Municipales: les Français refusent un recul sur les politiques environnementales selon un sondage
Posté : 15 janvier 2026 08:13
"Une enquête publiée ce jeudi 15 janvier montre que les électeurs soutiennent la mise en place de mesures environnementales sur leur commune et qu'ils expriment ainsi une forte réticence à un potentiel retour en arrière sur des politiques déjà engagées.
Pollution de l'air, érosion des côtes, inondations, canicules, baisse de l'enneigement... Les communes françaises sont confrontées à des défis environnementaux variés et souvent multiples. Pourtant, le changement climatique est souvent considéré comme le grand absent des débats politiques actuels.
À quelques semaines des élections municipales, les 15 et 22 mars, une étude montre que les préoccupations environnementales sont pourtant importantes pour les Français, et que ceux-ci attendent des actions concrètes de la part de leurs élus.
Cette enquête Ifop pour Réseau Action Climat et le Secours Catholique–Caritas France publiée ce jeudi 15 janvier met en lumière que 63% des électeurs se disent gênés de voter pour un candidat remettant en cause les mesures de transition écologique déjà engagées dans leur commune. Ce chiffre monte à 64% dans les quartiers populaires et 72% dans les villes de plus de 100.000 habitants, dont sept avaient élu des maires écologistes en 2020.
Ainsi, plus d'un Français sur deux estime qu'il faut poursuivre la transition, quitte à augmenter les investissements municipaux. "Les politiques de transition écologique sont perçues comme le gage d’une meilleure qualité de vie dans la commune, d’un pouvoir d’achat renforcé, d’une santé préservée ou encore de création d’emplois locaux", explique Clara Sannicolo, responsable climat et territoires au Réseau Action Climat, ajoutant:
"Le retour en arrière sur les politiques de transition déjà engagées devient donc une ligne rouge".
Des conséquences visibles
À l'heure où l'on parle régulièrement de climatoscepticisme, le fait de mettre en doute l'existence du réchauffement climatique, ce sondage montre que les Français sont bels et bien conscients des changements causés par les activités humaines sur notre environnement.
Selon l'étude de l'Ifop, 58% des sondés déclarent avoir constaté les effets du changement climatique ces dernières années, une proportion qui grimpe à 66% pour les habitants des quartiers populaires. Vagues de chaleur, épisodes météorologiques extrêmes, manque de neige en montagne... Plus de la moitié des Français estime, en réaction, que leur commune est mal préparée aux impacts de ces changements.
"Améliorer leur quotidien"
Par conséquent, selon cette étude, ils sont plus de huit sur dix à approuver la création d'espaces verts et la protection des zones naturelles et agricoles, la préparation des bâtiments communaux aux effets du changement climatique, le développement de l'offre de transports en commun et de covoiturage ou la mise à disposition à tarifs sociaux des repas plus sains et locaux dans les cantines scolaires.
Les sondés sont également plus de la moitié à attribuer un impact positif à la végétalisation des espaces publics, à la limitation de la bétonisation ou encore au développement des transports en commun.
"Les résultats de ce sondage sont sans ambiguïté: les Français, et plus encore les habitants des quartiers populaires, apportent un fort soutien aux leviers d’action municipaux pour la transition écologique et attendent des candidats aux municipales qu'ils s'engagent clairement en la matière", détaille Daphné Chamard-Teirlinck, en charge de la transition écologique juste au Secours Catholique-Caritas France.
"Ils savent que ces politiques répondent à des besoins très concrets –se loger, se déplacer, se nourrir, protéger sa santé– et qu'elles peuvent améliorer leur quotidien si elles sont justes et accessibles", ajoute-t-elle.
"La transition écologique et sociale ne s’efface pas de l’agenda"
Les commanditaires de cette étude saluent le fait que "dans une campagne municipale que l’on annonce fortement polarisée par le thème sécuritaire, ces résultats rappellent que la transition écologique et sociale ne s’efface pas de l’agenda".
"Elle reste un horizon d’attente élevé, étroitement associé à la qualité de vie des habitants", poursuivent-ils.
Sur le même sujet
"Du sept jour sur sept, 24 heures sur 24": les proches de maires racontent leur quotidien entre fierté et vie de famille bousculée
Ce sondage de l'Ifop va dans le sens d'un autre réalisé en novembre par le think tank Destin Commun. Selon cette enquête, 58% des Français estiment que la politique devrait en faire beaucoup plus pour lutter contre le changement climatique, et huit sur dix considèrent que les maires devraient avoir plus de pouvoirs pour piloter la transition écologique localement."
https://www.bfmtv.com/politique/electio ... 50024.html
Pollution de l'air, érosion des côtes, inondations, canicules, baisse de l'enneigement... Les communes françaises sont confrontées à des défis environnementaux variés et souvent multiples. Pourtant, le changement climatique est souvent considéré comme le grand absent des débats politiques actuels.
À quelques semaines des élections municipales, les 15 et 22 mars, une étude montre que les préoccupations environnementales sont pourtant importantes pour les Français, et que ceux-ci attendent des actions concrètes de la part de leurs élus.
Cette enquête Ifop pour Réseau Action Climat et le Secours Catholique–Caritas France publiée ce jeudi 15 janvier met en lumière que 63% des électeurs se disent gênés de voter pour un candidat remettant en cause les mesures de transition écologique déjà engagées dans leur commune. Ce chiffre monte à 64% dans les quartiers populaires et 72% dans les villes de plus de 100.000 habitants, dont sept avaient élu des maires écologistes en 2020.
Ainsi, plus d'un Français sur deux estime qu'il faut poursuivre la transition, quitte à augmenter les investissements municipaux. "Les politiques de transition écologique sont perçues comme le gage d’une meilleure qualité de vie dans la commune, d’un pouvoir d’achat renforcé, d’une santé préservée ou encore de création d’emplois locaux", explique Clara Sannicolo, responsable climat et territoires au Réseau Action Climat, ajoutant:
"Le retour en arrière sur les politiques de transition déjà engagées devient donc une ligne rouge".
Des conséquences visibles
À l'heure où l'on parle régulièrement de climatoscepticisme, le fait de mettre en doute l'existence du réchauffement climatique, ce sondage montre que les Français sont bels et bien conscients des changements causés par les activités humaines sur notre environnement.
Selon l'étude de l'Ifop, 58% des sondés déclarent avoir constaté les effets du changement climatique ces dernières années, une proportion qui grimpe à 66% pour les habitants des quartiers populaires. Vagues de chaleur, épisodes météorologiques extrêmes, manque de neige en montagne... Plus de la moitié des Français estime, en réaction, que leur commune est mal préparée aux impacts de ces changements.
"Améliorer leur quotidien"
Par conséquent, selon cette étude, ils sont plus de huit sur dix à approuver la création d'espaces verts et la protection des zones naturelles et agricoles, la préparation des bâtiments communaux aux effets du changement climatique, le développement de l'offre de transports en commun et de covoiturage ou la mise à disposition à tarifs sociaux des repas plus sains et locaux dans les cantines scolaires.
Les sondés sont également plus de la moitié à attribuer un impact positif à la végétalisation des espaces publics, à la limitation de la bétonisation ou encore au développement des transports en commun.
"Les résultats de ce sondage sont sans ambiguïté: les Français, et plus encore les habitants des quartiers populaires, apportent un fort soutien aux leviers d’action municipaux pour la transition écologique et attendent des candidats aux municipales qu'ils s'engagent clairement en la matière", détaille Daphné Chamard-Teirlinck, en charge de la transition écologique juste au Secours Catholique-Caritas France.
"Ils savent que ces politiques répondent à des besoins très concrets –se loger, se déplacer, se nourrir, protéger sa santé– et qu'elles peuvent améliorer leur quotidien si elles sont justes et accessibles", ajoute-t-elle.
"La transition écologique et sociale ne s’efface pas de l’agenda"
Les commanditaires de cette étude saluent le fait que "dans une campagne municipale que l’on annonce fortement polarisée par le thème sécuritaire, ces résultats rappellent que la transition écologique et sociale ne s’efface pas de l’agenda".
"Elle reste un horizon d’attente élevé, étroitement associé à la qualité de vie des habitants", poursuivent-ils.
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