Une messe "féministe" crée la polémique.
Posté : 08 avril 2022 12:46
..............................Paris: Une messe « féministe » organisée dans une chapelle du VIe arrondissement crée la polémique.
Une messe organisée par Féminisme en Église, dimanche 3 avril 2022, dans une chapelle du VIe arrondissement de Paris, a suscité une vive polémique amenant la paroisse Saint-Pierre de Montrouge, qui avait accueilli le groupe depuis sa création en 2020, à mettre fin à ses relations avec lui.
Le diocèse de Paris a également réagi en déplorant une « initiative qui dessert l’unité et la communion » car celle-ci aurait été organisée sans information préalable.
https://www.ouest-france.fr/ile-de-fran ... ue-7715410
Une messe organisée par Féminisme en Église, dimanche 3 avril 2022, dans une chapelle du VIe arrondissement de Paris, a suscité une vive polémique amenant la paroisse Saint-Pierre de Montrouge, qui avait accueilli le groupe depuis sa création en 2020, à mettre fin à ses relations avec lui.
Le diocèse de Paris a également réagi en déplorant une « initiative qui dessert l’unité et la communion » car celle-ci aurait été organisée sans information préalable.
Source:Ouest-France.Une messe « féministe », organisée dimanche 3 avril 2022 à Paris par un groupe paroissial favorable à une meilleure inclusion des femmes dans l’Église catholique, a suscité la polémique, le diocèse de la capitale désapprouvant cette initiative, a appris l’AFP.
Le groupe Féminisme en Église, accueilli depuis sa naissance en 2020 dans la paroisse Saint-Pierre de Montrouge (Paris XIVe) a expliqué jeudi 7 avril, dans un communiqué, avoir voulu « donner plus de visibilité aux femmes dans la liturgie ».« Messe inclusive, où les femmes peuvent enfin célébrer Dieu.e autour de l’autel et au service de la Parole », pouvait-on lire sur l’affiche appelant les membres de son réseau à y participer.
Lors de cette messe, qui a eu lieu « dans une chapelle privée » du VIe arrondissement, devant une quarantaine de personnes, selon deux membres du collectif interrogés par l’AFP, « l’ensemble des lectures a été fait par des femmes », « un commentaire de l’Évangile a été dit par une théologienne » et « l’eucharistie a été célébrée par un prêtre », extérieur à la paroisse, ce qui est « conforme au droit canon ».
Une « vague de haine »:
Cet événement a suscité « une vague de haine sur les réseaux sociaux, organisée par des groupes proches de la mouvance traditionaliste », relate Féminisme en Église, montrant selon le groupe que « malheureusement, la réflexion autour de la place des femmes dans l’Église se heurte encore à de profondes résistances ».
Le curé de la paroisse Saint-Pierre de Montrouge, Denis Branchu, a, depuis, mis fin à ses relations avec le groupe, faisant valoir qu’il n’avait pas été informé et regrettant que le logo de la paroisse ait été utilisé sur l’affiche. « Je suis pour aider chacun à trouver sa place. Mais je ne pense pas que ce soit par la provocation ou la transgression qu’on fasse avancer les choses », a-t-il déclaré à l’AFP.
Selon lui, « l’Évangile doit être lu par un prêtre ou un diacre, pas pour des raisons machistes mais pour des raisons théologiques : seul quelqu’un qui a été consacré proclame l’Évangile. »
« Pressions des traditionalistes »
Dans un communiqué, le diocèse de Paris a regretté une messe organisée « sans information préalable et sans le concours (ni) du diocèse » ni de la paroisse.
Une « initiative qui dessert l’unité et la communion ». Le collectif rétorque avoir été transparent dans sa démarche. Selon un de ses membres, « cela révèle que l’institution est plus prompte à céder aux pressions des traditionalistes qu’à écouter des voix différentes ».
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