"J'espère créer la surprise" : d'anciens fonctionnaires, virés par l'administration Trump, se lancent en politique
Posté : 11 décembre 2025 13:46
"L'administration Trump a mis à la porte 200 000 fonctionnaires fédéraux en 2025. Une tendance se dessine avec des dizaines d’entre eux qui veulent continuer à se rendre utiles, en se présentant aux prochaines élections.
Quand un licenciement vous pousse en politique. Michael Duffin a consacré douze ans de sa vie au ministère des Affaires étrangères, dont neuf à la lutte anti-terroriste, poussé dans cette voie par les attentats du 11-Septembre, jusqu’à son licenciement(Nouvelle fenêtre) en juillet, comme 1 300 de ses collègues. Il ne le comprend toujours pas : "La suppression de nos postes et des programmes de lutte contre le terrorisme compromet la sécurité des Américains mais aussi des Français, et d’autres citoyens encore, vu l’importante menace que continuent de représenter le terrorisme islamiste et le terrorisme d’extrême-droite."
Travailler dans le public était pour lui une évidence, malgré un salaire moins important. Michael raconte avoir prêté serment sur la Constitution à sa prise de fonction, comme tout travailleur fédéral. Désormais sans emploi, il a cherché une autre façon de "rendre service au public" : "Je me présente au Congrès, à la Chambre des représentants !"
Michael veut devenir représentant de l'État de Virginie, aux midterms de novembre 2026. Sa campagne pourrait trouver de l’écho : dans sa circonscription, proche de Washington, plus de 10% de la population a travaillé - ou travaille encore - pour le gouvernement fédéral. Il dit "s'engager au nom de ceux qui ont peur de parler, par crainte de perdre leur emploi".
"Il y a aujourd’hui beaucoup de colère envers les deux partis"
Ils sont déjà des dizaines, comme Michael, à se lancer. Rien que dans son groupe sur la messagerie Signal, 20 ex-fonctionnaires, sont en route vers une élection et "d’autres rejoignent le mouvement, chaque semaine". Tous ne se lancent pas jusqu’au Congrès, parfois ce sont des scrutins plus locaux, mais l’idée reste la même : "Si nous sommes élus, nous pourrons apporter un changement positif, après la destruction de tant de services, qui sont essentiels pour les Etats-Unis comme pour le monde, d’ailleurs."
Michael dit vouloir participer notamment à la remise en place de l’USAID, l’aide américaine dédiée à l’international. Il estime avoir un atout pour l’élection. "Je ne m’attends pas à avoir le soutien des démocrates en Virginie et cela peut être un avantage, explique-t-il. Car je crois qu’il y a aujourd’hui beaucoup de colère envers les deux partis. Je ne suis pas politicien de carrière, à voir si cela me permettra de créer la surprise."
Reste à trouver aussi comment financer sa campagne. Michael Duffin dit souhaiter une réforme en la matière, pour éviter que des fonds privés trop importants aillent à l’encontre de l’intérêt du peuple américain."
https://www.franceinfo.fr/monde/usa/pre ... 72366.html
Quand un licenciement vous pousse en politique. Michael Duffin a consacré douze ans de sa vie au ministère des Affaires étrangères, dont neuf à la lutte anti-terroriste, poussé dans cette voie par les attentats du 11-Septembre, jusqu’à son licenciement(Nouvelle fenêtre) en juillet, comme 1 300 de ses collègues. Il ne le comprend toujours pas : "La suppression de nos postes et des programmes de lutte contre le terrorisme compromet la sécurité des Américains mais aussi des Français, et d’autres citoyens encore, vu l’importante menace que continuent de représenter le terrorisme islamiste et le terrorisme d’extrême-droite."
Travailler dans le public était pour lui une évidence, malgré un salaire moins important. Michael raconte avoir prêté serment sur la Constitution à sa prise de fonction, comme tout travailleur fédéral. Désormais sans emploi, il a cherché une autre façon de "rendre service au public" : "Je me présente au Congrès, à la Chambre des représentants !"
Michael veut devenir représentant de l'État de Virginie, aux midterms de novembre 2026. Sa campagne pourrait trouver de l’écho : dans sa circonscription, proche de Washington, plus de 10% de la population a travaillé - ou travaille encore - pour le gouvernement fédéral. Il dit "s'engager au nom de ceux qui ont peur de parler, par crainte de perdre leur emploi".
"Il y a aujourd’hui beaucoup de colère envers les deux partis"
Ils sont déjà des dizaines, comme Michael, à se lancer. Rien que dans son groupe sur la messagerie Signal, 20 ex-fonctionnaires, sont en route vers une élection et "d’autres rejoignent le mouvement, chaque semaine". Tous ne se lancent pas jusqu’au Congrès, parfois ce sont des scrutins plus locaux, mais l’idée reste la même : "Si nous sommes élus, nous pourrons apporter un changement positif, après la destruction de tant de services, qui sont essentiels pour les Etats-Unis comme pour le monde, d’ailleurs."
Michael dit vouloir participer notamment à la remise en place de l’USAID, l’aide américaine dédiée à l’international. Il estime avoir un atout pour l’élection. "Je ne m’attends pas à avoir le soutien des démocrates en Virginie et cela peut être un avantage, explique-t-il. Car je crois qu’il y a aujourd’hui beaucoup de colère envers les deux partis. Je ne suis pas politicien de carrière, à voir si cela me permettra de créer la surprise."
Reste à trouver aussi comment financer sa campagne. Michael Duffin dit souhaiter une réforme en la matière, pour éviter que des fonds privés trop importants aillent à l’encontre de l’intérêt du peuple américain."
https://www.franceinfo.fr/monde/usa/pre ... 72366.html