne sans trop y laisser de plumes, et ceci sous le regard bienveillant du Gvt. Pour le moment, les négociations sont au point mort...
https://www.liberation.fr/france/2019/1 ... ce_1771060
On terminera par les sénateurs qui ne semblent guère pressés eux non plus de revenir sur leur système malgré les appels du pied du Gvt à réformer. Gérard Larcher, le sénateur-type de l'imagerie populaire, a déclaré qu'une fois la réforme des retraites votée, un groupe de travail serait mis en place afin de faire évoluer leur régime si particulier... Un sénateur ne cotise qu'à hauteur de 12% pour sa contribution retraite et a droit après 6 ans de mandat à 2190€/mois alors qu'un député n'a droit lui qu'à 625€. (Le Canard du 24/12)
Comme on le voit, de nombreuses branches sont passées et passeront à travers les mailles de la réforme de la retraite à points et certaines ont conservé certains avantages de leurs régimes particuliers (on ne dit plus spéciaux, on dit particuliers).
Nous verrons ce qu'il en sera exactement à la reprise des discussions en janvier, mais il y a de fortes chances pour que cette réforme ne repose une fois encore et pour beaucoup que sur les salariés du privé, et sur une partie de la FP qui n'aura pas en ses rangs ou le nombre ou les capacités de nuisance des syndicats maison.
Pour le moment, vu le bordel que cela promet, c'est la trêve des confuseurs... Plus ou moins.
Fil rédigé sans trucages.