L’Allemagne ferme ses frontières mais l’UE voit rouge
Posté : 17 février 2021 17:14
bonjour
https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 97795.html
« L'Allemagne a fermé dimanche certaines de ses frontières, avec la République tchèque et la région du Tyrol en Autriche. Une mesure qui suscite des critiques de l'Union européenne.
Pour faire face aux différents variants du Sars-CoV-2, l'Allemagne a fermé certaines de ses frontières dimanche 14 février. Sont concernées celles avec la République tchèque et le Tyrol autrichien. Si Berlin est favorable à une Europe sans frontières, "il y a un moment lors d'une pandémie où il faut prendre de telles décisions pour préserver la santé publique", a fait valoir le ministre de la Santé allemand, Jens Spahn, dans le quotidien Sueddeutsche Zeitung (article payant, en allemand). La mesure a aussitôt été vivement critiquée au sein de l'Union européenne.
"La Commission européenne est préoccupée par les récentes décision unilatérales" en matière de frontières, a ainsi réagi le commissaire à la justice Didier Reynders. "Le virus ne se laissera pas arrêter par des frontières fermées", a de son côté estimé la commissaire européenne à la santé Stella Kyriakides dans le quotidien allemand Augsburger Allgemeine. Dans quelle mesure, la fermeture des frontières est-elle efficace pour endiguer la pandémie ?... »
l’Allemagne est dans son plein droit. Il existe en effet des exceptions à la liberté de circulation des personnes au sein de l’UE. L’article 45, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, prévoit que tout État membre peut limiter l'entrée ou le séjour de certains travailleurs « pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique et de santé publique ». La pandémie de coronavirus correspond bien à ce dernier point.
L’Europe souhaitait amorcer une gestion commune de la pandémie, mais force est de constater que les réflexes nationaux sont plus forts. Face aux moments de grands dangers, l’échelle décisionnelle la plus pertinente semble toujours être celle de l’État-nation souverain en dépit de tous les grands principes mis en branle par la machine institutionnelle bruxelloise supranationale
Ne soyons pas pour autant surpris de l’attitude de Merkel. Si l’on analyse de façon réaliste la politique européenne allemande, on se rend assez vite compte que, outre-Rhin, on soutient tantôt une vision supranationale de l’Europe pour gagner en puissance tantôt, on affirme ses intérêts nationaux
À vrai dire, presque tous les pays agissent ainsi, défendant par tous les moyens leurs intérêts supérieurs.( sur ce sujet et bien d’autres) Mais Seul Macron et l’Union Européenne, semblent encore s’étonner
https://www.francetvinfo.fr/sante/malad ... 97795.html
« L'Allemagne a fermé dimanche certaines de ses frontières, avec la République tchèque et la région du Tyrol en Autriche. Une mesure qui suscite des critiques de l'Union européenne.
Pour faire face aux différents variants du Sars-CoV-2, l'Allemagne a fermé certaines de ses frontières dimanche 14 février. Sont concernées celles avec la République tchèque et le Tyrol autrichien. Si Berlin est favorable à une Europe sans frontières, "il y a un moment lors d'une pandémie où il faut prendre de telles décisions pour préserver la santé publique", a fait valoir le ministre de la Santé allemand, Jens Spahn, dans le quotidien Sueddeutsche Zeitung (article payant, en allemand). La mesure a aussitôt été vivement critiquée au sein de l'Union européenne.
"La Commission européenne est préoccupée par les récentes décision unilatérales" en matière de frontières, a ainsi réagi le commissaire à la justice Didier Reynders. "Le virus ne se laissera pas arrêter par des frontières fermées", a de son côté estimé la commissaire européenne à la santé Stella Kyriakides dans le quotidien allemand Augsburger Allgemeine. Dans quelle mesure, la fermeture des frontières est-elle efficace pour endiguer la pandémie ?... »
l’Allemagne est dans son plein droit. Il existe en effet des exceptions à la liberté de circulation des personnes au sein de l’UE. L’article 45, paragraphe 3, du traité sur le fonctionnement de l’Union Européenne, prévoit que tout État membre peut limiter l'entrée ou le séjour de certains travailleurs « pour des raisons d'ordre public, de sécurité publique et de santé publique ». La pandémie de coronavirus correspond bien à ce dernier point.
L’Europe souhaitait amorcer une gestion commune de la pandémie, mais force est de constater que les réflexes nationaux sont plus forts. Face aux moments de grands dangers, l’échelle décisionnelle la plus pertinente semble toujours être celle de l’État-nation souverain en dépit de tous les grands principes mis en branle par la machine institutionnelle bruxelloise supranationale
Ne soyons pas pour autant surpris de l’attitude de Merkel. Si l’on analyse de façon réaliste la politique européenne allemande, on se rend assez vite compte que, outre-Rhin, on soutient tantôt une vision supranationale de l’Europe pour gagner en puissance tantôt, on affirme ses intérêts nationaux
À vrai dire, presque tous les pays agissent ainsi, défendant par tous les moyens leurs intérêts supérieurs.( sur ce sujet et bien d’autres) Mais Seul Macron et l’Union Européenne, semblent encore s’étonner