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Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 08:08
par Fonck1
Condamnés à 20 ans de réclusion en Républicaine dominicaine, deux pilotes français à qui l'on reproche d’avoir participé à trafic de cocaïne transatlantique par avion privé, seront rejugés le 7 juin en France. À leurs côtés, les deux dirigeants de la compagnie aérienne déjà condamnés à six ans de prison. Retour sur ce dossier.
19 mars 2013, 22 h 20, aéroport de Punta Cana, un Falcon 50 d’une compagnie d’aviation privée s’apprête à décoller pour Saint-Tropez lorsque des policiers dominicains cagoulés et armés encerclent l’appareil. Un hélicoptère en vol stationnaire s’agite au-dessus du jet privé obligeant les pilotes à éteindre le moteur et les passagers à descendre. Menottés au sol, les occupants assistent médusés à la saisie du contenu de la soute : 26 valises contenant 700 kg de cocaïne d’une valeur de plus de 10 millions d’euros. Pascal Fauret, 55 ans, le commandant de bord, et Bruno Odos, 54 ans, le copilote, tous deux anciens pilotes de l’aéronautique navale, ainsi que les deux passagers, Nicolas Pisapia, 38 ans et Alain Castany, 67 ans, sont embarqués manu militari puis incarcérés.
Une opération coup de poing mise en place après un signalement transmis par des employés de l’aéroport de Saint-Tropez trois mois plus tôt. En effet, le 9 décembre 2012, à l’atterrissage du même Falcon 50 en provenance des Açores, deux voitures avaient été autorisées à s’approcher de l’avion par un douanier sans motif de service établi, et avaient déchargé 10 valises de 30 kg chacune dont le contenu était inconnu. À la manœuvre de l’avion, Pascal Fauret et Bruno Odos, en cabine, Nicolas Pisapia. Intrigués par cette scène, les employés de l'aéroport avaient alerté les gendarmes. Depuis, les occupants du jet faisaient l’objet d’une étroite surveillance téléphonique ordonnée par la juge d'instruction marseillaise Christine Saunier-Ruellan, saisie du dossier, et qui suppose alors que les bagages contenaient de la cocaïne.
« 15 jours de cachot, entassés dans une cellule de 25 mètres carrés avec une quarantaine de détenus »
Cette expédition aurait servi de « vol test » pour celui du 19 mars 2013, et un autre un peu plus tôt en provenance de Quito, en Équateur, avec le même Falcon, les mêmes pilotes, toujours Nicolas Pisapia et Alain Castagny, quatrième mousquetaire considéré par la justice comme l’apporteur d'affaires. Cette fois-ci, l’avion avait atterri au Bourget à vide. Trois rotations suspectes aux yeux de la justice qui estime que les quatre hommes, aidés de complices, auraient aidé à l'importation de stupéfiants en bande organisée.
Placés en détention provisoire à la prison de Higüey, située à 45 minutes à l’ouest de Punta Cana, les quatre Français contestent toute implication. Après plusieurs reports et une incarcération « épouvantable » - « 15 jours de cachot, entassés dans une cellule de 25 mètres carrés avec une quarantaine de détenus » dénoncent-ils, puis 15 mois dans un quartier de haute sécurité – leur procès s’ouvre devant le tribunal de Saint-Domingue en mars 2015. Jugés aux côtés de dix autres accusés, un civil et neuf militaires, Les pilotes nient farouchement avoir eu connaissance de la nature de la cargaison qu’ils transportaient. Selon la réglementation internationale, ils n'ont pas vocation à contrôler les bagages de leurs passagers dans le cadre d'un vol commercial. « C’est indiscret. Pour faire fuir le client, on ne fait pas mieux », explique Pascal Fauret, le commandant de bord.
« On a affaire à un pays où la justice ne peut pas porter ce nom »
Leurs deux passagers nient tout aussi catégoriquement leur participation. Tous sous-entendent que l’arrestation spectaculaire à Punta Cana était une mise en scène destinée à redorer le blason de la police locale. « Un simulacre d’arrestation, un coup monté. Nous n'avons jamais été auditionnés par les Dominicains. Seulement 10 minutes par la DEA (agence antidrogue) américaine. L'histoire s'est écrite sans nous. »
À l’issue de l’audience, les quatre accusés sont reconnus coupables et condamnés à vingt ans de prison. Un verdict inattendu qui suscite aussitôt de vives réactions. Quelques jours plus tard, les familles de Pascal Fauret et Bruno Odos remettent une lettre en mains propres à François Hollande, en marge d'un déplacement en Isère, pour demander « au gouvernement français d’intervenir » et d’offrir aux condamnés un « procès équitable dans un pays de droit ». « Tout est illégal dans ce procès. Le procureur n’a pas arrêté de mentir, de changer de version au fil des audiences. Il n’a pu apporter aucune preuve de la culpabilité de Pascal et Bruno. On a affaire à un pays où la justice ne peut pas porter ce nom », lâche effondrée Sabine, l'épouse de Pascal Fauret, à plusieurs journaux nationaux.
ÉVASION ROCAMBOLESQUE
Personne n’imagine alors ce qui se trame déjà en coulisse de cette affaire… Comprenant que le sort de leurs amis est scellé, d’anciens camarades marins et quelques militaires du corps aéronautique, membres de leur comité de soutien, échafaudent en toute discrétion une opération d’exfiltration des deux pilotes vers la France. Baptisée « dîner en ville », la première partie de l’évasion est exécutée par le député européen Front national Aymeric Chauprade qui, après avoir rejoint Pascal Fauret et Bruno Odos sur place, les accompagne à bord d’un bateau de pêche jusqu’au milieu des eaux internationales. Là, les pilotes – nom de code : « les convives » - sont accueillis par un certain Christophe Naudin, alias « chef poisson », un spécialiste de la sûreté aérienne chargé de les rapatrier en France.
Après cinq jours en mer, le voilier accoste sur l’île de Saint-Martin. L’équipée emprunte ensuite un vol en direction de Fort-de-France, en Martinique, puis de Paris. Le 24 octobre 2015, les pilotes posent le pied sur le sol français. Coût de l’opération : 100 000 euros financés par de « généreux donateurs privés » selon les organisateurs de l’ombre.
La rocambolesque évasion des pilotes fait rapidement la Une des journaux dominicains. Les deux autres Français, Pisapia et Castany, craignent alors que le geste de leurs coaccusés n‘aggrave leur situation. Pascal Fauret s’en explique lors d’une conférence de presse organisée dans le cabinet de maître Dupond-Moretti, son avocat de l’époque. « À partir du moment où on a affaire à une justice qui ne fait pas d’enquête, qui ne vous écoute pas, qui vous condamne à vingt ans pour la seule raison qu’on est français (...) mon réflexe c’est de rentrer dans mon pays, où je pourrai m’exprimer devant la justice. » Et son conseil de préciser : « Ces hommes ne sont pas en fuite. Ils sont à la disposition de la justice. »
LA COMPAGNIE AÉRIENNE MISE EN CAUSE
Les pilotes sont aussitôt réincarcérés. L’enquête, elle, se poursuit en France et permet l’arrestation de deux figures de proues du trafic présumé : Ali Bouchareb, 47 ans, désigné comme le commanditaire et déjà soupçonné dans une autre affaire du même ordre, et Franck Colin, considéré comme l'organisateur, figure de la jet-set tropézienne et agent immobilier en Roumanie - il était présent lors du déchargement des valises en 2012. La juge d’instruction met également en examen les dirigeants de la compagnie aérienne SN-THS, Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus. En 2016, Nicolas Pisapia et Alain Castany, les deux compagnons d’infortune des pilotes français, comparaissent en appel et écopent tous deux de 20 ans de prison comme lors de la première audience.
L’année suivante, Alain Castany est rapatrié en France pour raison de santé tandis que Nicolas Pisapia demeure sous contrôle judiciaire avec interdiction de quitter l'île, dans l'attente d'une décision de la Cour suprême locale concernant sa condamnation. En février 2019, le volet français de l’affaire « Air Cocaïne » s’ouvre enfin. Et les accusés se présentent confiants devant la cour d’assises spéciale d'Aix-en-Provence. Mais au fil des sept semaines de débat, l’accusation ne vacille pas, pointe la responsabilité volontaire de chaque accusé dans ce « réseau organisé », faisant perdre leur apparente sérénité aux pilotes et leurs complices présumés.
« Ils n’auraient pas risqué de tout perdre pour 30 000 euros »
Le 5 avril, le verdict tombe, cinglant. Sept des neuf accusés sont reconnus coupables et condamnés à des peines allant jusqu’à dix-huit ans de prison. Bruno Odos et Pascal Fauret écopent de six ans ferme avec mandat de dépôt à la barre, tout comme les dirigeants de la SN-THS. Le cliquetis des menottes est accompagné de cris outrés et des larmes des familles des pilotes qui ne s’attendaient pas à cette peine. La défense dénonce une « carlingue déglinguée » autour de laquelle on a fabriqué des « constructions accusatoires » et un « empilement d’événements anodins pour en faire des choses extraordinaires ». À l'aube de leur nouveau procès, les dirigeants de la compagnie aérienne et les pilotes, les seuls à avoir fait appel de leur condamnation, ainsi que deux autres accusés – Ali Bouchareb et son chauffeur – se préparent à ce dernier round judiciaire avec l'espoir d'une issue plus favorable.
Joint par Marianne, maître Antoine Vey, conseil de Bruno Odos et Pascal Fauret, maintient que « les magistrats n’ont pas entendu les explications exonératoires que nous avons fournies. Ce qu’on reproche à mes clients ne colle absolument pas avec leur parcours, leur psychologie. Ils n’avaient nullement besoin d’argent, ils gagnaient bien leur vie et ils sont intelligents. Ils n’auraient pas risqué de tout perdre pour 30 000 euros. D’ailleurs aucun avantage financier n’a été démontré, leur train de vie n’a pas changé, ils n’ont fait aucun investissement hors cadre. Et ils ne connaissaient aucun des autres accusés de ce dossier. »
Devenu proche de ces hommes qu’il a appris à connaître, l’avocat déplore l’impact de ces accusations sur leur vie. « L’un est aujourd’hui gardien de propriété, l’autre tond la pelouse et fait les saisons dans les stations de ski. Cette affaire a gâché leur vie et les a empêchés de poursuivre leur carrière, leur rêve d’enfant. C’est incompréhensible qu’ils aient été condamnés. Au premier procès, on a eu le sentiment que l’histoire Air cocaïne était déjà écrite. C’est un dossier complexe dans lequel nous ne sommes pas parvenus à nous faire entendre pour le moment, j’espère que ce sera le cas cette fois-ci. »


https://www.marianne.net/societe/police ... ernational

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 08:28
par vivarais
juste pour info c'est une affaire qui date
et ensuite avant meme quelle soit jugée des l'inculpation , il avait été exclu du FN
pouvez vous citez un seul parti où il n'y a pas eu des ripoux de ce genre meme dans un parti nouveau depuis 2017
alors pourquoi cette tentative ideologique de cibler le RN avec cela
j'ai horreur de faire mais comme vous allez me demander la source
https://www.rtl.fr/actu/justice-faits-d ... 7800917684
je demande au lecteur de ne par tenir compte de mon liens electoralement car on ne peut pas juger un parti par le comportement ripoux d'un ex élu
majoritairement les elus sont honnétes quelques soient leur étiquettes tous comme les adhérents de tous les partis

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 08:30
par le chimple
J'espère que toute cette clique va prendre cher ! :evil:
Je connais cet aérodrome , tu parles qu'il est tranquille , à une dizaine de km de Saint Trop dans la pampa !!
Pour un avion de serré , combien ce genre de marchands de morts sont passé à travers !

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 08:39
par sofasurfer
Et si cela avait été un député PS, y aurait il eu une compassion générale envers ces "pauvres victimes d'un système judiciaire corrompu"?

Que vient faire l'étiquette politique du député dans cette affaire?

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 09:16
par mic43121
Je j'ai vu construire au début il n'avait que des coucous qui se posaient ..
Et puis ils ont agrandi la piste et des jets on commencé a venir là ..
J'allais au champignon juste au dessus de la piste ....
mais ce truc est fait pour la jet-set ....l'appro en chnouf... et la rapidité Des liaisons .
L'été on mets attend de temps a faire ST trop / Hyères .;EN VOITURE .
Que La Mole /PARIS ..EN AVION..
::d

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 09:42
par Mickey
Si "air cocaïne " permet de causer du FN ,c'est toujours ça de pris . :icon_winks:

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 09:43
par Fonck1
sofasurfer a écrit : 07 juin 2021 08:39 Et si cela avait été un député PS, y aurait il eu une compassion générale envers ces "pauvres victimes d'un système judiciaire corrompu"?

Que vient faire l'étiquette politique du député dans cette affaire?
euh non, ça aurait été pareil.
dénoncer les racailles de la drogue dans la politique, c'est de la prévention.

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 09:44
par Fonck1
Mickey a écrit : 07 juin 2021 09:42 Si "air cocaïne " permet de causer du FN ,c'est toujours ça de pris . :icon_winks:
ha ben ça démontre qu'ils ne reculent devant rien.

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 19:06
par vivarais
Fonck1 a écrit : 07 juin 2021 09:43
sofasurfer a écrit : 07 juin 2021 08:39 Et si cela avait été un député PS, y aurait il eu une compassion générale envers ces "pauvres victimes d'un système judiciaire corrompu"?

Que vient faire l'étiquette politique du député dans cette affaire?
euh non, ça aurait été pareil.
dénoncer les racailles de la drogue dans la politique, c'est de la prévention.
vous avez raison mais à la condition de ne pas focaliser uniquement sur un buisson de la forét (un seul parti)
c'est comme cela que l'on fait de la prévention éfficace
pendant des années on a focalisé sur le risque nucléaire ce qui a permis à l'industrie chimique de contaminer sans attirer l'attention tous les fleuves de france pour des milliers d'années de toxiques dans les sédiments
et vous réitérez la meme chose
je deteste faire cela mais voici un exemple qu'il n'y a pas qu'un seul buisson concerné par la chose
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... examen.php
mais votre obsession paranoïaque , cela n'est uniquement que le RN
je pourrais citer d'autres buissons d'autres partis
mais on ne juge pas la foret que sur l'état de quelques buissons

Re: Trafic, député FN et évasion hors-norme : "Air cocaïne" à nouveau devant la justice

Posté : 07 juin 2021 19:06
par vivarais
Fonck1 a écrit : 07 juin 2021 09:43
sofasurfer a écrit : 07 juin 2021 08:39 Et si cela avait été un député PS, y aurait il eu une compassion générale envers ces "pauvres victimes d'un système judiciaire corrompu"?

Que vient faire l'étiquette politique du député dans cette affaire?
euh non, ça aurait été pareil.
dénoncer les racailles de la drogue dans la politique, c'est de la prévention.
vous avez raison mais à la condition de ne pas focaliser uniquement sur un buisson de la forét (un seul parti)
c'est comme cela que l'on fait de la prévention éfficace
pendant des années on a focalisé sur le risque nucléaire ce qui a permis à l'industrie chimique de contaminer sans attirer l'attention tous les fleuves de france pour des milliers d'années de toxiques dans les sédiments
et vous réitérez la meme chose
je deteste faire cela mais voici un exemple qu'il n'y a pas qu'un seul buisson concerné par la chose
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... examen.php
mais votre obsession paranoïaque , cela n'est uniquement que le RN
je pourrais citer d'autres buissons d'autres partis
mais on ne juge pas la foret que sur l'état de quelques buissons