6 mois de prison ferme pour avoir relayé une parodie du coran
Posté : 15 juillet 2020 11:20
https://www.france24.com/fr/20200714-un ... e-du-coran
J'ai connu la Tunisie plus libre, plus tolérante. Avant de nombreux restaurants étaient ouverts durant ramadan, aujourd'hui ils ferment tous sous la pression des islamistes qui menacent de mettre le feu. Avant, des jeunes filles sortaient avec les vêtements qu'elles voulaient dans le centre ville de Tunis, maintenant elles doivent subir les insultes publiques des passants. Avant, des femmes pouvaient se mettre en maillot de bain sur les plages publiques, maintenant elles se font harceler par des barbus et des voilées même si elles se baignent loin d'eux.
Je connais personnellement cette jeune fille. Elle est intelligente, ne veut de mal à personne. Elle veut simplement pouvoir en tant que tunisienne vivre normalement avec sa conscience sans être obligée de se cacher. Durant le procès, les juges étaient tous pro islamistes, ils étaient tous persuadés dès le début qu'elle était coupable et ils n'ont rien pris en compte de ce que l'avocat de l'accusé a expliqué. En revanche, elle a reçu des milliers de message de menaces de mort, son avocat également, sa famille s'est faite expulser de son logement et son employeur ne veut pas lui renouveler son contrat de travail. On remarque bien une sorte de crytpo fascisme islamiste dans cette histoire.
Si cela continue dans ce sens, dans 20 ans la Tunisie va ressembler au Pakistan. Je propose de lancer une campagne de boycott en France pour que les touristes français n'aillent plus passer leurs vacances dans ce pays, la Tunisie est un pays souverain et il doit assumer ses choix...
Ce procès est une des conséquence de la talibanisation du pays.La blogueuse tunisienne Emna Chargui condamnée à six mois de prison pour une parodie du Coran
Emna Chargui a été condamnée, mardi, à six mois de prison ferme pour avoir partagé sur Facebook " sourate corona", une publication imitant le style du coran pour parler du Covid-19.
La justice tunisienne a condamné, mardi 14 juillet, la blogueuse Emna Chargui à six mois de prison ferme pour avoir relayé sur les réseaux sociaux une sourate du Coran, détournée afin d’inciter les gens à se laver les mains pour se protéger du Covid-19.
Cette jeune femme de 27 ans a été reconnue coupable d'atteinte à la religion et d'incitation à la haine, après avoir partagé le 4 mai sur le réseau social cette publication intitulée "sourate corona". Neuf mois après l’arrivée au pouvoir du président Kaïs Saïed, son procès avait une valeur de test pour la liberté d'expression en Tunisie.
Le 4 mai dernier, la blogueuse avait été convoquée par la police judiciaire et deux jours plus tard, elle passait devant la justice pour atteinte à l’article 6 de la Constitution tunisienne édictant que "l’État protège la religion" et "le sacré". Sept membres du bureau d’un procureur public l’avaient alors soumise à un interrogatoire serré. Le 7 mai, elle a été inculpée pour "incitation à la haine entre les religions en utilisation de procédés hostiles ou de violence" en vertu de l’article 52 du décret de loi relatif à la liberté de la presse.
Des menaces de mort et de viol
La jeune femme a également dû faire face à des menaces de mort, des intimidations, des appels au viol relayés sur les réseaux sociaux. Interrogée le 28 mai par France 24, Emna Chargui se disait effrayée et dépassée par les événements.
"J’ai vraiment peur car je n’avais aucune mauvaise intention, je ne pensais pas que cela prendrait une telle ampleur et qu’on en arriverait à des menaces. Je ne bénéficie d’aucune protection donc j’en suis arrivée au point d’avoir peur pour ma propre vie. Je n’ai plus d’avenir en Tunisie. Je n’y suis plus en sécurité", confiait-elle. Néanmoins, le jour de reprise de son procès début juillet, Emna Chargui expliquait à France 24 vouloir "défendre jusqu'au bout la liberté d'expression" et "assumer le partage de la publication".
Depuis le début de cette affaire, Emna Chargui a bénéficié du soutien de plusieurs associations de défense des droits humains qui estiment que détourner le Coran pour sauver des vies n’a rien d’illégal. Le 27 mai, Amnesty international appelait les autorités tunisiennes à "mettre un terme aux poursuites engagées contre Emna Chargui" et à "enquêter sur les menaces inquiétantes de mort et de viol qu’elle reçoit et à assurer sa protection."
J'ai connu la Tunisie plus libre, plus tolérante. Avant de nombreux restaurants étaient ouverts durant ramadan, aujourd'hui ils ferment tous sous la pression des islamistes qui menacent de mettre le feu. Avant, des jeunes filles sortaient avec les vêtements qu'elles voulaient dans le centre ville de Tunis, maintenant elles doivent subir les insultes publiques des passants. Avant, des femmes pouvaient se mettre en maillot de bain sur les plages publiques, maintenant elles se font harceler par des barbus et des voilées même si elles se baignent loin d'eux.
Je connais personnellement cette jeune fille. Elle est intelligente, ne veut de mal à personne. Elle veut simplement pouvoir en tant que tunisienne vivre normalement avec sa conscience sans être obligée de se cacher. Durant le procès, les juges étaient tous pro islamistes, ils étaient tous persuadés dès le début qu'elle était coupable et ils n'ont rien pris en compte de ce que l'avocat de l'accusé a expliqué. En revanche, elle a reçu des milliers de message de menaces de mort, son avocat également, sa famille s'est faite expulser de son logement et son employeur ne veut pas lui renouveler son contrat de travail. On remarque bien une sorte de crytpo fascisme islamiste dans cette histoire.
Si cela continue dans ce sens, dans 20 ans la Tunisie va ressembler au Pakistan. Je propose de lancer une campagne de boycott en France pour que les touristes français n'aillent plus passer leurs vacances dans ce pays, la Tunisie est un pays souverain et il doit assumer ses choix...