Page 1 sur 1
L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 20 février 2020 23:05
par crepenutella
https://www.lemonde.fr/societe/article/ ... _3224.html
"La pauvreté incite-t-elle à consommer davantage de médicaments opiacés ? Ou ces antalgiques entraînent-ils certains patients dans une spirale d’addiction et de déclin ? Pour la première fois, des économistes se sont penchés sur le cas de la France, et pour eux, dans l’Hexagone du moins, la première hypothèse est la bonne.
Lire aussi Antalgiques : les chiffres inquiétants de l’addiction aux opiacés en France
Selon leurs calculs, l’augmentation du taux de pauvreté de 1 % dans un département se traduit par une augmentation de 10 % de médicaments opiacés. Ces chercheurs de l’Université libre de Bruxelles (ULB) ont exploité les données de vente d’antalgiques en France entre 2008 et 2017 – jusque-là jamais traitées à l’échelle départementale – et plusieurs indicateurs socio-économiques : le taux de pauvreté (14 % en moyenne dans le pays), le taux de chômage, la densité de population ou le niveau d’éducation. Cette approche leur a permis d’étudier l’influence de ces différentes variables, et de comparer les départements entre eux.
« Morts de désespoir »
« Ce résultat valide l’hypothèse des “deaths of despair” [morts de désespoir] américains », commente Mathias Dewatripont, l’un des coauteurs de l’étude, qui n’a pas encore été publiée. Conceptualisée par le Prix Nobel d’économie Angus Deaton et sa consœur Anne Case, cette hypothèse explique la surmortalité liée aux drogues et aux médicaments par le blues de la « working class » américaine, prise au piège d’une économie en berne. Aux Etats-Unis, les antalgiques opiacés ont ainsi causé au moins 200 000 décès depuis 1999. Près de 100 milliards de comprimés ont été distribués pour la seule période 2006-2014."
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 15:35
par sofasurfer
Ce retour en force de opiacés est inquiétant. Pourtant l’héroïne était devenue une drogue ringarde, une came de clochard. C'est peut être lié a la chute du prix de ce produit, ou bien a une consommation différente ( en fumée et/ou mélangée). En tous les cas je n'ai pas croisé de personnes accrocs aux opiacés depuis des années...
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 15:49
par Fonck1
c'est plus facile de se défoncer que de bosser et de se dépasser.
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 16:06
par vivarais
Fonck1 a écrit : 21 février 2020 15:49
c'est plus facile de se défoncer que de bosser et de se dépasser.
là encore je sais que vous n'allez pas être d'accord
rechercher les causes qui mènent à la drogue , à l'alcoolisme , au tabagisme ,les jeux en ligne
tout cela sont des drogues
si un magasin n'a plus de clients il finit par fermer
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 16:09
par Fonck1
vivarais a écrit : 21 février 2020 16:06
Fonck1 a écrit : 21 février 2020 15:49
c'est plus facile de se défoncer que de bosser et de se dépasser.
là encore je sais que vous n'allez pas être d'accord
rechercher les causes qui mènent à la drogue , à l'alcoolisme , au tabagisme ,les jeux en ligne
tout cela sont des drogues
si un magasin n'a plus de clients il finit par fermer
quand les gens n'ont pas les moyens, ils achètent de la colle à PVC.
il y a toujours un magasin ouvert.
les causes, c'est à leurs parents qu'ils les doivent.
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 16:26
par vivarais
Fonck1 a écrit : 21 février 2020 16:09
vivarais a écrit : 21 février 2020 16:06
là encore je sais que vous n'allez pas être d'accord
rechercher les causes qui mènent à la drogue , à l'alcoolisme , au tabagisme ,les jeux en ligne
tout cela sont des drogues
si un magasin n'a plus de clients il finit par fermer
quand les gens n'ont pas les moyens, ils achètent de la colle à PVC.
il y a toujours un magasin ouvert.
les causes, c'est à leurs parents qu'ils les doivent.
voila la solution est peut être dans la cellule familiale qu'il faut récréer
et aussi dans les liens sociaux , il faudrait peut être un peu plus qu'une fête de la musique ou des voisins et que celles ci ne soient pas interrompu
par des plaintes de voisinage pour tapage nocturne
les coquilles qui s'étaient ouvertes se referment suite à ce type de réactions
on ne recommence plus
sauf les gilets jaunes , on a beau leur taper dessus tous les samedi ils recommencent
dans mon groupe je suis sure que certains ne reviennent que pour cela , renouer du contact social et humain
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 16:29
par jabar
Aux USA, les causes de la crise sont très différentes. Rien à voir avec la pauvreté, la paresse ou la consommation de plaisir. C'est un lobbying délibéré et lucratif de groupes pharmaceutiques qui en a conduit plusieurs en procès. Cet article l'explique bien:
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/201 ... e-jour.php
On peut en effet identifier plusieurs phases d'expansion de l'épidémie d'opioïdes.
Cette crise s'explique donc à la fois par la hausse des demandes de prise en charge de la douleur mais aussi par une stratégie commerciale d'augmentation de l'offre dans le contexte spécifique américain.
La première correspond à l'élargissement de la prescription des antidouleurs à base d'opioïdes à tous les types de douleur chronique: des produits longtemps réservés au traitement des cancers ont ainsi été prescrits plus largement, en particulier l'oxycodone, mise sur le marché à partir de 1996, qui a fait l'objet d'une véritable campagne commerciale à grand renfort de marketing et de stratégies d'influence pour inciter les médecins à prescrire et les patients à consommer de plus en plus d'opioïdes forts. La deuxième phase de l'épidémie s'est traduite par une extension de la consommation de ces opioïdes hors du cadre médical: une partie des patients, devenus dépendants des opioïdes, ont augmenté et diversifié leur consommation d'opioïdes, en se tournant vers des produits de plus en plus forts et dangereux car échappant à tout contrôle, en particulier l'héroïne (disponible sur le marché noir) et certains opioïdes de synthèse (notamment le fentanyl, un opioïde cent fois plus puissant que la morphine, consommé sous forme de médicament mais aussi vendu sur internet sous forme de contrefaçons fabriquées en Chine ). Cette crise s'explique donc à la fois par la hausse des demandes de prise en charge de la douleur mais aussi par une stratégie commerciale d'augmentation de l'offre dans le contexte spécifique américain où le système de surveillance du médicament est assez peu contraignant et où la publicité pour des médicaments est autorisée (alors qu'elle est interdite dans d'autres pays, notamment en France), de même que les opérations promotionnelles (coupons de réduction pour l'achat de boîtes de médicaments, par exemple). On peut donc parler d'une épidémie qui a été créée par un abus de prescriptions d'une part et des pratiques de promotion du médicament d'autre part: c'est ce qui rend ce phénomène assez singulier.
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 16:37
par vivarais
jabar a écrit : 21 février 2020 16:29
Aux USA, les causes de la crise sont très différentes. Rien à voir avec la pauvreté, la paresse ou la consommation de plaisir. C'est un lobbying délibéré et lucratif de groupes pharmaceutiques qui en a conduit plusieurs en procès. Cet article l'explique bien:
https://www.lefigaro.fr/vox/societe/201 ... e-jour.php
On peut en effet identifier plusieurs phases d'expansion de l'épidémie d'opioïdes.
Cette crise s'explique donc à la fois par la hausse des demandes de prise en charge de la douleur mais aussi par une stratégie commerciale d'augmentation de l'offre dans le contexte spécifique américain.
La première correspond à l'élargissement de la prescription des antidouleurs à base d'opioïdes à tous les types de douleur chronique: des produits longtemps réservés au traitement des cancers ont ainsi été prescrits plus largement, en particulier l'oxycodone, mise sur le marché à partir de 1996, qui a fait l'objet d'une véritable campagne commerciale à grand renfort de marketing et de stratégies d'influence pour inciter les médecins à prescrire et les patients à consommer de plus en plus d'opioïdes forts. La deuxième phase de l'épidémie s'est traduite par une extension de la consommation de ces opioïdes hors du cadre médical: une partie des patients, devenus dépendants des opioïdes, ont augmenté et diversifié leur consommation d'opioïdes, en se tournant vers des produits de plus en plus forts et dangereux car échappant à tout contrôle, en particulier l'héroïne (disponible sur le marché noir) et certains opioïdes de synthèse (notamment le fentanyl, un opioïde cent fois plus puissant que la morphine, consommé sous forme de médicament mais aussi vendu sur internet sous forme de contrefaçons fabriquées en Chine ). Cette crise s'explique donc à la fois par la hausse des demandes de prise en charge de la douleur mais aussi par une stratégie commerciale d'augmentation de l'offre dans le contexte spécifique américain où le système de surveillance du médicament est assez peu contraignant et où la publicité pour des médicaments est autorisée (alors qu'elle est interdite dans d'autres pays, notamment en France), de même que les opérations promotionnelles (coupons de réduction pour l'achat de boîtes de médicaments, par exemple). On peut donc parler d'une épidémie qui a été créée par un abus de prescriptions d'une part et des pratiques de promotion du médicament d'autre part: c'est ce qui rend ce phénomène assez singulier.
là aussi vous avez raison , les gens ne supporte plus d'avoir un peu mal ou d'être un peu stressé ou insomniaque
on ne va pas se coucher quand on a sommeil et on lit un livre si possible chiant pour aider à s'endormir et pas un dont on veut avoir la fin

Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 17:03
par Crapulax
Ce retour en force de opiacés est inquiétant. Pourtant l’héroïne était devenue une drogue ringarde, une came de clochard. C'est peut être lié a la chute du prix de ce produit, ou bien a une consommation différente ( en fumée et/ou mélangée). En tous les cas je n'ai pas croisé de personnes accrocs aux opiacés depuis des années...
Les opiacés ne se cantonnent pas uniquement à la came....Aux USA il y a des accros à la défonce aux cachetons..Prescrits par des médecins qui rendent accros leurs patients...Et là-bas il faut avoir de l'oseille pour les acheter dans les "pharmacies" et payer la consultation..D'ou le marché parallèle très important.
Et il y a un "revival" de l'héroïne depuis que les pays comme la Colombie se sont mis à la culture du pavot.Avec la coke ça fait deux drogues exportées.
En France aussi il y a un marché parallèle de la défonce médicamenteuse...Certains revendent les Subutex ou le Skénan...Et sans parler de palliatifs à l'héroïne ce n'est pas le fruit du hasard si des médocs comme le Di-Antalvic furent retirés des listes...Le soucis premier étant l'accoutumance à cette molécule et la nécessité d'en prendre plus à chaque fois..Comme aux USA pour ceux qui se retrouvent dépendant juste en ayant suivis les prescriptions médicales.
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 21:24
par crepenutella
Fonck1 a écrit : 21 février 2020 15:49
c'est plus facile de se défoncer que de bosser et de se dépasser.
Je crois que tu n’a pas compris de quoi il s’agit. Les opiacées...c’est les anti-douleurs einh, pas l’héroïnes. La situation aux USA est dramatique parce que justement, c’est la prise d’anti douleur à grande échelle qui cause ce carnage.
Re: L'hypothèse des “deaths of despair" américains validée par une étude. La conso d'Opiacée est corrélée à la pauvreté
Posté : 21 février 2020 23:51
par Brouette
Fonck1 a écrit : 21 février 2020 15:49
c'est plus facile de se défoncer que de bosser et de se dépasser.
Ça prouve surtout la faiblesse psychologique grandissante d'une partie de plus en plus grande de nos population, un énième signe du déclin de tout l'occident, pour autant les faibles on est censé les aider pas les lyncher ou les critiquer.