Le non-bio, une logique d'agriculture
Posté : 31 janvier 2020 17:32
Non, ce n'est pas le nouveau slogan de la FNSEA, même si ça pourrait y ressembler. C'est juste le constat que l'on peut faire à la lecture de deux articles du Canard enchaîné qui mettent bien à mal ce "ripolinage" en règle et en vert auquel on a eu le droit il y a peu de la part de nos pauvres productivistes syndicalistes, ces mal aimés de la France en plein verdissement.
On y apprend par un article du 15 janvier que, contrairement aux engagements qu’avait pris la France dans la réduction de l'usage des pesticides, leur usage aurait augmenté. E. Borne, ministre de l'Ecologie déclarait qu'"il fallait se rendre à l'évidence : la politique mise en œuvre depuis désormais dix ans ne produit pas les résultats espérés, dans le secteur agricole [...]". En effet, en un an à peine, soit entre 2017 et 2018, ce ne sont pas moins de 24% de plus d'achats de pesticides, herbicides et autres fongicides. Produits comme on le sait dangereux, cancérogènes, mutagènes, etc. Du bonheur à déguster avec modération, donc.
Nous n'oublierons pas que le fameux Grenelle avait promis pour 2018 une réduction de 50% de ces produits. On est à plus 25% en un an, qu'en déduire ?... Tout simplement que sous la pression de la FNSEA, le ministère de l’Agriculture, quel que soit le ministre, n'a jamais voulu imposer ni contraintes ni sanctions à un monde agricole tellement pénalisé déjà. Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul...
Le 22 janvier cette fois, un autre article nous révèle qu'une nouvelle molécule employée dans des produits de traitements serait encore plus nocive pour la nature et l'homme que ne le sont déjà celles contenues dans les produits actuels ! Merde alors, ça c'est ballot. "De paille", comme dirait Corvo, histoire de ne pas passer à côté de la blague... "A tabac", tant qu'à faire...
Cette nouvelle molécule, la SDHI, a pour rôle de supprimer les moisissures et autres champignons que les fongicides habituels ne vainquent plus. Le souci, c'est que plusieurs études lancées sur onze molécules par d’éminents chercheurs ont révélé, tests probants et publication scientifique à l'appui, la nocivité de ces molécules, ils ont même lancé des alertes en matière de santé publique auprès des organismes publics concernés, alertes restées sans suite. Cette SDHI serait plus dangereuse pour l'homme, les abeilles, le lombric et le vivant en général et devrait être interdite très rapidement, au nom du principe de précaution, réclament-ils. Mais comme vous le savez, le principe de précaution, il est à géométrie extrêmement variable. Alors, il est où le bonheur ?
Pour info : https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html
On y apprend par un article du 15 janvier que, contrairement aux engagements qu’avait pris la France dans la réduction de l'usage des pesticides, leur usage aurait augmenté. E. Borne, ministre de l'Ecologie déclarait qu'"il fallait se rendre à l'évidence : la politique mise en œuvre depuis désormais dix ans ne produit pas les résultats espérés, dans le secteur agricole [...]". En effet, en un an à peine, soit entre 2017 et 2018, ce ne sont pas moins de 24% de plus d'achats de pesticides, herbicides et autres fongicides. Produits comme on le sait dangereux, cancérogènes, mutagènes, etc. Du bonheur à déguster avec modération, donc.
Nous n'oublierons pas que le fameux Grenelle avait promis pour 2018 une réduction de 50% de ces produits. On est à plus 25% en un an, qu'en déduire ?... Tout simplement que sous la pression de la FNSEA, le ministère de l’Agriculture, quel que soit le ministre, n'a jamais voulu imposer ni contraintes ni sanctions à un monde agricole tellement pénalisé déjà. Mais comme un bonheur n’arrive jamais seul...
Le 22 janvier cette fois, un autre article nous révèle qu'une nouvelle molécule employée dans des produits de traitements serait encore plus nocive pour la nature et l'homme que ne le sont déjà celles contenues dans les produits actuels ! Merde alors, ça c'est ballot. "De paille", comme dirait Corvo, histoire de ne pas passer à côté de la blague... "A tabac", tant qu'à faire...
Cette nouvelle molécule, la SDHI, a pour rôle de supprimer les moisissures et autres champignons que les fongicides habituels ne vainquent plus. Le souci, c'est que plusieurs études lancées sur onze molécules par d’éminents chercheurs ont révélé, tests probants et publication scientifique à l'appui, la nocivité de ces molécules, ils ont même lancé des alertes en matière de santé publique auprès des organismes publics concernés, alertes restées sans suite. Cette SDHI serait plus dangereuse pour l'homme, les abeilles, le lombric et le vivant en général et devrait être interdite très rapidement, au nom du principe de précaution, réclament-ils. Mais comme vous le savez, le principe de précaution, il est à géométrie extrêmement variable. Alors, il est où le bonheur ?
Pour info : https://www.lemonde.fr/planete/article/ ... _3244.html