La victoire culturelle et politique de l'écologie inquiète le monde conservateur
Posté : 25 juillet 2020 09:56
https://reporterre.net/Tir-groupe-contr ... servateurs
"Cet été, la peur a saisi l’autre camp. Après la victoire d’Europe Écologie — Les Verts aux municipales et la publication des propositions faites par la Convention citoyenne pour le climat, une déferlante d’insultes à l’encontre des écologistes a inondé les plateaux TV, les Unes des journaux conservateurs et les réseaux sociaux. Les thuriféraires de l’ordre établi ont déploré le grand retour de « l’écologie punitive » et de « l’autoritarisme vert ». À en croire les éditorialistes — quasiment tous des hommes blancs de plus de 60 ans, bien installés dans leur position —, une ombre plane sur la France. Les « Khmers verts » sont aux portes du pouvoir et « les ayatollahs de la décroissance » menacent nos libertés.
« Idéologues », « marchands de peurs », « obscurantistes », « partisans du retour à la bougie » et même « nazi écologie »… La virulence des attaques de la droite et des milieux économiques a sûrement été à la mesure de leur sentiment d’insécurité. « Ils sont en train de perdre la bataille culturelle, estime le politologue Simon Persico. Ils sont aigris et déçus. Les écologistes deviennent des opposants dangereux qui menacent leur position. Aujourd’hui, tous les signes montrent que la dynamique est clairement du côté de l’écologie politique », précise le chercheur."
"L’hostilité vis-à-vis des défenseurs de l’environnement a décuplé. On a assisté ces dernières semaines à un tir groupé, une salve de critiques, toutes associées au même registre argumentatif, dénigrant la radicalité de l’écologie, son supposé fondamentalisme ou son côté sectaire."
"Le 2 juillet, Valeurs actuelles, hebdomadaire d’extrême droite détenu par le magnat Iskandar Safa, affirmait que « les écologistes ne poursuivent qu’un but : fonder en droit le totalitarisme ». Sur CNews, appartenant au milliardaire Vincent Bolloré, Éric Zemmour, condamné à plusieurs reprises pour « provocation à la haine raciale », reliait la question environnementale à ses obsessions identitaires en déclarant le 29 juin que « le vert des Verts correspond, comme par hasard, au vert de l’islam ». Une demi-heure plus tard sur la même chaîne, Michel Onfray, philosophe, prenait le relais et dénonçait « le catéchisme écolo » :"
"Au fil de l’été, les polémiques grossières se sont multipliées dans la plupart des médias mainstream. Le 4 juillet, le millionnaire Bernard-Henri Lévy passait à l’offensive dans les colonnes du Parisien, journal appartenant lui aussi au milliardaire Bernard Arnault : « Il y a chez les écologistes ce démon anti humaniste », écrivait-il, rejoignant les vieilles lunes conceptuelles de son collègue Luc Ferry, qui dès les années 1990 avec son livre Le Nouvel Ordre écologique (éd. Grasset) avait tenté de dresser des parallèles entre totalitarisme et mouvement Vert."
On se souviendra que question autoritarisme, les conservateurs qui veulent supprimer le droit de gréve, abolir les protections sociales pour renvoyer le salarié seul et isolé face aux directions, à la merci du marché (leur merci), qui veulent militariser les réponses à l'insécurité, ils savent de quoi ils parlent.
On notera que l'écologie arrive à faire tomber d'accord le RN, Zemmour et Bernard Henri-Levy, les magnats de la finance...c'est déjà un grand miracle XD.
"Cet été, la peur a saisi l’autre camp. Après la victoire d’Europe Écologie — Les Verts aux municipales et la publication des propositions faites par la Convention citoyenne pour le climat, une déferlante d’insultes à l’encontre des écologistes a inondé les plateaux TV, les Unes des journaux conservateurs et les réseaux sociaux. Les thuriféraires de l’ordre établi ont déploré le grand retour de « l’écologie punitive » et de « l’autoritarisme vert ». À en croire les éditorialistes — quasiment tous des hommes blancs de plus de 60 ans, bien installés dans leur position —, une ombre plane sur la France. Les « Khmers verts » sont aux portes du pouvoir et « les ayatollahs de la décroissance » menacent nos libertés.
« Idéologues », « marchands de peurs », « obscurantistes », « partisans du retour à la bougie » et même « nazi écologie »… La virulence des attaques de la droite et des milieux économiques a sûrement été à la mesure de leur sentiment d’insécurité. « Ils sont en train de perdre la bataille culturelle, estime le politologue Simon Persico. Ils sont aigris et déçus. Les écologistes deviennent des opposants dangereux qui menacent leur position. Aujourd’hui, tous les signes montrent que la dynamique est clairement du côté de l’écologie politique », précise le chercheur."
"L’hostilité vis-à-vis des défenseurs de l’environnement a décuplé. On a assisté ces dernières semaines à un tir groupé, une salve de critiques, toutes associées au même registre argumentatif, dénigrant la radicalité de l’écologie, son supposé fondamentalisme ou son côté sectaire."
"Le 2 juillet, Valeurs actuelles, hebdomadaire d’extrême droite détenu par le magnat Iskandar Safa, affirmait que « les écologistes ne poursuivent qu’un but : fonder en droit le totalitarisme ». Sur CNews, appartenant au milliardaire Vincent Bolloré, Éric Zemmour, condamné à plusieurs reprises pour « provocation à la haine raciale », reliait la question environnementale à ses obsessions identitaires en déclarant le 29 juin que « le vert des Verts correspond, comme par hasard, au vert de l’islam ». Une demi-heure plus tard sur la même chaîne, Michel Onfray, philosophe, prenait le relais et dénonçait « le catéchisme écolo » :"
"Au fil de l’été, les polémiques grossières se sont multipliées dans la plupart des médias mainstream. Le 4 juillet, le millionnaire Bernard-Henri Lévy passait à l’offensive dans les colonnes du Parisien, journal appartenant lui aussi au milliardaire Bernard Arnault : « Il y a chez les écologistes ce démon anti humaniste », écrivait-il, rejoignant les vieilles lunes conceptuelles de son collègue Luc Ferry, qui dès les années 1990 avec son livre Le Nouvel Ordre écologique (éd. Grasset) avait tenté de dresser des parallèles entre totalitarisme et mouvement Vert."
On se souviendra que question autoritarisme, les conservateurs qui veulent supprimer le droit de gréve, abolir les protections sociales pour renvoyer le salarié seul et isolé face aux directions, à la merci du marché (leur merci), qui veulent militariser les réponses à l'insécurité, ils savent de quoi ils parlent.
On notera que l'écologie arrive à faire tomber d'accord le RN, Zemmour et Bernard Henri-Levy, les magnats de la finance...c'est déjà un grand miracle XD.