Comme ça en passant - OUI MARINE LE PEN EST D'EXTREMENE DROITE
Posté : 23 novembre 2020 17:49
Oui, Marine Le Pen est d’extrême droite
On connaissait les grosses ficelles de Jean Marie Le Pen, voici les câbles de Marine. Depuis aujourd’hui, la voilà qui menace même d’attaquer en justice « tous ceux qui diront qu’elle est d’extrême droite ».
Incroyable et loufoque.
On aurait presqu'envie de lui dire "Non mais allo quoi !"
C’est presque risible tellement c’est ridicule.
Elle ose même dire que « les origines du FN ne sont pas d’extrême droite ».
Connaît-elle l’histoire de son parti fondé le 5 octobre 1972 par une poignée de militants de l’extrême droite néo fasciste (comme François Duprat), ex collaborateur (comme François Brigneau), ex PPF (comme Victor Bathélémy), OAS ou autres groupuscules de la galaxie de l’extrême droite de l’époque (tel Jean-Pierre Stirbois) ? Ou, peut-être, se moque-t-elle tout simplement de nous ?
Ne soyons pas étonné toutefois par cette astuce. Elle n’est pas originale. Depuis toujours l’extrême droite ne veut pas qu’on l’appelle extrême droite. Jamais elle n’a assumé ce terme et surtout depuis l’horreur de la seconde guerre mondiale. A quelques exceptions près, les fascistes français des années 30 refusaient aussi qu’on les appelle fascistes. Toujours, cette famille politique a cherché à camoufler sa véritable identité. Elle prospère dans la confusion. Son slogan, c’est « ni droite, ni gauche ».
Moins les frontières politiques sont nettes, plus l’extrême droite est en forme. Parlant de lui, Jean Marie Le Pen, refusait systématiquement ce qualificatif et disait même parfois : « je suis, dans le fond, un démocrate churchillien ». Dans les années 80 et 90, personne ne le croyait bien sûr et cela ne faisait pas de doute qu’il était d’extrême droite (et même un vieux facho) pour la très grande majorité de notre pays.
Et voici que pour sa fille, les choses semblent moins nettes pour beaucoup de nos concitoyens, de journalistes ou observateurs. Où est né ce changement de perception ? Pourtant, Marine Le Pen s’est toujours revendiquée de la continuité de son père.
Il n’existe aucune déclaration de sa part qui prendrait des distances avec les 60 ans d’engagement politique de papa (ici en photo dans un des premiers meetings du FN avec François Brigneau ancien militant du parti collabo RNP de Marcel Déat, que Mme Le Pen ne qualifiera peut être pas d'extrême droite, qui sait ?). Elle a également été élue présidente du FN en 2011 avec le soutien actif de son père et non contre lui ni ses idées. Elle l’a ensuite toujours défendu, affirmant qu'il "avait toujours eu raison".
Toujours, avec une belle constance et fidélité, elle s'est placée dans son sillage. Sans cela, sa carrière politique n'aurait d'ailleurs jamais existé. Elle est une pure héritière, qui a essentiellement bénéficié de son nom pour faire de la politique.
La suite sur : https://blogs.mediapart.fr/edition/entr ... eme-droite
On connaissait les grosses ficelles de Jean Marie Le Pen, voici les câbles de Marine. Depuis aujourd’hui, la voilà qui menace même d’attaquer en justice « tous ceux qui diront qu’elle est d’extrême droite ».
Incroyable et loufoque.
On aurait presqu'envie de lui dire "Non mais allo quoi !"
C’est presque risible tellement c’est ridicule.
Elle ose même dire que « les origines du FN ne sont pas d’extrême droite ».
Connaît-elle l’histoire de son parti fondé le 5 octobre 1972 par une poignée de militants de l’extrême droite néo fasciste (comme François Duprat), ex collaborateur (comme François Brigneau), ex PPF (comme Victor Bathélémy), OAS ou autres groupuscules de la galaxie de l’extrême droite de l’époque (tel Jean-Pierre Stirbois) ? Ou, peut-être, se moque-t-elle tout simplement de nous ?
Ne soyons pas étonné toutefois par cette astuce. Elle n’est pas originale. Depuis toujours l’extrême droite ne veut pas qu’on l’appelle extrême droite. Jamais elle n’a assumé ce terme et surtout depuis l’horreur de la seconde guerre mondiale. A quelques exceptions près, les fascistes français des années 30 refusaient aussi qu’on les appelle fascistes. Toujours, cette famille politique a cherché à camoufler sa véritable identité. Elle prospère dans la confusion. Son slogan, c’est « ni droite, ni gauche ».
Moins les frontières politiques sont nettes, plus l’extrême droite est en forme. Parlant de lui, Jean Marie Le Pen, refusait systématiquement ce qualificatif et disait même parfois : « je suis, dans le fond, un démocrate churchillien ». Dans les années 80 et 90, personne ne le croyait bien sûr et cela ne faisait pas de doute qu’il était d’extrême droite (et même un vieux facho) pour la très grande majorité de notre pays.
Et voici que pour sa fille, les choses semblent moins nettes pour beaucoup de nos concitoyens, de journalistes ou observateurs. Où est né ce changement de perception ? Pourtant, Marine Le Pen s’est toujours revendiquée de la continuité de son père.
Il n’existe aucune déclaration de sa part qui prendrait des distances avec les 60 ans d’engagement politique de papa (ici en photo dans un des premiers meetings du FN avec François Brigneau ancien militant du parti collabo RNP de Marcel Déat, que Mme Le Pen ne qualifiera peut être pas d'extrême droite, qui sait ?). Elle a également été élue présidente du FN en 2011 avec le soutien actif de son père et non contre lui ni ses idées. Elle l’a ensuite toujours défendu, affirmant qu'il "avait toujours eu raison".
Toujours, avec une belle constance et fidélité, elle s'est placée dans son sillage. Sans cela, sa carrière politique n'aurait d'ailleurs jamais existé. Elle est une pure héritière, qui a essentiellement bénéficié de son nom pour faire de la politique.
La suite sur : https://blogs.mediapart.fr/edition/entr ... eme-droite