Inquiétudes sur les déficits et la dette de la Sécurité Sociale.
Posté : 18 février 2021 05:47
Le montant estimé de la «dette Covid» à 136 milliards d’euros s’avère d’ores et déjà «insuffisant», selon le Haut Conseil du financement de la protection sociale.
La «dette Covid» doit être transférer à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades).
https://www.lefigaro.fr/social/inquietu ... u-20210217
La «dette Covid» doit être transférer à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades).
Source:Le Figaro.
À peine votée, déjà caduque: la reprise de dette approuvée l’été dernier ne suffira pas à reboucher un «trou de la Sécu» qui continuera de se creuser, constate le Haut Conseil du financement de la protection sociale (HCFiPS) dans une note mise en ligne sur son site internet.
L’instance consultative s’interroge sur «la temporalité du remboursement de la dette sociale et le retour à l’équilibre des comptes courants», après la loi du 7 août dernier.
Celle-ci prévoit de transférer à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), 136 milliards d’euros correspondant à l’évaluation de la dette Covid.
Cette somme comprend les 13 milliards de passif des hôpitaux, auxquels s’ajoutent 31 milliards pour solde de tout compte des déficits passés jusqu’en 2019 et 92 milliards au titre des pertes à venir entre 2020 et 2023 en raison de l’épidémie.
Pour permettre d’apurer cette dette, la Cades, qui devait s’éteindre en 2024 a été prolongée jusqu’en 2033.
«Situation intenable»:
Or, selon l’organisme, le montant global de 136 milliards s’avère d’ores et déjà «insuffisant pour couvrir les déficits anticipés sur ces quatre exercices», puisque les pertes de 2020 à 2023 sont désormais évaluées à près de 133 milliards d’euros dans le budget de la Sécu adopté en décembre, au lieu des 92 milliards estimés initialement.
C’est aussi sans compter sur les 20 milliards supplémentaires attendus en 2024 «et les déficits probables qui seront observés sur les exercices suivants».
Par ailleurs, le rapport pointe du doigt la «situation intenable» de l’assurance-chômage, dont le déficit aurait explosé à 20,5 milliards d’euros l’an dernier, selon la Direction du Trésor, bien au-delà des 18,7 milliards envisagés en octobre par l’Unedic. Et ce en majeure partie du fait du déploiement massif du chômage partiel, qui a concerné au plus haut de la crise, soit en avril, jusqu’à 9 millions de Français.
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