Une tendance inquétante : la réassignation de genre chez l'enfant.
Posté : 07 juin 2021 01:09
On constate chez certains enfants une contrariété par rapport à leur sexe de naissance, qui se manifeste par un comportement, une identification au genre opposé.
Parmi eux, certains affirment à la fois un refus de leur sexe biologique et le désir d'appartenance au sexe opposé.
Le nom donné à ce phénomène est la dysphorie de genre et en France, environ 700 mineurs sont traités ou en attente de traitement dans un service spécialisé parisien, en vue d' une réassignation de genre. Ce traitement consiste en la prise de bloqueurs de la puberté dans un premier temps, puis d'hormones et enfin, d'une intervention chirurgicale.
Depuis 2013, ce sujet devenu médiatisé reçoit un accueil plutôt favorable.
Des films précurseurs comme ''ma vie en rose'' en 1997, ou plus récents comme ''Danish girl'' (2015) ou ''Girl'' (2018) ont popularisé le phénomène du trans-sexualisme, l'apparition télévisée de Baptiste, 8 ans allias Lilie et le combat de sa mère contre les institutions pour faire valoir sa nouvelle identité, le discours de Jesus Ramos allias Elsa 8 ans, devant le parlement d'Estramadure ou l'apparition de Stella dans c à vous plus récemment etc..
Récemment, j'ai regardé le documentaire ''petite fille'' de Sébastien Lifshitz, diffusé en 2020 sur Arte devant 1.375000 spectateurs puis disponible sur netflix, qui a connu un grand succès et d'innombrables témoignages émus et compatissants.
Le film se déroule dans une petite ville de Picardie où Karine est une mère de famille aisée, elle a une fille de 16 ans, un garçon de 12 ans, puis Sasha, notre héros-héroïne de 7 ans et un petit dernier de deux ans.
Par ses attitudes, ses préférences et ses jeux, Sasha a toujours eu des comportements de fille et un jour, vers l'âge de trois ans, il demande à sa mère : ''quand je serai grand, je serai une fille ? - mais non, tu ne pourras jamais être une fille, puisque tu es un garçon''
Bouleversée par ses pleurs et devant la détresse de Sasha qui veut être une fille, elle a décidé depuis ce jour qu'elle en ferait le combat de sa vie.
Ce combat commence à l'école, où l'institution refuse que Sasha soit considéré autrement que comme un garçon et ne peut donc pas s'y rendre habillé en fille à cause des tracasseries de ses camarades.
Le seul moyen d'y remédier est que soit reconnu son statut d'enfant dysphorique de genre.
Elle apprend que c'est possible, grâce à des consultations chez un pédopsychiatre, dans le service dédié de l'hôpital Robert Debré à Paris.
Karine se confie, pleure souvent et devient peu à peu le personnage central du film, on entendra très peu Sasha, toujours accompagné de sa mère et dont les mots et les pleurs répondent instantanément à ses sollicitations.
Elle raconte qu'elle a fait des fausses-couches et qu'avant la naissance de Sasha, elle avait rêvé enceinte d'avoir une fille. Elle nous dit avec une certaine naïveté : ''j'ai dû manger un truc, je ne sais pas...'' Apparemment, le sexe de son fils serait une erreur du destin.
Arrive le jour de la consultation à laquelle on assiste. La pédopsychiatre s'adresse à Sasha : '' qui es – tu, tu te sens quoi ? Sasha répond après quelque hésitation – heu..une fille, puis c'est sa mère, qui ajoute à sa place ce complément de la réponse que Sasha devait dire : une fille née dans un corps de garçon''.
Après trois consultations, le diagnostic de dysphorie de genre est établi, c'est une victoire et Sasha suivra le protocole de changement de sexe. (traitement de blocage de la puberté, prise d'hormones et plus tard, une castration qu'euphémise à peine l'expression : testicules maturés in – vitro).
Tout ça est bien émouvant et sincère, les images sont très soignées, comme la musique de grands compositeurs qui baigne ce documentaire d'une douceur triste, un film qui restera dans mon souvenir comme un sommet du militantisme ''par les sentiments.''
Quelques éléments de réflexion :
D'après l'IACAPAP (assoc. internationale de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et des professions associées)
''Il est également important d’examiner le contexte du développement de l’intérêt et du souhait pour l’autre genre, même si les désirs transitoires peuvent survenir dans le cadre de l’anxiété, d’autant plus que cela se rapporte à la mère comme principale figure d’attachement.
Dans certains cas, l’enfant peut être anxieux quant à la disponibilité de la mère et chercher du réconfort en adoptant un rôle féminin, dans d’autres cas, l’enfant peut être anxieux de l’acceptation de son sexe par la mère.''
Pourquoi est-t-il irresponsable d'engager des enfants dans un processus de changement de sexe ?
''Parce qu'à l'âge adulte, environ 90 % d'entre eux l'auront abandonné'', nous dit jean-claude Maleval, de l'Ecole Lacanienne. les recherches sont concordantes sur ce point :
le souhait de changement de sexe chez l'enfant n'est pas un prédicteur du trans-sexualisme, mais de l'homosexualité pour environ 70 % des cas, les autres enfants deviennent hétéroxexuels et seule une petite minorité parmi ces enfants persiste à souffrir de dysphorie de genre, soit 10 à 12 %.
De surcroît, même parmi ces derniers, tous ne se résolvent pas par l'engagement dans un processus de transition.
Quant à l'argument massue du suicide de ceux auxquels le changement de sexe ne serait pas accordé, il est irrecevable et se retourne même contre ceux qui l'avancent : le taux de suicidalité est très élevé chez les dysphoriques de genre, en moyenne, trois à cinq fois plus que dans la population générale et ce taux semble dans un premier temps confirmer la menace. Cependant, certains chercheurs observent ce paradoxe : bien qu'ils soient généralement satisfaits de leur transition, leur taux de suicidalité moyen reste le même après leur transition, ce qui n'a rien d'étonnant, vu que
tous les transsexuels s'accordent pour dire à quel point leur parcours est une épreuve et que l'insertion dans la nouvelle identité sociale est difficile.
Sachant que l'avenir le plus probable de la dysphorie de genre chez l'enfant est sa disparition et que le risque de suicide n'est pas accru par une réponse défavorable à la demande de changement de sexe, il faut répéter qu'il est iresponsable d'accéder à cette demande chez un enfant.
La transition médicale doit être réservée à des adultes décidés et avertis.''
https://www.youtube.com/watch?v=wj7AV2_7Ors
https://iacapap.org/content/uploads/H.3 ... R-2015.pdf
https://www.youtube.com/watch?v=n2q6YMSsWAo
Une réaction scandalisée de Tatiana Ventôse, une youtubeuse que j'apprécie :
https://www.youtube.com/watch?v=Wl-rKca72c8
Parmi eux, certains affirment à la fois un refus de leur sexe biologique et le désir d'appartenance au sexe opposé.
Le nom donné à ce phénomène est la dysphorie de genre et en France, environ 700 mineurs sont traités ou en attente de traitement dans un service spécialisé parisien, en vue d' une réassignation de genre. Ce traitement consiste en la prise de bloqueurs de la puberté dans un premier temps, puis d'hormones et enfin, d'une intervention chirurgicale.
Depuis 2013, ce sujet devenu médiatisé reçoit un accueil plutôt favorable.
Des films précurseurs comme ''ma vie en rose'' en 1997, ou plus récents comme ''Danish girl'' (2015) ou ''Girl'' (2018) ont popularisé le phénomène du trans-sexualisme, l'apparition télévisée de Baptiste, 8 ans allias Lilie et le combat de sa mère contre les institutions pour faire valoir sa nouvelle identité, le discours de Jesus Ramos allias Elsa 8 ans, devant le parlement d'Estramadure ou l'apparition de Stella dans c à vous plus récemment etc..
Récemment, j'ai regardé le documentaire ''petite fille'' de Sébastien Lifshitz, diffusé en 2020 sur Arte devant 1.375000 spectateurs puis disponible sur netflix, qui a connu un grand succès et d'innombrables témoignages émus et compatissants.
Le film se déroule dans une petite ville de Picardie où Karine est une mère de famille aisée, elle a une fille de 16 ans, un garçon de 12 ans, puis Sasha, notre héros-héroïne de 7 ans et un petit dernier de deux ans.
Par ses attitudes, ses préférences et ses jeux, Sasha a toujours eu des comportements de fille et un jour, vers l'âge de trois ans, il demande à sa mère : ''quand je serai grand, je serai une fille ? - mais non, tu ne pourras jamais être une fille, puisque tu es un garçon''
Bouleversée par ses pleurs et devant la détresse de Sasha qui veut être une fille, elle a décidé depuis ce jour qu'elle en ferait le combat de sa vie.
Ce combat commence à l'école, où l'institution refuse que Sasha soit considéré autrement que comme un garçon et ne peut donc pas s'y rendre habillé en fille à cause des tracasseries de ses camarades.
Le seul moyen d'y remédier est que soit reconnu son statut d'enfant dysphorique de genre.
Elle apprend que c'est possible, grâce à des consultations chez un pédopsychiatre, dans le service dédié de l'hôpital Robert Debré à Paris.
Karine se confie, pleure souvent et devient peu à peu le personnage central du film, on entendra très peu Sasha, toujours accompagné de sa mère et dont les mots et les pleurs répondent instantanément à ses sollicitations.
Elle raconte qu'elle a fait des fausses-couches et qu'avant la naissance de Sasha, elle avait rêvé enceinte d'avoir une fille. Elle nous dit avec une certaine naïveté : ''j'ai dû manger un truc, je ne sais pas...'' Apparemment, le sexe de son fils serait une erreur du destin.
Arrive le jour de la consultation à laquelle on assiste. La pédopsychiatre s'adresse à Sasha : '' qui es – tu, tu te sens quoi ? Sasha répond après quelque hésitation – heu..une fille, puis c'est sa mère, qui ajoute à sa place ce complément de la réponse que Sasha devait dire : une fille née dans un corps de garçon''.
Après trois consultations, le diagnostic de dysphorie de genre est établi, c'est une victoire et Sasha suivra le protocole de changement de sexe. (traitement de blocage de la puberté, prise d'hormones et plus tard, une castration qu'euphémise à peine l'expression : testicules maturés in – vitro).
Tout ça est bien émouvant et sincère, les images sont très soignées, comme la musique de grands compositeurs qui baigne ce documentaire d'une douceur triste, un film qui restera dans mon souvenir comme un sommet du militantisme ''par les sentiments.''
Quelques éléments de réflexion :
D'après l'IACAPAP (assoc. internationale de la psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent et des professions associées)
''Il est également important d’examiner le contexte du développement de l’intérêt et du souhait pour l’autre genre, même si les désirs transitoires peuvent survenir dans le cadre de l’anxiété, d’autant plus que cela se rapporte à la mère comme principale figure d’attachement.
Dans certains cas, l’enfant peut être anxieux quant à la disponibilité de la mère et chercher du réconfort en adoptant un rôle féminin, dans d’autres cas, l’enfant peut être anxieux de l’acceptation de son sexe par la mère.''
Pourquoi est-t-il irresponsable d'engager des enfants dans un processus de changement de sexe ?
''Parce qu'à l'âge adulte, environ 90 % d'entre eux l'auront abandonné'', nous dit jean-claude Maleval, de l'Ecole Lacanienne. les recherches sont concordantes sur ce point :
le souhait de changement de sexe chez l'enfant n'est pas un prédicteur du trans-sexualisme, mais de l'homosexualité pour environ 70 % des cas, les autres enfants deviennent hétéroxexuels et seule une petite minorité parmi ces enfants persiste à souffrir de dysphorie de genre, soit 10 à 12 %.
De surcroît, même parmi ces derniers, tous ne se résolvent pas par l'engagement dans un processus de transition.
Quant à l'argument massue du suicide de ceux auxquels le changement de sexe ne serait pas accordé, il est irrecevable et se retourne même contre ceux qui l'avancent : le taux de suicidalité est très élevé chez les dysphoriques de genre, en moyenne, trois à cinq fois plus que dans la population générale et ce taux semble dans un premier temps confirmer la menace. Cependant, certains chercheurs observent ce paradoxe : bien qu'ils soient généralement satisfaits de leur transition, leur taux de suicidalité moyen reste le même après leur transition, ce qui n'a rien d'étonnant, vu que
tous les transsexuels s'accordent pour dire à quel point leur parcours est une épreuve et que l'insertion dans la nouvelle identité sociale est difficile.
Sachant que l'avenir le plus probable de la dysphorie de genre chez l'enfant est sa disparition et que le risque de suicide n'est pas accru par une réponse défavorable à la demande de changement de sexe, il faut répéter qu'il est iresponsable d'accéder à cette demande chez un enfant.
La transition médicale doit être réservée à des adultes décidés et avertis.''
https://www.youtube.com/watch?v=wj7AV2_7Ors
https://iacapap.org/content/uploads/H.3 ... R-2015.pdf
https://www.youtube.com/watch?v=n2q6YMSsWAo
Une réaction scandalisée de Tatiana Ventôse, une youtubeuse que j'apprécie :
https://www.youtube.com/watch?v=Wl-rKca72c8