La France est championne du monde de la récession.
Posté : 01 mai 2020 11:35
Bonjour.
La France est en train de s’enferrer dans un scénario catastrophe a priori irréversible, s’alarme notre chroniqueur Marc Touati, économiste et président du cabinet ACDEFI, qui doute fort du potentiel de rebond de l’économie sur les prochaines années.
Vraisemblablement non satisfaite d’être déjà numéro un mondial de la pression fiscale et des dépenses publiques (avec des niveaux de respectivement 45 % et 56 % de son PIB), la France se paie désormais le triste “luxe” d’être “championne du monde” de la récession.
En effet, au premier trimestre 2020, qui ne comportait pourtant que 14 jours de confinement, le PIB français a chuté de 5,8%. A titre de comparaison, dans les deux pays européens les plus gravement touchés par l’épidémie de coronavirus, en l’occurrence l’Italie et l’Espagne, le PIB a régressé de respectivement 4,7% et 5,2%.
Parallèlement, dans l’ensemble de la zone euro, le PIB a reculé de 3,8%, laissant envisager un repli trimestriel du PIB allemand d’au plus 3%. Aux Etats-Unis, la baisse du PIB sur le premier trimestre est encore moins forte, puisqu’elle n’a été que de 1,2%. Pour trouver une chute plus élevée qu’en France, il faut se diriger vers la Chine, qui a enregistré un plongeon de son PIB de 9,8% sur l’ensemble du premier trimestre 2020, mais avec quasiment deux mois et demi de confinement.
De quoi d’ailleurs nous donner une image de ce qui risque d’arriver à notre “douce France”. Car, si déjà avec seulement 14 jours de confinement, le PIB français a chuté de 5,8% sur l’ensemble du premier trimestre, son plongeon devrait au moins atteindre 8% au deuxième trimestre, en espérant que le confinement prendra effectivement fin en juin au plus tard.
Autrement dit, il ne faut pas se voiler la face : le PIB français va reculer d’au moins 13% sur le premier semestre 2020. Or, il faut savoir que, d’ores et déjà, compte tenu de la chute du premier trimestre 2020, le niveau actuel du PIB français est équivalent à celui de 2015. A la fin du premier semestre 2020, il devrait atteindre celui de la fin 2005 !
Oui, vous ne rêvez pas : un retour en arrière de 15 ans !
De plus, ne rêvons pas : l’économie française ne connaîtra pas de reprise en V. Son redressement sera lent et chaotique. En effet, n’oublions pas que le déconfinement sera très progressif et que, malheureusement, de nombreux secteurs d’activité demeureront durablement en récession. A commencer par le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, l'événementiel, sans oublier le transport aérien, l’aéronautique, mais aussi le luxe ou encore l’automobile. Il est effectivement inévitable que les consommateurs mettront du temps avant de penser à acheter une nouvelle voiture, des biens de luxe, mais aussi à prendre l’avion ou à séjourner dans un hôtel.
De même, avant de réinvestir massivement, les entreprises devront panser leurs plaies et reconstituer une partie de leur trésorerie, ce qui prendra du temps.
Nous partons avec un long handicap !
https://www.capital.fr/entreprises-marc ... on-1368949
La France est en train de s’enferrer dans un scénario catastrophe a priori irréversible, s’alarme notre chroniqueur Marc Touati, économiste et président du cabinet ACDEFI, qui doute fort du potentiel de rebond de l’économie sur les prochaines années.
Vraisemblablement non satisfaite d’être déjà numéro un mondial de la pression fiscale et des dépenses publiques (avec des niveaux de respectivement 45 % et 56 % de son PIB), la France se paie désormais le triste “luxe” d’être “championne du monde” de la récession.
En effet, au premier trimestre 2020, qui ne comportait pourtant que 14 jours de confinement, le PIB français a chuté de 5,8%. A titre de comparaison, dans les deux pays européens les plus gravement touchés par l’épidémie de coronavirus, en l’occurrence l’Italie et l’Espagne, le PIB a régressé de respectivement 4,7% et 5,2%.
Parallèlement, dans l’ensemble de la zone euro, le PIB a reculé de 3,8%, laissant envisager un repli trimestriel du PIB allemand d’au plus 3%. Aux Etats-Unis, la baisse du PIB sur le premier trimestre est encore moins forte, puisqu’elle n’a été que de 1,2%. Pour trouver une chute plus élevée qu’en France, il faut se diriger vers la Chine, qui a enregistré un plongeon de son PIB de 9,8% sur l’ensemble du premier trimestre 2020, mais avec quasiment deux mois et demi de confinement.
De quoi d’ailleurs nous donner une image de ce qui risque d’arriver à notre “douce France”. Car, si déjà avec seulement 14 jours de confinement, le PIB français a chuté de 5,8% sur l’ensemble du premier trimestre, son plongeon devrait au moins atteindre 8% au deuxième trimestre, en espérant que le confinement prendra effectivement fin en juin au plus tard.
Autrement dit, il ne faut pas se voiler la face : le PIB français va reculer d’au moins 13% sur le premier semestre 2020. Or, il faut savoir que, d’ores et déjà, compte tenu de la chute du premier trimestre 2020, le niveau actuel du PIB français est équivalent à celui de 2015. A la fin du premier semestre 2020, il devrait atteindre celui de la fin 2005 !
Oui, vous ne rêvez pas : un retour en arrière de 15 ans !
De plus, ne rêvons pas : l’économie française ne connaîtra pas de reprise en V. Son redressement sera lent et chaotique. En effet, n’oublions pas que le déconfinement sera très progressif et que, malheureusement, de nombreux secteurs d’activité demeureront durablement en récession. A commencer par le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, l'événementiel, sans oublier le transport aérien, l’aéronautique, mais aussi le luxe ou encore l’automobile. Il est effectivement inévitable que les consommateurs mettront du temps avant de penser à acheter une nouvelle voiture, des biens de luxe, mais aussi à prendre l’avion ou à séjourner dans un hôtel.
De même, avant de réinvestir massivement, les entreprises devront panser leurs plaies et reconstituer une partie de leur trésorerie, ce qui prendra du temps.
Nous partons avec un long handicap !
https://www.capital.fr/entreprises-marc ... on-1368949