Etats-Unis / Russie...Ca faisait longtemps...
Posté : 18 mars 2021 14:49
..............................«C’est celui qui le dit qui l’est»: L’étonnante réplique de Poutine, qualifié de «tueur» par Biden..........................
Pour la Russie, le nouveau président américain, en qualifiant mercredi son homologue russe de « tueur », fait le choix de corser un peu plus des relations diplomatiques tendues.
Moscou a dès mercredi annoncé rappeler son ambassadeur de Washington, une démarche rare.
https://www.leparisien.fr/international ... X2XI5I.php
Pour la Russie, le nouveau président américain, en qualifiant mercredi son homologue russe de « tueur », fait le choix de corser un peu plus des relations diplomatiques tendues.
Moscou a dès mercredi annoncé rappeler son ambassadeur de Washington, une démarche rare.
Source:Le Parisien.
Les échanges feutrés propres à la diplomatie, ce n’est pas pour eux. Qualifié de « tueur » par Joe Biden dans une interview, Vladimir Poutine a finalement répliqué ce jeudi, d’un laconique :
« C’est celui qui le dit qui l’est ». Peu avant, le Kremlin s’était contenté de souligner que président américain « ne veut clairement pas améliorer les relations » entre Moscou et Washington.
Rembobinons d’une journée. Invité par un journaliste de la chaîne ABC à donner son avis sur son homologue russe mercredi, le président américain a laissé entendre mercredi que Vladimir Poutine aurait bientôt à « payer le prix » d’une supposée ingérence russe dans la campagne présidentielle de 2020.
Il a également répondu à l’affirmative à la question de savoir si le président russe était un tueur, sans que l’on sache exactement à quoi le journaliste faisait référence.
L’ensemble de ces propos a immédiatement été qualifié par le président de la chambre basse du Parlement russe Viatcheslav Volodine d’« insulte » aux Russes et d’« attaque » contre son pays. Un vice-président de la chambre haute, Konstantin Kossatchev, a lui demandé « des explications et des excuses ».
Le rappel, rare, de l’ambassadeur russe hors des Etats-Unis:
Moscou, qui a toujours démenti les accusations d’ingérence dans les deux dernières présidentielles américaines, a dès mercredi annoncé rappeler son ambassadeur, Anatoly Antonov, de Washington.
Celui-ci partira samedi pour des consultations « sur les moyens de corriger la relation russo-américaine », selon son ambassade.
Selon elle, les « déclarations irréfléchies de responsables américains risquent d’entraîner l’effondrement de relations déjà excessivement conflictuelles ». Le rappel d’un ambassadeur est une chose rare dans l’action diplomatique russe.
« Je n’ai pas le souvenir d’une telle démarche », a relevé Maria Zakharova, la porte-parole de la diplomatie russe. Le département d’Etat américain a lui assuré à qu’il ne prévoyait pas de rappeler son propre représentant à Moscou.
« Ces propos du président américain sont très mauvais. Il ne veut clairement pas améliorer les relations avec notre pays », a réagi ce jeudi auprès de la presse le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. « Et c’est de ce principe que nous allons désormais partir », prévient-il.
Une coopération naissante tuée dans l’œuf ?
Vladimir Poutine a donc fini par lui aussi réagir ce jeudi, indiquant que Moscou travaillera désormais avec les Etats-Unis, « là ou c’est avantageux ». Biden avait lui affirmé vouloir « travailler » avec les Russes, « quand c’est dans notre intérêt commun »…
Annexion de la Crimée, guerre en Ukraine, conflit en Syrie ou encore l’empoisonnement et l’emprisonnement de l’opposant russe Alexeï Navalny… De nombreux événements ont crispé les relations russo-américaines et russo-occidentales au cours des dernières années. De multiples trains de sanctions et contre-sanctions ont été adoptés en conséquence.
Le gouvernement américain a annoncé mercredi encore qu’il étendait les restrictions d’exportation de produits sensibles vers la Russie. Jeudi, le G7 a lui une fois de plus dénoncé « l’occupation » de la Crimée par la Russie.
Le président Biden affiche depuis son arrivée à la Maison Blanche en janvier une grande fermeté à l’égard du Kremlin, par opposition avec la bienveillance souvent reprochée à son prédécesseur Donald Trump jusque dans son camp républicain.
Mais la brusque dégradation des rapports russo-américains depuis l’interview de mercredi pourrait menacer la coopération naissante sur des dossiers d’intérêt commun, comme les arsenaux nucléaires, le dossier iranien ou encore la crise climatique.
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