Tribune: "Ou est la Gauche pour défendre les minorités persécutées par les islamistes" ?
Posté : 10 mars 2021 06:04
Laurence Taillade regrette qu'une partie de la gauche préfère soutenir les indigénistes que défendre les minorités persécutées par les islamistes en Irak ou au Nigéria par exemple. Et elle pointe du doigt ses contradictions.
Laurence Taillade est essaiyiste. Elle est aussiprésidente du du Parti républicain solidariste.
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/ou-es ... s-20210309
Laurence Taillade est essaiyiste. Elle est aussiprésidente du du Parti républicain solidariste.
Source:Le Figaro.
Les enlèvements de jeunes filles au Nigéria par Boko Haram se succèdent depuis 2014. Le dernier rapt datant du 25 février 2021 n'a guère suscité de réactions politiques dans notre pays.
En Irak, ce sont les femmes yézidies, une minorité kurde vivant au nord-ouest, qui sont les martyres en masse de Daesh, dans le silence assourdissant des autorités internationales.
Selon M. Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU, plusieurs minorités seraient victimes de crimes contre l'humanité, de crimes de guerre et d'autres violations très graves des droits de l'homme, avec une cible privilégiée que sont les femmes et les filles.
Le point commun entre ces victimes est qu'elles appartiennent à des minorités ethniques et religieuses, pour la grande majorité. L'idéologie défendue par les groupes terroristes qui sévissent dans ces régions est incompatible avec la diversité.
La destinée de ces jeunes femmes est toujours la même. Considérées comme de vulgaires marchandises, elles sont négociées contre des rançons exigées auprès des familles ou des autorités pour une partie, réduites en esclavage pour d'autres, et donc destinées à être mariées de force, violées.
Leurs ventres deviennent des armes de guerre destinées à enfanter une armée de jeunes djihadistes dociles.
Les enlèvements spectaculaires sont aussi un acte terroriste à part entière, dès lors qu'ils anesthésient les populations cibles de tout acte de rébellion, de peur de voir l'un des membres de leur famille enlevé et vendu.
En effet, le commerce d'êtres humains reste une pratique rémunératrice pour ces groupes armés qui n'ont aucune considération pour leurs congénères. Cette coutume est inscrite dans leur histoire depuis de nombreuses années. Or, l'exemple suivi par ces guerriers est celle du prophète qui, lui-même, avait déjà des procédés similaires.
...."Le commerce d'êtres humains reste une pratique rémunératrice pour ces groupes armés qui n'ont aucune considération pour leurs congénères.":
(Laurence Taillaide)
Dans la partie médinique du Coran, à partir de 622, le dogme divise le monde en deux parties. D'un côté les infidèles, qui doivent être soumis ou convertis, habitant des régions gouvernées par des impies, de l'autre les régions dominées par la juridiction islamique.
Les grandes conquêtes islamiques du VIIe siècle ont entraîné la capture de nombreux prisonniers. Ces prisonniers tantôt tués, tantôt employés à grossir les rangs de guerriers furent aussi réduits à l'état d'esclaves domestiques. Très rapidement, des négociations ont lieu avec les rois et autres dignitaires locaux. Ils obtiennent d'être maintenus en place contre un tribut en femmes et hommes esclaves.
En parallèle, en Méditerranée, des razzias sont menées par des corsaires arabes sur les côtes Nord et Ouest du bassin méditerranéen.
Ces esclaves, principalement issus de peuples noirs font l'objet d'un commerce permettant tant de servir dans les mines de sel que de remplir l'office de personnel de maison. Les plus belles femmes étaient, elles, destinées aux harems de sultans. Leurs corps devenaient des objets de plaisir et des matrices pour assurer une lignée nombreuse à ceux-ci.
Ces derniers n'hésitaient pas à reconnaître les enfants nés de ces unions forcées, même si rares sont ces descendants d'esclaves qui pouvaient prétendre à hériter des biens et titres de leur géniteur.
Si la pratique est ancestrale, il existe, de plus, une législation qui ne laisse aucun doute sur l'infériorité du mécréant, dans le Coran. Le statut de Dhimmi, une citoyenneté de seconde classe conditionnée au paiement d'un impôt, est imposé aux populations colonisées qui ne souhaitent pas se convertir et rester en vie. Il se doublait d'une obligation vestimentaire, pour les rendre reconnaissables, dont le jaune est resté pour les juifs, autrefois sous forme d'une rouelle.
Le commerce d'esclaves a perduré jusqu'au XXe siècle. Il fait des arabo-musulmans les plus grands persécuteurs du peuple noir. L'évaluation la plus probable évoque 17 millions de victimes.
...."Si la pratique est ancestrale, il existe, de plus, une législation qui ne laisse aucun doute sur l'infériorité du mécréant, dans le Coran."
(Laurence Taillade)
Les sources idéologiques des groupes terroristes actuels sont celles d'une lecture puriste du Coran, reprenant la vie et les pratiques de leur prophète comme modèle, ce qui pourrait expliquer la fuite, suite aux persécutions, des minorités ethniques ou religieuses des territoires conquis de l'islamisme.
En France, le courant salafiste propose à ses fidèles de suivre la voie des salafs comme seul islam qu'ils qualifient de pur et authentique. Il s'agit des trois premières générations de compagnons du prophète Mahommet. Toute autre forme de pratique est rejetée. L'inquiétude du séparatisme émanant de cette pratique rigoriste de l'islam devrait mener tout politique responsable à se détourner de relations ambiguës avec ces groupes aux dérives sectaires.
Or, dès 1920 et le Congrès des peuples d'Orient, l'Histoire nous démontre que la gauche révolutionnaire s'est objectivement rangée du côté des islamistes. Ces marxistes se sont trouvé des combats communs et une opportunité de déstabiliser l'ordre en place.
Optant pour le vocabulaire des Frères musulmans et donnant crédit au terme d'islamophobie, d'un côté, intégrant dans leurs rangs les tenants des théories racialistes de l'autre, ils en ont aussi adopté les causes:
La lutte contre l'État d'Israël et l'impérialisme blanc, principalement. Substituant la lutte des races à la lutte des classes, dans des alliances d'opportunité, ils ont trouvé dans ces nouveaux damnés de la terre de parfaits alliés, au point de pactiser avec d'authentiques racistes, idéologie qu'ils se sont toujours défendus d'épouser, ou avec des régimes autoritaires. On les voit à l'œuvre en 1979, soutenant les Mollahs en Iran, par exemple.
Force est de constater que cette gauche française, si prompte à soutenir ces indigénistes et autres militants post-coloniaux qui accusent l'Occident et la France en particulier, de crimes contre l'humanité et de complaisance avec l'esclavagisme, ne semble pas très prompte à donner de la voix pour prendre la défense de minorités victimes de l'idéologie à laquelle elle s'associe dans des manifestations de la honte.
...."L'Histoire nous démontre que la gauche révolutionnaire s'est objectivement rangée du côté des islamistes":
(Laurence Taillade)
Eux qui prétendent défendre la liberté se crispent lorsque l'on aborde le symbole du voilement des femmes, qu'ils décorrèlent immédiatement des régimes islamistes qui l'imposent par la force à la moitié de leur population.
Pas un mot pour ces communautés minoritaires dans la bouche de ces prétendues féministes, écologistes et gauchistes révolutionnaires. Pas une manifestation à l'horizon pour demander la fin de ces exactions. Il faut dire que cela ferait mauvais genre quand on a passé son temps à s'afficher aux côtés du CCIF et autres leaders islamistes.
Il semble que leur indignation soit à géométrie variable. Encore une démonstration, s'il en était besoin, que l'islamogauchisme est bien une réalité.
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/ou-es ... s-20210309