Le député LFI Carlos Martens Bilongo porte plainte contre Radio Courtoisie pour des propos suprémacistes
Posté : 15 janvier 2026 08:24
"La station d’extrême droite a laissé passer un commentaire faisant le lien entre l’intelligence de l’élu et ses origines angolaises et congolaises.
Il est la cible assumée de l’écosystème d’extrême droite. Après avoir porté plainte contre CNews début janvier pour la diffusion de propos complètement tronqués et falsifiés, le député (LFI) Carlos Martens Bilongo engage cette fois une procédure judiciaire contre Radio Courtoisie.
Il accuse la radio d’avoir repris un argumentaire suprémaciste et raciste, en établissant un lien entre son intelligence et ses origines africaines. Dans une émission diffusée le 7 janvier, l’ancien cadre du FN Jean-Yves Le Gallou a affirmé que Carlos Martens Bilongo aurait dû, en raison de ses origines, s’abstenir de parler d’intelligence.
« Ses parents viennent à la fois de l’Angola et du Congo. Quand on regarde une carte des quotients intellectuels par pays, l’Angola et la République démocratique du Congo, c’est plus près des 70 que de 130, c’est plus près de 70 que de 100, et c’est même à 70. Donc aborder la question du quotient intellectuel, ça mérite réflexion », a-t-il déclaré. Les intervenants présents dans le studio à ce moment-là n’ont rien trouvé de mieux à faire que de rire.
Le président de Radio Courtoisie Pierre-Alexandre Bouclay, autour de la même table, enchaîne : « Et je ne sache pas que ces gens sont allés sur la Lune, ont peint la Joconde ou ont fait je ne sais quoi, ni en neurochirurgie. Ils n’ont pas beaucoup fait leurs preuves ». Un racisme évident, contre lequel s’érige le député visé par ces propos qui a décidé de saisir la justice mais également l’Arcom. Les propos tenus à l’antenne « incitent à la haine et à la discrimination en raison de la nationalité », pointe-t-il. « [Ces mots] portent gravement préjudice à monsieur Bilongo, mais aussi aux personnes de nationalité angolaise et congolaise », peut-on lire dans la saisine de l’Arcom.
« Pire haine raciste »
Carlos Martens Bilongo, qui avait été victime de racisme en plein hémicycle de l’Assemblée nationale en 2022 lorsqu’un député RN lui avait lancé au visage « qu’il retourne en Afrique », a pris la parole sur les réseaux sociaux. Selon lui, la séquence diffusée par Radio Courtoisie « illustre un discours raciste fondé sur un sentiment de supériorité raciale à l’égard des Africains. La nostalgie coloniale y sert de cadre à la banalisation de propos discriminatoires ».
Plusieurs députés de La France insoumise lui ont apporté leur soutien, à l’image de la vice-présidente de l’Assemblée Clémence Guetté, qui estime que « le sentiment d’impunité qui accompagne le déversement de la pire haine raciste en direct est immense ». « Le fait que de tels propos racistes puissent être tenus en toute impunité est insupportable. Leurs auteurs doivent être identifiés, poursuivis et jugés », embraye Farida Amrani. Zahia Hamdane dénonce, elle, « le racisme décomplexé sur nos ondes de radios ».
Auprès de Libération, qui a révélé la plainte, l’avocat de Carlos Martens Bilongo explique que « ça pose la question de la régulation des radios dans un contexte où ce genre de propos sont de plus en plus désinhibés. On pourrait penser que c’est un dérapage mais c’est cette séquence que Radio Courtoisie retient de son émission et diffuse sur les réseaux sociaux ». Les images ont finalement été retirées des comptes officiels de la radio sur les réseaux sociaux."
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 59207.html
Il est la cible assumée de l’écosystème d’extrême droite. Après avoir porté plainte contre CNews début janvier pour la diffusion de propos complètement tronqués et falsifiés, le député (LFI) Carlos Martens Bilongo engage cette fois une procédure judiciaire contre Radio Courtoisie.
Il accuse la radio d’avoir repris un argumentaire suprémaciste et raciste, en établissant un lien entre son intelligence et ses origines africaines. Dans une émission diffusée le 7 janvier, l’ancien cadre du FN Jean-Yves Le Gallou a affirmé que Carlos Martens Bilongo aurait dû, en raison de ses origines, s’abstenir de parler d’intelligence.
« Ses parents viennent à la fois de l’Angola et du Congo. Quand on regarde une carte des quotients intellectuels par pays, l’Angola et la République démocratique du Congo, c’est plus près des 70 que de 130, c’est plus près de 70 que de 100, et c’est même à 70. Donc aborder la question du quotient intellectuel, ça mérite réflexion », a-t-il déclaré. Les intervenants présents dans le studio à ce moment-là n’ont rien trouvé de mieux à faire que de rire.
Le président de Radio Courtoisie Pierre-Alexandre Bouclay, autour de la même table, enchaîne : « Et je ne sache pas que ces gens sont allés sur la Lune, ont peint la Joconde ou ont fait je ne sais quoi, ni en neurochirurgie. Ils n’ont pas beaucoup fait leurs preuves ». Un racisme évident, contre lequel s’érige le député visé par ces propos qui a décidé de saisir la justice mais également l’Arcom. Les propos tenus à l’antenne « incitent à la haine et à la discrimination en raison de la nationalité », pointe-t-il. « [Ces mots] portent gravement préjudice à monsieur Bilongo, mais aussi aux personnes de nationalité angolaise et congolaise », peut-on lire dans la saisine de l’Arcom.
« Pire haine raciste »
Carlos Martens Bilongo, qui avait été victime de racisme en plein hémicycle de l’Assemblée nationale en 2022 lorsqu’un député RN lui avait lancé au visage « qu’il retourne en Afrique », a pris la parole sur les réseaux sociaux. Selon lui, la séquence diffusée par Radio Courtoisie « illustre un discours raciste fondé sur un sentiment de supériorité raciale à l’égard des Africains. La nostalgie coloniale y sert de cadre à la banalisation de propos discriminatoires ».
Plusieurs députés de La France insoumise lui ont apporté leur soutien, à l’image de la vice-présidente de l’Assemblée Clémence Guetté, qui estime que « le sentiment d’impunité qui accompagne le déversement de la pire haine raciste en direct est immense ». « Le fait que de tels propos racistes puissent être tenus en toute impunité est insupportable. Leurs auteurs doivent être identifiés, poursuivis et jugés », embraye Farida Amrani. Zahia Hamdane dénonce, elle, « le racisme décomplexé sur nos ondes de radios ».
Auprès de Libération, qui a révélé la plainte, l’avocat de Carlos Martens Bilongo explique que « ça pose la question de la régulation des radios dans un contexte où ce genre de propos sont de plus en plus désinhibés. On pourrait penser que c’est un dérapage mais c’est cette séquence que Radio Courtoisie retient de son émission et diffuse sur les réseaux sociaux ». Les images ont finalement été retirées des comptes officiels de la radio sur les réseaux sociaux."
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 59207.html