Un député RN qualifie d'ambassadeur du Bundestag un de ses "collègues".
Posté : 29 juillet 2022 12:05
.......................................Un député RN qualifie un collègue alsacien d’agent allemand:
Charles Sitzenstuhl, pris pour cible,a rappelé être «un député de l’Assemblée nationale,de nationalité française,pas un représentant du Bundestag ».
https://www.leparisien.fr/politique/un- ... RSLL4E.php
Charles Sitzenstuhl, pris pour cible,a rappelé être «un député de l’Assemblée nationale,de nationalité française,pas un représentant du Bundestag ».
Source:Le Parisien.
Un député a été mis en cause ce jeudi comme étant un « ambassadeur du Bundestag », l’équivalent allemand de l’Assemblée nationale. Cette qualification est provenue des bancs du Rassemblement national (RN) à l’occasion d’un débat sur la présidence française de l’Union européenne (UE).
« Je suis un député de l’Assemblée nationale, de nationalité française, pas un représentant du Bundestag ici », a rétorqué Charles Sitzenstuhl, élu Renaissance (ex-LREM) et siégeant pour la majorité. Il a ensuite déploré une « insulte à l’Alsace et à son histoire douloureuse ». L’Alsace et le département de Moselle sont passés sous domination allemande entre 1870 et la fin de la Première Guerre mondiale en 1918.
L’invective et sa réplique, captées sur les enregistrements de la séance, a eu lieu lors de l’intervention de l’élu du Bas-Rhin en tribune. La scène est audible 5 secondes après le début de cette vidéo. Charles Sitzenstuhl a ensuite fait une mise au point au micro à la 40e seconde.
Le président de la commission des Affaires étrangères, Jean-Louis Bourlanges (MoDem), s’est rangé au côté du député victime d’attaques « absurdes ». « Aux yeux du Rassemblement national, l’Alsace n’est pas française, mais allemande », a-t-il ironisé. « Toujours la même extrême droite rance, alsaçophobe et europhobe. La France mérite mieux », a estimé sur Twitter la députée Renaissance du Haut-Rhin, Brigitte Klinkert, qui a été membre du gouvernement entre 2020 et ce printemps.
La présidente de séance, Naïma Moutchou (Horizons), est aussi intervenue pour rappeler qu’il n’y a dans l’hémicycle « que des élus français, élus par le peuple français ».
Sitzenstuhl attaque Le Pen et Mélenchon:
Dans son allocution, Charles Sitzenstuhl a ensuite dénoncé les « larmes de crocodile » sur l’Ukraine des responsables du RN, Marine Le Pen, et de LFI, Jean-Luc Mélenchon, qualifiés « d’agents de propagation de la doxa du Kremlin en France », faisant référence à la doctrine de la présidence russe. Cette accusation a fait réagir Arnaud Le Gall (LFI), qui a dénoncé une remarque « scandaleuse » contre le leader de La France insoumise, qui n’a, selon lui, « jamais eu la moindre accointance avec Monsieur Poutine ».
En tout début de séance, le député RN Thibaut François a émis une « pensée émue » pour le peuple ukrainien victime d’une « agression ». Il a toutefois critiqué dans la foulée l’ouverture de l’UE à une candidature de l’Ukraine, qualifiée de « provocation inutile à l’égard de la Russie ».
Le député LFI Manuel Bompard a, quant à lui, centré ses attaques sur le « bilan famélique » de la présidence française de l’UE, en estimant qu’elle a raté « une opportunité historique d’agir de concert pour protéger les peuples européens des conséquences économiques et sociales du conflit ».
La secrétaire d’État à l’Europe, Laurence Boone a, de son côté, en ouvrant les débats, accusé Moscou, la capitale russe, de vouloir, avec la guerre en Ukraine, établir « un rideau de sang » autour de la Russie.
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