La France gère plutôt bien la Crise au regard du reste du Monde. 11em place sur 24 testés
Posté : 06 mai 2020 15:53
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... s-le-monde
"L’historien des populations Paul-André Rosental propose une exploration comparative des données de mortalité liées à la pandémie de Covid-19 dans le but d’approcher l’efficacité relative des réponses nationales à la crise sanitaire dans un échantillon de 24 pays."
C'est une première étude, mais elle a le mérite de pondérer tous les facteurs qui peuvent jouer sur les taux de mortalité, tout en cherchant à mesurer le rôle de l'action publique sur le résultat final.
"Les données de mortalité brute dont s’emparent les commentateurs pour juger des performances des Etats sont en réalité affectées par de multiples facteurs étrangers à leurs politiques : fiabilité et construction des statistiques, taille, densité et concentration de la population, structure d’âge, intensité des flux de circulations, date d’entrée dans l’épidémie…Pour neutraliser ces facteurs et permettre des comparaisons plus robustes, l’étude
commence par rapporter les chiffres de mortalité à la taille de la population des pays.
-L’étude s’efforce ensuite de replacer les pays dans une chronologie cohérente : une période de 30 jours à partir du moment (J1) où ont été déclarés 50 cas de contamination avérés.
Prise en compte des facteurs préexistents expliquant les écarts de chiffres, comme la densité de population, l'âge moyen ect.
Une dernière correction concerne l’intensité de la circulation sur le territoire pour obtenir un indice de mortalité corrigée final intégrant tous les redressements précédents.
De ces variables, il ressort que, dans l’ensemble, le niveau des dépenses de santé est positivement relié à une mortalité contenue (à l’exception notable des Etats-Unis et de la Suisse).C' est encore plus nette concernant le nombre de lits d’hôpital disponibles pour 1000 habitants.
Si le nombre de tests réalisés pour 1 million d’habitants semble égalementpositivement relié à l’écart qui sépare les pays à faible mortalité des pays à forte mortalité, les choses sont moins claires concernant les données d’intensité des mesures décidées pendant la crise. Les pays qui enregistrent les taux de mortalité corrigée les plus élevés sont même souvent ceux qui ont mis en place les mesures les plus sévères, que ce soit en J1, en J10 ou en J30. En réalité, l’indice de sévérité traduit grossièrement les réactions des autorités en fonction des ressources initiales dont elles disposaient.
Au total, trois groupes de pays se détachent : ceux qui s’en sortent le mieux (les 9 premiers du classement), ceux qui évitent la catastrophe (du rang 10 au rang 15), ceux qui présentent de mauvais résultats (de 16 à 24).
1er Groupe: Corée du Sud, Japon, Allemagne, Autriche, Norvège, Suède, Israel, Hongrie, Grèce. Pour des raisons variés, et souvent différentes qui sont expliqué dans l'étude, ce sont les pays dont l'action à été la plus efficace et qui s'en sont sortent le mieux.
2em Groupe; Le second groupe est constitué de ceux dont le fonctionnement et la réaction n'ont pas permis d'atteindre les résultats du précédent. La France arrive 2em derrière le Portugal.
France, Portugal, RU, Pays-Bas, Canada, Pologne.
Le cas de la France y est expliqué en mettant l'accent sur de bonnes ressources de bases sur lesquelles s'appuyer en terme de lit et de dépenses santé, mais dépourvu des instruments les plus efficaces dans la gestion de la crise: tests, masques, Seul son système de santé lui permet d'être à la seconde place du second groupe, juste derrière le Portugal. Mais la tactique de confinement est un pi-allé face à une pénurie que les pays du groupe 1 n'ont pas subie.
-Enfin le Troisième groupe: USA, Italie, Espagne, Suisse, Belgique, Iran, Afrique du Sud, Turquie. Concernant les USA et la Suisse cela vient essentiellement du choix de mesure limitées et tardives."
Le but n'est évidemment pas de "classer" les pays, mais d'essayer de détacher les pays qui ont le mieux préparé en amont et ensuite réagit à la crise.
http://tnova.fr/system/contents/files/0 ... 1588715708
"L’historien des populations Paul-André Rosental propose une exploration comparative des données de mortalité liées à la pandémie de Covid-19 dans le but d’approcher l’efficacité relative des réponses nationales à la crise sanitaire dans un échantillon de 24 pays."
C'est une première étude, mais elle a le mérite de pondérer tous les facteurs qui peuvent jouer sur les taux de mortalité, tout en cherchant à mesurer le rôle de l'action publique sur le résultat final.
"Les données de mortalité brute dont s’emparent les commentateurs pour juger des performances des Etats sont en réalité affectées par de multiples facteurs étrangers à leurs politiques : fiabilité et construction des statistiques, taille, densité et concentration de la population, structure d’âge, intensité des flux de circulations, date d’entrée dans l’épidémie…Pour neutraliser ces facteurs et permettre des comparaisons plus robustes, l’étude
commence par rapporter les chiffres de mortalité à la taille de la population des pays.
-L’étude s’efforce ensuite de replacer les pays dans une chronologie cohérente : une période de 30 jours à partir du moment (J1) où ont été déclarés 50 cas de contamination avérés.
Prise en compte des facteurs préexistents expliquant les écarts de chiffres, comme la densité de population, l'âge moyen ect.
Une dernière correction concerne l’intensité de la circulation sur le territoire pour obtenir un indice de mortalité corrigée final intégrant tous les redressements précédents.
De ces variables, il ressort que, dans l’ensemble, le niveau des dépenses de santé est positivement relié à une mortalité contenue (à l’exception notable des Etats-Unis et de la Suisse).C' est encore plus nette concernant le nombre de lits d’hôpital disponibles pour 1000 habitants.
Si le nombre de tests réalisés pour 1 million d’habitants semble égalementpositivement relié à l’écart qui sépare les pays à faible mortalité des pays à forte mortalité, les choses sont moins claires concernant les données d’intensité des mesures décidées pendant la crise. Les pays qui enregistrent les taux de mortalité corrigée les plus élevés sont même souvent ceux qui ont mis en place les mesures les plus sévères, que ce soit en J1, en J10 ou en J30. En réalité, l’indice de sévérité traduit grossièrement les réactions des autorités en fonction des ressources initiales dont elles disposaient.
Au total, trois groupes de pays se détachent : ceux qui s’en sortent le mieux (les 9 premiers du classement), ceux qui évitent la catastrophe (du rang 10 au rang 15), ceux qui présentent de mauvais résultats (de 16 à 24).
1er Groupe: Corée du Sud, Japon, Allemagne, Autriche, Norvège, Suède, Israel, Hongrie, Grèce. Pour des raisons variés, et souvent différentes qui sont expliqué dans l'étude, ce sont les pays dont l'action à été la plus efficace et qui s'en sont sortent le mieux.
2em Groupe; Le second groupe est constitué de ceux dont le fonctionnement et la réaction n'ont pas permis d'atteindre les résultats du précédent. La France arrive 2em derrière le Portugal.
France, Portugal, RU, Pays-Bas, Canada, Pologne.
Le cas de la France y est expliqué en mettant l'accent sur de bonnes ressources de bases sur lesquelles s'appuyer en terme de lit et de dépenses santé, mais dépourvu des instruments les plus efficaces dans la gestion de la crise: tests, masques, Seul son système de santé lui permet d'être à la seconde place du second groupe, juste derrière le Portugal. Mais la tactique de confinement est un pi-allé face à une pénurie que les pays du groupe 1 n'ont pas subie.
-Enfin le Troisième groupe: USA, Italie, Espagne, Suisse, Belgique, Iran, Afrique du Sud, Turquie. Concernant les USA et la Suisse cela vient essentiellement du choix de mesure limitées et tardives."
Le but n'est évidemment pas de "classer" les pays, mais d'essayer de détacher les pays qui ont le mieux préparé en amont et ensuite réagit à la crise.
http://tnova.fr/system/contents/files/0 ... 1588715708