Ruffin s’exprimant sur Sanofi ou l’ absence générale de patriotisme économique
Posté : 14 janvier 2021 10:37
bonjour à vous tous
En s’exprimant sur ce cas particulier , cela va au-delà du cas sanofi… C’est la raison pour la quelleque je mets en parallèle c’est deux articles de source différente
https://actu.orange.fr/politique/pourqu ... woj2B.html
Interrogé sur le retard pris par les laboratoires français dans la course au vaccin contre le coronavirus, le député insoumis dénonce la "casse" de l'outil industriel français.
"Moi, je souhaite un vaccin français, avec une technologie française. Pourquoi on l'a pas?".
Parce qu'on a laissé casser Sanofi. Parce que Sanofi et la macronie sont liés", avance t-il. "J'accuse" que "cette complicité au sommet de l'Etat fait qu'il n'y a pas eu de regard sur la politique de Sanofi ces dernières années", a t-il lancé, indiquant qu'il allait demander une commission d'enquête sur le sujet. "Je vais demander qu'on enquête sur pourquoi on n'a pas de vaccin français et pourquoi on a laissé casser le principal outil sanitaire de l'industrie pharmaceutique depuis une décennie dans ce pays".
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/c ... e-20200703
La crise liée au Covid-19 a montré les limites de la mondialisation. À rebours des dogmes européens sur le bénéfice pour le consommateur des échanges comme seul prisme de lecture, certains découvrent que les théories de la concurrence pure et parfaite révèlent des pratiques ni pures, ni parfaites.
Il ne saurait s’agir de fermer les frontières. Il s’agit en vérité de recouvrer une souveraineté par des libres échanges choisis, maîtrisés, équilibrés. Certains naïfs estiment que notre nécessaire souveraineté consiste à pouvoir produire sur le territoire national le triptyque médicaments, vêtements, nourriture. Consommer local et circuits courts voilà la nouvelle doxa… qui oublie par exemple l’énergie qui n’est pas toute renouvelable! La vieille autarcie des années 1930 est habillée aujourd’hui d’habits verts, rouges ou noirs… Il convient, de façon plus nuancée et plus efficace, de retrouver de la liberté stratégique, qui ne se confond pas avec une totale autonomie mais avec une authentique indépendance, c’est-à-dire avec la capacité à refuser les dépendances fabriquant mécaniquement de l’insécurité nationale.
La guerre économique domine le spectre des rapports de force entre les puissances mais la France recule toujours devant la prise de conscience de ce que chacun peut constater par lui-même, avec de très faibles moyens d’investigation… Par conséquent, la question demeure entière: pourquoi nos élites persistent-elles à nier la dominance de cette conflictualité déterminante pour l’avenir de la nation? Pourtant, Romain Gary l’évoquait déjà dans Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ; c’était en 1975… La Première Guerre économique mondiale fait rage depuis plus de quarante ans et nous autres Français prenons à peine conscience en 2020 que l’un de ses théâtres d’opération majeurs se trouve sur notre sol.
Ce qui vaut pour les échanges de biens et services, les chaînes de valeurs mondiales, vaut évidemment sur les capitaux, la propriété intellectuelle ou la gouvernance d’entreprise, l’intelligence économique en somme. Et voilà qu’avec la crise, on s’aperçoit que, là aussi, on manque cruellement d’armes économiques de souveraineté comme on manquait de masques ou de test. Les besoins en capitaux de nos entreprises vont-ils les précipiter vers l’ennemi? Chacun a en tête les routes de la Soie ou la prise de contrôle de l’aéroport de Toulouse - capitale européenne de l’aéronautique - par des investisseurs chinois. Mais au-delà de ces ingérences connues de tous, il est des centaines d’entreprises technologiques, stratégiques et de souveraineté qu’il convient de surveiller, de conserver.
bonne journée
En s’exprimant sur ce cas particulier , cela va au-delà du cas sanofi… C’est la raison pour la quelleque je mets en parallèle c’est deux articles de source différente
https://actu.orange.fr/politique/pourqu ... woj2B.html
Interrogé sur le retard pris par les laboratoires français dans la course au vaccin contre le coronavirus, le député insoumis dénonce la "casse" de l'outil industriel français.
"Moi, je souhaite un vaccin français, avec une technologie française. Pourquoi on l'a pas?".
Parce qu'on a laissé casser Sanofi. Parce que Sanofi et la macronie sont liés", avance t-il. "J'accuse" que "cette complicité au sommet de l'Etat fait qu'il n'y a pas eu de regard sur la politique de Sanofi ces dernières années", a t-il lancé, indiquant qu'il allait demander une commission d'enquête sur le sujet. "Je vais demander qu'on enquête sur pourquoi on n'a pas de vaccin français et pourquoi on a laissé casser le principal outil sanitaire de l'industrie pharmaceutique depuis une décennie dans ce pays".
https://www.lefigaro.fr/vox/politique/c ... e-20200703
La crise liée au Covid-19 a montré les limites de la mondialisation. À rebours des dogmes européens sur le bénéfice pour le consommateur des échanges comme seul prisme de lecture, certains découvrent que les théories de la concurrence pure et parfaite révèlent des pratiques ni pures, ni parfaites.
Il ne saurait s’agir de fermer les frontières. Il s’agit en vérité de recouvrer une souveraineté par des libres échanges choisis, maîtrisés, équilibrés. Certains naïfs estiment que notre nécessaire souveraineté consiste à pouvoir produire sur le territoire national le triptyque médicaments, vêtements, nourriture. Consommer local et circuits courts voilà la nouvelle doxa… qui oublie par exemple l’énergie qui n’est pas toute renouvelable! La vieille autarcie des années 1930 est habillée aujourd’hui d’habits verts, rouges ou noirs… Il convient, de façon plus nuancée et plus efficace, de retrouver de la liberté stratégique, qui ne se confond pas avec une totale autonomie mais avec une authentique indépendance, c’est-à-dire avec la capacité à refuser les dépendances fabriquant mécaniquement de l’insécurité nationale.
La guerre économique domine le spectre des rapports de force entre les puissances mais la France recule toujours devant la prise de conscience de ce que chacun peut constater par lui-même, avec de très faibles moyens d’investigation… Par conséquent, la question demeure entière: pourquoi nos élites persistent-elles à nier la dominance de cette conflictualité déterminante pour l’avenir de la nation? Pourtant, Romain Gary l’évoquait déjà dans Au-delà de cette limite votre ticket n’est plus valable ; c’était en 1975… La Première Guerre économique mondiale fait rage depuis plus de quarante ans et nous autres Français prenons à peine conscience en 2020 que l’un de ses théâtres d’opération majeurs se trouve sur notre sol.
Ce qui vaut pour les échanges de biens et services, les chaînes de valeurs mondiales, vaut évidemment sur les capitaux, la propriété intellectuelle ou la gouvernance d’entreprise, l’intelligence économique en somme. Et voilà qu’avec la crise, on s’aperçoit que, là aussi, on manque cruellement d’armes économiques de souveraineté comme on manquait de masques ou de test. Les besoins en capitaux de nos entreprises vont-ils les précipiter vers l’ennemi? Chacun a en tête les routes de la Soie ou la prise de contrôle de l’aéroport de Toulouse - capitale européenne de l’aéronautique - par des investisseurs chinois. Mais au-delà de ces ingérences connues de tous, il est des centaines d’entreprises technologiques, stratégiques et de souveraineté qu’il convient de surveiller, de conserver.
bonne journée