La Coordination rurale veut un « retour » des poules en cages pour augmenter la production
Posté : 16 janvier 2026 08:09
"AGRICULTURE•Producteurs, industriels et distributeurs français se sont pour la plupart engagés à sortir du modèle de poules en cages et une initiative a même été portée auprès de la Commission européenne pour les interdire
Une piste pour sortir de la « pénurie ». La Coordination rurale a appelé jeudi au « retour » des poules en cages pour augmenter la production d’œufs. Une idée rejetée par l’interprofession. Cette dernière répète qu’il n’y a « pas de pénurie d’œufs » mais seulement des tensions d’approvisionnement. « La pénurie actuelle s’explique par des facteurs structurels et économiques. L’arrêt progressif des cages fragilise l’outil de production et impose des investissements lourds. Dans ce contexte, la Coordination Rurale demande un retour aux cages », a argumenté jeudi le deuxième syndicat agricole dans un communiqué.
Une position qui a fait bondir le président de l’interprofession (CNPO) Yves-Marie Baudet : « On a tracé une trajectoire visant 90 % de production alternative en 2030, on s’y tiendra, il est interdit par la loi de construire de nouveaux bâtiments en cage, c’est le sens de l’histoire, le citoyen le demande ». « On a un plan de filière : créer 300 bâtiments d’ici 2030, soit en poules bio, soit en plein air, soit au sol, on s’y tiendra », a-t-il déclaré à l’AFP appelant les syndicats à « la mesure ».
Débat sur les normes
Producteurs, industriels et distributeurs français se sont pour la plupart engagés à sortir du modèle de poules en cages et une initiative a même été portée auprès de la Commission européenne pour les interdire. Pour la Coordination rurale, profondément opposée aux normes, trop contraignantes selon elle, et dont la direction élue en novembre ne cache pas être anti-écologiste, les « pénuries » sont aussi liées aux problèmes sanitaires comme la salmonelle et la grippe aviaire – qui n’a pourtant pas touché plus qu’une poignée d’élevage de poules ces deux dernières années.
Sur la salmonelle, l’interprofession dit travailler avec le gouvernement à « une simplification sur les contrôles » : « le plan sortira fin février », avec l’objectif de « maintenir la sécurité sanitaire des produits ». « Nous ne sommes pas en pénurie », a martelé Yves-Marie Baudet. « Nous sommes en tension, depuis le printemps dernier et particulièrement ces trois derniers mois, la demande va bientôt baisser un peu et d’ici juin 2026 les premiers effets de notre plan de filière » se feront sentir avec la mise en service de nouveaux poulaillers.
« Grand ménage »
Mais la hausse de la consommation est, elle, tendancielle, le produit étant plébiscité pour son faible coût et ses qualités nutritionnelles, et la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a appuyé mercredi sur X le plan de construire 300 poulaillers d’ici 2030. « Aujourd’hui la procédure d’installation d’un poulailler est la même que la procédure d’installation d’une centrale thermique », a-t-elle déclaré promettant un « grand ménage de la réglementation », dénoncée par la Coordination rurale.
Les poulaillers sont soumis au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) mais les études environnementales et les seuils d’autorisation diffèrent entre les élevages et les bâtiments industriels ou de production d’énergie.
https://www.20minutes.fr/societe/419631 ... production
Le bien-être animal est le cadet de leurs soucis. J'aimerai les voir enfermer dans ce type d'enclos, ou ils pourraient à peine se mouvoir, et dont leurs jambes, au fil des mois, se déformeraient faute d'activités. Les oeufs que j'achète sont uniquement issus de poules élevées en plein air. La cage équivaut à de la maltraitance animale. Honte à eux.
Une piste pour sortir de la « pénurie ». La Coordination rurale a appelé jeudi au « retour » des poules en cages pour augmenter la production d’œufs. Une idée rejetée par l’interprofession. Cette dernière répète qu’il n’y a « pas de pénurie d’œufs » mais seulement des tensions d’approvisionnement. « La pénurie actuelle s’explique par des facteurs structurels et économiques. L’arrêt progressif des cages fragilise l’outil de production et impose des investissements lourds. Dans ce contexte, la Coordination Rurale demande un retour aux cages », a argumenté jeudi le deuxième syndicat agricole dans un communiqué.
Une position qui a fait bondir le président de l’interprofession (CNPO) Yves-Marie Baudet : « On a tracé une trajectoire visant 90 % de production alternative en 2030, on s’y tiendra, il est interdit par la loi de construire de nouveaux bâtiments en cage, c’est le sens de l’histoire, le citoyen le demande ». « On a un plan de filière : créer 300 bâtiments d’ici 2030, soit en poules bio, soit en plein air, soit au sol, on s’y tiendra », a-t-il déclaré à l’AFP appelant les syndicats à « la mesure ».
Débat sur les normes
Producteurs, industriels et distributeurs français se sont pour la plupart engagés à sortir du modèle de poules en cages et une initiative a même été portée auprès de la Commission européenne pour les interdire. Pour la Coordination rurale, profondément opposée aux normes, trop contraignantes selon elle, et dont la direction élue en novembre ne cache pas être anti-écologiste, les « pénuries » sont aussi liées aux problèmes sanitaires comme la salmonelle et la grippe aviaire – qui n’a pourtant pas touché plus qu’une poignée d’élevage de poules ces deux dernières années.
Sur la salmonelle, l’interprofession dit travailler avec le gouvernement à « une simplification sur les contrôles » : « le plan sortira fin février », avec l’objectif de « maintenir la sécurité sanitaire des produits ». « Nous ne sommes pas en pénurie », a martelé Yves-Marie Baudet. « Nous sommes en tension, depuis le printemps dernier et particulièrement ces trois derniers mois, la demande va bientôt baisser un peu et d’ici juin 2026 les premiers effets de notre plan de filière » se feront sentir avec la mise en service de nouveaux poulaillers.
« Grand ménage »
Mais la hausse de la consommation est, elle, tendancielle, le produit étant plébiscité pour son faible coût et ses qualités nutritionnelles, et la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a appuyé mercredi sur X le plan de construire 300 poulaillers d’ici 2030. « Aujourd’hui la procédure d’installation d’un poulailler est la même que la procédure d’installation d’une centrale thermique », a-t-elle déclaré promettant un « grand ménage de la réglementation », dénoncée par la Coordination rurale.
Les poulaillers sont soumis au régime des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) mais les études environnementales et les seuils d’autorisation diffèrent entre les élevages et les bâtiments industriels ou de production d’énergie.
https://www.20minutes.fr/societe/419631 ... production
Le bien-être animal est le cadet de leurs soucis. J'aimerai les voir enfermer dans ce type d'enclos, ou ils pourraient à peine se mouvoir, et dont leurs jambes, au fil des mois, se déformeraient faute d'activités. Les oeufs que j'achète sont uniquement issus de poules élevées en plein air. La cage équivaut à de la maltraitance animale. Honte à eux.