Amis de Ségoléne, coupez lui internet piquez lui son portable
Posté : 21 mars 2020 16:47
https://www.lepoint.fr/politique/la-des ... xtor=EPR-6
La descente aux enfers de Ségolène Royal
En voulant dézinguer le gouvernement pour sa gestion de la crise du Covid-19, l'ancienne candidate à la présidentielle se prend les pieds dans le tapis.
Par Géraldine Woessner
Publié le 20/03/2020 à 14:00 | Le Point.fr
Déplacement de Ségolène Royal à Marseille, pour soutenir la campagne municipale de Samia Ghali. © Elodie Gregoire / Elodie Gregoire pour « LE POIN
À trop souffler sur les braises, il arrive qu'on se brûle… Confinée chez elle comme l'immense majorité des Français, Ségolène Royal passe beaucoup de temps sur Twitter et devant sa télévision. Trop, sans doute. Dans un message publié le 17 mars, et qu'elle a depuis supprimé, l'ex-ambassadrice pour les Pôles étrillait le ministre de la Santé, qui venait de déclarer, sur BFM TV, que « le confinement provoque la circulation du virus ». Olivier Véran parlait, bien évidemment, du « confinement » dans des espaces clos où se retrouvent un grand nombre de personnes, pour justifier leur fermeture. Mais devant sa télévision, Ségolène Royal n'a pas compris (ou n'a pas écouté). Et d'envoyer ce message rageur : « Olivier Véran : C'est le confinement qui provoque la circulation du virus ? Bonjour les amateurs ! Incompétence et désinvolture. C'est grave. Qu'il se rachète en s'occupant de la pénurie de masques ! »
Quelques heures plus tard, le ministre lui-même répondait à l'énarque dans un tweet d'une calme ironie, du haut de sa stature de médecin neurologue : « C'est pourtant essentiel que vous compreniez. Le confinement seul chez soi, le virus ne circule pas. Le confinement à 15 000 dans une salle de concert, le virus circule. » Avant qu'elle le supprime, le message de Mme Royal s'était attiré les commentaires peu amènes – c'est un euphémisme – de 2 000 twittos. C'est peu dire que la critique est tombée à plat.
« Elle est prête à tout pour faire le buzz »
Idem pour sa tentative, dimanche, d'attiser les flammes de la polémique, au soir d'un premier tour des municipales marqué, en pleine crise sanitaire, par une forte abstention. L'échange tendu entre le ministre de la Santé, toujours, et l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur le plateau de TF1, où les intervenants commentaient davantage l'avancée du virus que les résultats du scrutin, a provoqué un fort malaise. « Je pense que vous faites le maximum dans le cadre des moyens qui vous sont alloués mais, honnêtement, les personnels hospitaliers en ont assez des coups de chapeau maintenant. Ils veulent des remises à niveau, vous avez enlevé plus de 900 millions d'euros à l'hôpital public en 2018 », attaque-t-elle, accusant le gouvernement d'être responsable des difficultés des hôpitaux à affronter la crise actuelle. Une attaque qui, là aussi, a tourné en sa défaveur, les téléspectateurs s'insurgeant contre ce qu'ils ont perçu comme une « basse attaque politicienne » et saluant la réponse du ministre de la Santé : « J'ai été aide-soignant en Ehpad, je n'ai pas de leçons à recevoir, je connais la difficulté que traverse l'hôpital, je la connais plus que vous.
La descente aux enfers de Ségolène Royal
En voulant dézinguer le gouvernement pour sa gestion de la crise du Covid-19, l'ancienne candidate à la présidentielle se prend les pieds dans le tapis.
Par Géraldine Woessner
Publié le 20/03/2020 à 14:00 | Le Point.fr
Déplacement de Ségolène Royal à Marseille, pour soutenir la campagne municipale de Samia Ghali. © Elodie Gregoire / Elodie Gregoire pour « LE POIN
À trop souffler sur les braises, il arrive qu'on se brûle… Confinée chez elle comme l'immense majorité des Français, Ségolène Royal passe beaucoup de temps sur Twitter et devant sa télévision. Trop, sans doute. Dans un message publié le 17 mars, et qu'elle a depuis supprimé, l'ex-ambassadrice pour les Pôles étrillait le ministre de la Santé, qui venait de déclarer, sur BFM TV, que « le confinement provoque la circulation du virus ». Olivier Véran parlait, bien évidemment, du « confinement » dans des espaces clos où se retrouvent un grand nombre de personnes, pour justifier leur fermeture. Mais devant sa télévision, Ségolène Royal n'a pas compris (ou n'a pas écouté). Et d'envoyer ce message rageur : « Olivier Véran : C'est le confinement qui provoque la circulation du virus ? Bonjour les amateurs ! Incompétence et désinvolture. C'est grave. Qu'il se rachète en s'occupant de la pénurie de masques ! »
Quelques heures plus tard, le ministre lui-même répondait à l'énarque dans un tweet d'une calme ironie, du haut de sa stature de médecin neurologue : « C'est pourtant essentiel que vous compreniez. Le confinement seul chez soi, le virus ne circule pas. Le confinement à 15 000 dans une salle de concert, le virus circule. » Avant qu'elle le supprime, le message de Mme Royal s'était attiré les commentaires peu amènes – c'est un euphémisme – de 2 000 twittos. C'est peu dire que la critique est tombée à plat.
« Elle est prête à tout pour faire le buzz »
Idem pour sa tentative, dimanche, d'attiser les flammes de la polémique, au soir d'un premier tour des municipales marqué, en pleine crise sanitaire, par une forte abstention. L'échange tendu entre le ministre de la Santé, toujours, et l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle sur le plateau de TF1, où les intervenants commentaient davantage l'avancée du virus que les résultats du scrutin, a provoqué un fort malaise. « Je pense que vous faites le maximum dans le cadre des moyens qui vous sont alloués mais, honnêtement, les personnels hospitaliers en ont assez des coups de chapeau maintenant. Ils veulent des remises à niveau, vous avez enlevé plus de 900 millions d'euros à l'hôpital public en 2018 », attaque-t-elle, accusant le gouvernement d'être responsable des difficultés des hôpitaux à affronter la crise actuelle. Une attaque qui, là aussi, a tourné en sa défaveur, les téléspectateurs s'insurgeant contre ce qu'ils ont perçu comme une « basse attaque politicienne » et saluant la réponse du ministre de la Santé : « J'ai été aide-soignant en Ehpad, je n'ai pas de leçons à recevoir, je connais la difficulté que traverse l'hôpital, je la connais plus que vous.
Mon message ce soir, c'est de la santé publique. Je ne suis pas venu faire de la politique. »