Les meilleurs systèmes éducatifs du monde. Finlande et Singapour
Posté : 28 avril 2020 18:58
"Les enquêtes en témoignent : le système scolaire finlandais est le meilleur du monde. Dans ce pays où les écoles privées ont été supprimées, l’accent est mis depuis longtemps sur la sélection d’enseignants hautement qualifiés, l’autonomie des établissements et la priorité donnée aux élèves en difficulté"
"En raison de la réussite des ses élèves dans les grandes enquêtes internationales, l’école finlandaise est considérée comme un modèle. Mais qu’est-ce qu’un bon système éducatif ?
Selon moi, c’est un dispositif qui remplit quatre conditions. D’abord, il présente bien sûr un taux de scolarisation élevé, mais aussi une forte proportion de diplômés à tous les niveaux, y compris dans les formations pour adultes. C’est l’une des meilleures façons de vérifier qu’il bénéficie à tous et pas seulement aux bons élèves. À cet égard, le chiffre du décrochage scolaire est un indicateur de qualité important (1). Deuxième point, l’apprentissage doit concerner tous les domaines culturels, et pas seulement se cantonner à la lecture, aux mathématiques et aux sciences. Les bons systèmes sont ceux qui offrent à tous l’occasion d’étudier les arts, la musique, le théâtre et l’éducation physique, à part égale avec les disciplines académiques classiques. Troisième point, le milieu socioculturel des élèves doit être faiblement corrélé à leur performance scolaire. Autrement dit, les bons dispositifs sont plus équitables que les autres et accompagnent tous les enfants dans leur apprentissage. Enfin, une bonne école gère de manière optimale les ressources dont elle dispose pour atteindre ces objectifs. Cela signifie que l’administration, la direction et l’enseignement sont organisés de façon efficace et productive."
"Quelles leçons devrions-nous tirer du système finlandais ?
L’une des clés du progrès continu du système finlandais depuis la grande réforme entreprise au début des années 1970 est l’attention accordée à la formation des professeurs. Tous les enseignants doivent désormais être titulaires d’un master de l’une des très sélectives universités du pays préparant à ce métier. Mais le pendant à ce haut niveau de qualification exigé des éducateurs est l’autonomie accrue dont jouissent les établissements et le personnel. Très clairement, cela signifie moins de contrôle central sur les programmes, moins d’inspection nationale, moins de réglementations et de décrets ministériels. Les enseignants finlandais sont formés à concevoir eux-mêmes leur programme, à évaluer les progrès de leurs élèves et à utiliser leur propre expérience pour perfectionner leur pédagogie.
Deuxième point sur lequel nous avons mis l’accent : la fonction de direction. En Finlande, le chef d’établissement doit être qualifié pour enseigner dans son école. Ce sont donc des professeurs ayant une solide expérience du travail en classe. Et dès qu’ils sont affectés à tel ou tel poste, ils ont accès à une formation continue au contact de leurs pairs exerçant dans d’autres établissements, avec lesquels ils échangent tout au long de leur carrière."
En outre " Les models éducatifs performants, comme ceux de Singapour, de la Finlande, ou de la province canadienne de l'Alberta, mettent tous l'accent sur le recrutement et la formation des professeurs". Le ministère de l'enseignements singapourien essaie de repérer les futurs professeurs dès le lycée ou ils sont recruté parmi les meilleures élèves selon un processus très sélectif. Les rémunération sont attractive (à Singapour c'est le public qui paie toujours d'avantage que le privé), et valorisé socialement. Ils travaillent 5 jours par semaines de 5h du matin à 17h (on est d'accord que ce n'est pas les mêmes élèves einh...autres problème). Ils suivent chaque année 100h de formation en professionnelle supplémentaire et travail en équipe afin de partager et faire évoluer les pratiques pédagogiques qui (contrairement à la Finlande) sont ensuite harmonisée en fonction des résultats obtenu dans toutes les écoles afin de ne pas créer d'inégalités, notamment de classe sociale.
https://usbeketrica.com/article/singapo ... e-du-futur
"En raison de la réussite des ses élèves dans les grandes enquêtes internationales, l’école finlandaise est considérée comme un modèle. Mais qu’est-ce qu’un bon système éducatif ?
Selon moi, c’est un dispositif qui remplit quatre conditions. D’abord, il présente bien sûr un taux de scolarisation élevé, mais aussi une forte proportion de diplômés à tous les niveaux, y compris dans les formations pour adultes. C’est l’une des meilleures façons de vérifier qu’il bénéficie à tous et pas seulement aux bons élèves. À cet égard, le chiffre du décrochage scolaire est un indicateur de qualité important (1). Deuxième point, l’apprentissage doit concerner tous les domaines culturels, et pas seulement se cantonner à la lecture, aux mathématiques et aux sciences. Les bons systèmes sont ceux qui offrent à tous l’occasion d’étudier les arts, la musique, le théâtre et l’éducation physique, à part égale avec les disciplines académiques classiques. Troisième point, le milieu socioculturel des élèves doit être faiblement corrélé à leur performance scolaire. Autrement dit, les bons dispositifs sont plus équitables que les autres et accompagnent tous les enfants dans leur apprentissage. Enfin, une bonne école gère de manière optimale les ressources dont elle dispose pour atteindre ces objectifs. Cela signifie que l’administration, la direction et l’enseignement sont organisés de façon efficace et productive."
"Quelles leçons devrions-nous tirer du système finlandais ?
L’une des clés du progrès continu du système finlandais depuis la grande réforme entreprise au début des années 1970 est l’attention accordée à la formation des professeurs. Tous les enseignants doivent désormais être titulaires d’un master de l’une des très sélectives universités du pays préparant à ce métier. Mais le pendant à ce haut niveau de qualification exigé des éducateurs est l’autonomie accrue dont jouissent les établissements et le personnel. Très clairement, cela signifie moins de contrôle central sur les programmes, moins d’inspection nationale, moins de réglementations et de décrets ministériels. Les enseignants finlandais sont formés à concevoir eux-mêmes leur programme, à évaluer les progrès de leurs élèves et à utiliser leur propre expérience pour perfectionner leur pédagogie.
Deuxième point sur lequel nous avons mis l’accent : la fonction de direction. En Finlande, le chef d’établissement doit être qualifié pour enseigner dans son école. Ce sont donc des professeurs ayant une solide expérience du travail en classe. Et dès qu’ils sont affectés à tel ou tel poste, ils ont accès à une formation continue au contact de leurs pairs exerçant dans d’autres établissements, avec lesquels ils échangent tout au long de leur carrière."
En outre " Les models éducatifs performants, comme ceux de Singapour, de la Finlande, ou de la province canadienne de l'Alberta, mettent tous l'accent sur le recrutement et la formation des professeurs". Le ministère de l'enseignements singapourien essaie de repérer les futurs professeurs dès le lycée ou ils sont recruté parmi les meilleures élèves selon un processus très sélectif. Les rémunération sont attractive (à Singapour c'est le public qui paie toujours d'avantage que le privé), et valorisé socialement. Ils travaillent 5 jours par semaines de 5h du matin à 17h (on est d'accord que ce n'est pas les mêmes élèves einh...autres problème). Ils suivent chaque année 100h de formation en professionnelle supplémentaire et travail en équipe afin de partager et faire évoluer les pratiques pédagogiques qui (contrairement à la Finlande) sont ensuite harmonisée en fonction des résultats obtenu dans toutes les écoles afin de ne pas créer d'inégalités, notamment de classe sociale.
https://usbeketrica.com/article/singapo ... e-du-futur