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Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 13:35
par Crapulax
.....................................Gilets jaunes à Paris: Un juge va enquêter sur le maintien de l’ordre version Lallement.

Un magistrat va se pencher sur la légalité au regard du droit pénal de la gestion globale de la manifestation du 16 novembre 2019 par l’ex-préfet de police de Paris, Didier Lallement.

Un juge d’instruction va enquêter sur les pratiques de maintien de l’ordre de l’ex-préfet de police Didier Lallement, accusé par deux figures des « Gilets jaunes » de les avoir mis en danger en les « nassant » et empêché de manifester à Paris fin 2019.

Fait rarissime, ce magistrat va se pencher sur la légalité au regard du droit pénal de la gestion globale de cette manifestation, alors que la justice ne s’intéresse habituellement qu’à des pratiques individuelles comme des tirs litigieux de lanceur de balles de défense (LBD).

Dénoncée dans cette plainte, la « nasse », qui consiste à encercler les manifestants et les retenir dans un périmètre donné.

La « nasse » jugée illégale par le Conseil d’Etat:

Cette technique a été remise par plusieurs autorités françaises. Le Défenseur des droits a ainsi recommandé mi-2020 de mettre fin à cet « encagement » qui conduit « à priver de liberté des personnes sans cadre juridique ».

Et en juin 2021, le Conseil d’État a annulé plusieurs dispositions du schéma national de maintien de l’ordre (SNMO), dont celles concernant « la nasse », contraignant en décembre le ministère de l’Intérieur à encadrer et limiter le recours à cette technique.

À l’origine de cette plainte, initialement déposée en juin 2020 contre Didier Lallement et contre X pour « atteinte arbitraire à la liberté individuelle », « entrave à la liberté de manifestation » ou « mise en danger d’autrui », deux coorganisateurs de la manifestation du 16 novembre 2019, Priscillia Ludosky, 36 ans, et Faouzi Lellouche, 56 ans.

« Nous ne sommes pas dans le même camp, madame ! »:

Ce jour-là, plusieurs centaines de personnes s’étaient réunies à la mi-journée place d’Italie à Paris pour fêter le premier anniversaire de la mobilisation des « Gilets jaunes ». Le cortège devait partir à 14h00 mais à 14h19, la préfecture de police demande « l’annulation » de la manifestation pour cause d’« exactions ». Vingt-deux minutes plus tard, le « gilet jaune » Manuel Coisne perd un œil suite à un tir policier de grenade lacrymogène. La stèle du maréchal Juin, au centre de la place, est dégradée.

Présent sur les lieux, le préfet de police s’illustre par un échange devenu célèbre. À un « gilet jaune » qui l’interpelle, Didier Lallement répond : « nous ne sommes pas dans le même camp, madame ! ».

Soutenus notamment par la Ligue des droits de l’Homme (LDH), qui avait observé de « graves atteintes aux libertés » ce jour-là, Mme Ludosky et M. Lellouche accusent le préfet et son institution d’avoir nourri la confusion et la colère en annonçant l’annulation de la manifestation après son début, puis en ordonnant aux forces de l’ordre d’encercler la place et de réprimer le rassemblement, l’empêchant d’arriver à son terme, faisant de nombreux blessés.

« Une garde à vue à ciel ouvert de trois heures », d’après eux. Mi-décembre 2020, selon des éléments dont l’AFP a eu connaissance, Rémy Heitz, alors procureur de Paris, répond aux plaignants.

Il classe sans suite leur plainte « au regard des éléments (…) sollicités » auprès de la préfecture de police qui montraient, selon lui, les « choix opérationnels limités dont la police disposait (…) et du contexte particulier dans lequel les forces de l’ordre intervenaient ».

Des qualifications pénales:

Avant même la réponse de M. Heitz, les deux manifestants ont demandé par une nouvelle plainte la désignation d’un juge d’instruction. Sollicité cette fois pour avis, le parquet de Paris maintient son opposition à une enquête, prenant en octobre 2021 de rares réquisitions aux fins de non informer.

Reprenant in extenso l’argumentation de Rémy Heitz fondée pour l’essentiel sur les éléments fournis par la préfecture de police, une procureure a justifié « qu’aucune qualification pénale ne pouvait être retenue ».

Mais dans une ordonnance consultée par l’AFP, un juge d’instruction parisien est passé outre ces réquisitions le 31 août et a décidé de lancer des investigations sur ces faits qui « peuvent légalement admettre une qualification pénale ». Me Guillaume Martine, avocat des deux plaignants, a salué « une excellente nouvelle ». « Mes clients se félicitent qu’une information judiciaire soit effectivement ouverte et puisse faire la lumière sur ces pratiques, notamment celle de la nasse », a-t-il dit. Sollicitée, la préfecture de police n’avait pas réagi dans l’immédiat.
Source:Le Parisien.
https://www.leparisien.fr/faits-divers/ ... JPBWCI.php

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 17:39
par papibilou
Compte tenu des conclusions délétères de certains tribunaux je ne doute pas qu'on va bien trouver un magistrat pour justifier les exactions des GJ.

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 17:45
par Mickey
papibilou a écrit : 08 septembre 2022 17:39 Compte tenu des conclusions délétères de certains tribunaux je ne doute pas qu'on va bien trouver un magistrat pour justifier les exactions des GJ.
On trouve des magistrats qui approuvent les refus d'obtempérer de nos "chances", pourquoi ne pas excuser les GJ ?
Il est temps de renouer avec notre sacro saint principe d'égalité.

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 19:08
par danielle49
Disons que ce Lallement a surtout maintenu le désordre, il a fait ce qu'il a pu. ;)

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 20:02
par vivarais
Nul n'est au-dessus des lois, et un jour la justice rattrapent ceux qui pensent l'être

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 23:00
par gare au gorille
danielle49 a écrit : 08 septembre 2022 19:08 Disons que ce Lallement a surtout maintenu le désordre, il a fait ce qu'il a pu. ;)

Effectivement il s'est donné beaucoup de mal pour laisser les casseurs et pilleurs oeuvrer pendant que lui il organisait ces fameuses nasses ou l'ordre semblait être de coincer les manifestants les plus pacifiques, de matraquer allègrement avant de les noyer de lacrymo. Sans doute dans l'espoir de décourager les gens et les dissuader de revenir le samedi d'après.
Sans oublier bien sur les tirs de LBD à hauteur de visage au hasard dans la foule, avec les résultats que l'on connait.
J'espère que ce pouvoir ne manquera pas de décorer monsieur Lellement pour ses bons et loyaux services et pour tous les désordres qu'il a réussi à créer.

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 23:27
par latresne
Les responsables du maintien de l'ordre sont tjrs critiqués.Ils en font trop ou pas assez.Rien de nouveau.
Lallement n'échappe pas à la règle.

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 08 septembre 2022 23:35
par Hdelapampa
Encore un héros de la Nation soupçonné d'être une brute.
Mais où va-t-on, vraiment, c'est dingue!
Jeanne d'Arc, au secours!!!!

Re: Le maintien de l'ordre du préfet Lallement à Paris dans le viseur de la justice.

Posté : 09 septembre 2022 07:32
par vivarais
latresne a écrit : 08 septembre 2022 23:27 Les responsables du maintien de l'ordre sont tjrs critiqués.Ils en font trop ou pas assez.Rien de nouveau.
Lallement n'échappe pas à la règle.
C'est simplement un fusible qui va trinquer à la place de Castaner
Il a été choisi et mis en place pour cela
La caste met toujours en place des fusibles