Seule, la France ne parvient pas à imposer la taxe GAFA sous la pression des USA
Posté : 04 février 2020 13:21
"La taxe GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple) a du plomb dans l’aile… Fin janvier, en marge du sommet économique de Davos (Suisse), la France, a proposé de suspendre pour 2020 le paiement des acomptes dus au titre de la « taxe sur les revenus numériques » adoptée le 11 juillet 2019 dernier par le parlement.
À en croire le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, cette taxe n’est pas définitivement enterrée : son application n’est que différée à décembre 2020. C’est en effet à cette échéance-là que les 137 pays qui négocient actuellement sous l’égide de l’OCDE en matière de fiscalité internationale espèrent trouver un « terrain d’entente ».
"Comment analyser ce qui s’apparente à une reculade de la France ? Cette mesure aurait en effet permis de récupérer environ 500 millions d’euros de recettes pour le fisc français tous les ans ? D’autant plus que les services de Bercy en avaient déjà collecté environ 280 à la fin novembre 2019 !
La première explication réside sans doute dans les pressions américaines. La taxe GAFA a encore dernièrement fait l’objet de nombreuses attaques frontales, notamment du président des États-Unis Donald Trump, lors du dernier Forum économique mondial de Davos.
Pouvoir de nuisance
Ce dernier, très remonté contre cette taxe, a formulé des menaces explicites de représailles commerciales sur les vins français, mais aussi sur les voitures en Allemagne ou le parmesan en Italie, deux pays qui envisageaient d’adopter une taxe similaire.
Face à ces intimidations, les alliés européens de la France ne montrent pas beaucoup d’enthousiasme pour affronter le président Trump… Ses partenaires ne montrent pas non plus une grande motivation pour affronter les entreprises concernées qui menacent de délocaliser leurs activités, de répercuter le montant de la taxe sur leur prix (comme Amazon), voire de contre-attaquer avec leur propre cryptomonnaie (à l’image du projet libra de Facebook, Booking et Uber réunis au sein de la Libra Association)."
https://theconversation.com/pourquoi-la ... afa-130553
À en croire le ministre de l’Économie et des Finances Bruno Le Maire, cette taxe n’est pas définitivement enterrée : son application n’est que différée à décembre 2020. C’est en effet à cette échéance-là que les 137 pays qui négocient actuellement sous l’égide de l’OCDE en matière de fiscalité internationale espèrent trouver un « terrain d’entente ».
"Comment analyser ce qui s’apparente à une reculade de la France ? Cette mesure aurait en effet permis de récupérer environ 500 millions d’euros de recettes pour le fisc français tous les ans ? D’autant plus que les services de Bercy en avaient déjà collecté environ 280 à la fin novembre 2019 !
La première explication réside sans doute dans les pressions américaines. La taxe GAFA a encore dernièrement fait l’objet de nombreuses attaques frontales, notamment du président des États-Unis Donald Trump, lors du dernier Forum économique mondial de Davos.
Pouvoir de nuisance
Ce dernier, très remonté contre cette taxe, a formulé des menaces explicites de représailles commerciales sur les vins français, mais aussi sur les voitures en Allemagne ou le parmesan en Italie, deux pays qui envisageaient d’adopter une taxe similaire.
Face à ces intimidations, les alliés européens de la France ne montrent pas beaucoup d’enthousiasme pour affronter le président Trump… Ses partenaires ne montrent pas non plus une grande motivation pour affronter les entreprises concernées qui menacent de délocaliser leurs activités, de répercuter le montant de la taxe sur leur prix (comme Amazon), voire de contre-attaquer avec leur propre cryptomonnaie (à l’image du projet libra de Facebook, Booking et Uber réunis au sein de la Libra Association)."
https://theconversation.com/pourquoi-la ... afa-130553