Xavier Bertrand veut baisser les impôts de production pour doper l'industrie
Posté : 12 avril 2021 15:17
Candidat à la présidentielle de 2022, l'ex-LR propose, dans un entretien, de baisser de moitié les impôts de production pour améliorer la compétitivité de la France.
L'ex-LR Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle de 2022, promet dans une interview aux Échos lundi 12 avril de doper l'industrie, s'il est élu, en baissant de moitié les impôts touchant la production. «Nous ne relèverons le pays que si nous réussissons à le réindustrialiser», plaide le président des Hauts-de-France.
Xavier Bertrand propose de réduire de moitié les impôts de production, «ce qui représente 33 milliards d'euros, pour revenir à la moyenne de la zone euro». Il promet «une compensation par l'État aux collectivités concernées», et assure qu'une telle réforme se ferait sans «augmentation du niveau des prélèvements obligatoires». «Nous financerons les baisses de rentrées fiscales notamment par des efforts sur la dépense publique. Je ne laisserai ni filer les déficits ni augmenter la dette», promet-il.
Plus de pouvoirs aux préfets
Parmi les autres mesures proposées pour l'industrie, Xavier Bertrand évoque un «crédit d'impôt de production» associé à «tout investissement productif» dans l'industrie et prenant modèle sur le crédit d'impôt recherche existant. Il veut aussi «mettre en place dans chaque région une 'task force' permanente réunissant les services de l'État et les collectivités locales pour diviser par deux au moins les délais d'instruction des dossiers d'implantation». Un «pouvoir d'adaptation de la réglementation nationale» serait ainsi laissé aux préfets.
Sur le plan européen, il taxe l'Europe de «naïveté» et réclame «un principe de réciprocité, et interdire l'accès à nos marchés publics pour des pays qui n'ouvrent pas les leurs». Il demande aussi «un mécanisme pour contrer l'extraterritorialité du droit américain qui pénalise scandaleusement nos entreprises».
Selon un sondage Ifop-Fiducial publié dimanche, Xavier Bertrand serait, à un an du scrutin, le mieux placé pour incarner la droite en 2022. Les intentions de vote lui accordent 16% au premier tour, contre 11% si la candidate est Valérie Pécresse, 7% s'il s'agit de Laurent Wauquiez et 6% dans le cas de Bruno Retailleau. Invité à commenter cette étude qui le place en 3e position de la course à l'Élysée, avec une dizaine de points de retard sur respectivement le président sortant Emmanuel Macron et la candidate du RN Marine Le Pen, Xavier Bertrand affirme aux Échos que «ce duel annoncé n'aura pas lieu, car les Français n'en veulent pas. Il nous plongerait à coup sûr dans une crise alors que notre pays a besoin d'apaisement et d'espoir.»
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/xav ... 0412[quote][/quote]
Enfin un candidat qui propose des mesures concrètes pour améliorer notre compétitivité et réindustrialiser la France.
Cela fait du bien de voir que certains politiques sont prêts à agir là où c'est nécessaire et ne passent pas leur temps à "draguer" les électeurs comme les populistes LFI et RN.
L'ex-LR Xavier Bertrand, candidat à la présidentielle de 2022, promet dans une interview aux Échos lundi 12 avril de doper l'industrie, s'il est élu, en baissant de moitié les impôts touchant la production. «Nous ne relèverons le pays que si nous réussissons à le réindustrialiser», plaide le président des Hauts-de-France.
Xavier Bertrand propose de réduire de moitié les impôts de production, «ce qui représente 33 milliards d'euros, pour revenir à la moyenne de la zone euro». Il promet «une compensation par l'État aux collectivités concernées», et assure qu'une telle réforme se ferait sans «augmentation du niveau des prélèvements obligatoires». «Nous financerons les baisses de rentrées fiscales notamment par des efforts sur la dépense publique. Je ne laisserai ni filer les déficits ni augmenter la dette», promet-il.
Plus de pouvoirs aux préfets
Parmi les autres mesures proposées pour l'industrie, Xavier Bertrand évoque un «crédit d'impôt de production» associé à «tout investissement productif» dans l'industrie et prenant modèle sur le crédit d'impôt recherche existant. Il veut aussi «mettre en place dans chaque région une 'task force' permanente réunissant les services de l'État et les collectivités locales pour diviser par deux au moins les délais d'instruction des dossiers d'implantation». Un «pouvoir d'adaptation de la réglementation nationale» serait ainsi laissé aux préfets.
Sur le plan européen, il taxe l'Europe de «naïveté» et réclame «un principe de réciprocité, et interdire l'accès à nos marchés publics pour des pays qui n'ouvrent pas les leurs». Il demande aussi «un mécanisme pour contrer l'extraterritorialité du droit américain qui pénalise scandaleusement nos entreprises».
Selon un sondage Ifop-Fiducial publié dimanche, Xavier Bertrand serait, à un an du scrutin, le mieux placé pour incarner la droite en 2022. Les intentions de vote lui accordent 16% au premier tour, contre 11% si la candidate est Valérie Pécresse, 7% s'il s'agit de Laurent Wauquiez et 6% dans le cas de Bruno Retailleau. Invité à commenter cette étude qui le place en 3e position de la course à l'Élysée, avec une dizaine de points de retard sur respectivement le président sortant Emmanuel Macron et la candidate du RN Marine Le Pen, Xavier Bertrand affirme aux Échos que «ce duel annoncé n'aura pas lieu, car les Français n'en veulent pas. Il nous plongerait à coup sûr dans une crise alors que notre pays a besoin d'apaisement et d'espoir.»
https://www.lefigaro.fr/conjoncture/xav ... 0412[quote][/quote]
Enfin un candidat qui propose des mesures concrètes pour améliorer notre compétitivité et réindustrialiser la France.
Cela fait du bien de voir que certains politiques sont prêts à agir là où c'est nécessaire et ne passent pas leur temps à "draguer" les électeurs comme les populistes LFI et RN.