Le RN propose 100 milliards d’euros d’économies pour s’attirer le soutien de la BCE
Posté : 21 janvier 2026 16:00
L'article vient d'un site orienté "Révolution Permanente", n'empêche que la proposition du RN est réelle.
Je ne retiens que l'annonce en elle-même en rejetant les phrases orientée. De ce fait, mon post se concentre uniquement sur l'annonce en question, en dehors de toute orientation politique, afin d'avoir des avis différents sur le projet du parti d'extrême-droite. Je tenais à le souligner.
"Jordan Bardella propose de négocier avec la Banque Centrale Européenne (BCE) le rachat de titres de la dette française en échange de 100 milliards d'économies. Une proposition qui rappelle que, comme tout parti bourgeois, le RN défend la nécessité de rembourser la dette et les institutions européennes.
Début novembre, The Economist avait révélé la volonté de Jordan Bardella d’ouvrir des négociations avec la Banque Centrale Européenne (BCE), pour la convaincre de racheter des titres de dette française. Ce lundi 1er décembre, le député RN Jean-Philippe Tanguy, en charge du programme économique du Rassemblement national, a précisé cette stratégie dans Le Monde, et surtout sa contrepartie : « [un] plan d’économies de 100 milliards d’euros » permettant de « ramener immédiatement le déficit à 3 % du PIB ». Une proposition implicitement rejetée par la présidente de la BCE, Christine Lagarde, et jugée « lunaire » par un de ses prédécesseurs.
Cette proposition du RN fait écho à la politique menée par le BCE et d’autres banques centrales menée après la Crises des subprimes. Elles avaient en effet appliqué des politiques non conventionnelles dites de « quantitative easing », qui consistent à racheter des titres de dettes publiques sur les marchés financiers secondaires, afin de lutter contre l’envolée des taux d’emprunt et permettre aux États de continuer à s’endetter. Un endettement public massif qui avait surtout servi à sauver les banques de la faillite sans contrepartie.
Sous le slogan de « quoi qu’il en coûte » de l’ancien Président de la BCE Mario Draghi, cette politique de rachat de titres a donc permis de socialiser les pertes pour les capitalistes financiers, en s’accompagnant d’une austérité ultra-violente pour faire payer la crise aux travailleurs. Loin de « aide » promise, ces politiques se sont faites en échange d’une mise sous tutelle de la Troïka [1], qui a permis d’appliquer des politiques de casse brutale des conditions de travail et des services publics. Pour la Grèce, les conséquences furent immédiates : explosion du chômage, de la mortalité infantile, des suicides ou encore des transmissions du VIH.
La proposition du RN d’une saignée austéritaire de cette envergure et avec les mêmes ressorts, alors que les services publics sont à bout de souffle, laisse présager ce type de conséquences. Et si le RN se porte volontaire pour être le porteur de mesures si brutales, c’est pour tenter de rassurer doublement les marché, en cherchant une voie pour garantir à la fois des emprunts à taux faibles et une dette publique sous contrôle.
Le RN veut montrer patte blanche à la BCE et à l’Europe du capital
Bien qu’un tel accord avec la BCE semble improbable à l’heure actuelle, cette proposition s’inscrit pleinement dans la stratégie de normalisation du RN et de séduction du patronat français. Tout en continuant à attiser le nationalisme avec des discours sur la « souveraineté » et évidemment un programme ultra-raciste et xénophobe, le parti d’extrême droite poursuit son soutien au remboursement de la dette et approfondit son aggiornamento néo-libérale entamé notamment dans une tribune à L’Opinion en 2021->https://www.revolutionpermanente.fr/Mar ... ti-systeme] où Marine Le Pen affirmait : « une dette doit être remboursée »."
https://www.revolutionpermanente.fr/Par ... -de-la-BCE
Je ne retiens que l'annonce en elle-même en rejetant les phrases orientée. De ce fait, mon post se concentre uniquement sur l'annonce en question, en dehors de toute orientation politique, afin d'avoir des avis différents sur le projet du parti d'extrême-droite. Je tenais à le souligner.
"Jordan Bardella propose de négocier avec la Banque Centrale Européenne (BCE) le rachat de titres de la dette française en échange de 100 milliards d'économies. Une proposition qui rappelle que, comme tout parti bourgeois, le RN défend la nécessité de rembourser la dette et les institutions européennes.
Début novembre, The Economist avait révélé la volonté de Jordan Bardella d’ouvrir des négociations avec la Banque Centrale Européenne (BCE), pour la convaincre de racheter des titres de dette française. Ce lundi 1er décembre, le député RN Jean-Philippe Tanguy, en charge du programme économique du Rassemblement national, a précisé cette stratégie dans Le Monde, et surtout sa contrepartie : « [un] plan d’économies de 100 milliards d’euros » permettant de « ramener immédiatement le déficit à 3 % du PIB ». Une proposition implicitement rejetée par la présidente de la BCE, Christine Lagarde, et jugée « lunaire » par un de ses prédécesseurs.
Cette proposition du RN fait écho à la politique menée par le BCE et d’autres banques centrales menée après la Crises des subprimes. Elles avaient en effet appliqué des politiques non conventionnelles dites de « quantitative easing », qui consistent à racheter des titres de dettes publiques sur les marchés financiers secondaires, afin de lutter contre l’envolée des taux d’emprunt et permettre aux États de continuer à s’endetter. Un endettement public massif qui avait surtout servi à sauver les banques de la faillite sans contrepartie.
Sous le slogan de « quoi qu’il en coûte » de l’ancien Président de la BCE Mario Draghi, cette politique de rachat de titres a donc permis de socialiser les pertes pour les capitalistes financiers, en s’accompagnant d’une austérité ultra-violente pour faire payer la crise aux travailleurs. Loin de « aide » promise, ces politiques se sont faites en échange d’une mise sous tutelle de la Troïka [1], qui a permis d’appliquer des politiques de casse brutale des conditions de travail et des services publics. Pour la Grèce, les conséquences furent immédiates : explosion du chômage, de la mortalité infantile, des suicides ou encore des transmissions du VIH.
La proposition du RN d’une saignée austéritaire de cette envergure et avec les mêmes ressorts, alors que les services publics sont à bout de souffle, laisse présager ce type de conséquences. Et si le RN se porte volontaire pour être le porteur de mesures si brutales, c’est pour tenter de rassurer doublement les marché, en cherchant une voie pour garantir à la fois des emprunts à taux faibles et une dette publique sous contrôle.
Le RN veut montrer patte blanche à la BCE et à l’Europe du capital
Bien qu’un tel accord avec la BCE semble improbable à l’heure actuelle, cette proposition s’inscrit pleinement dans la stratégie de normalisation du RN et de séduction du patronat français. Tout en continuant à attiser le nationalisme avec des discours sur la « souveraineté » et évidemment un programme ultra-raciste et xénophobe, le parti d’extrême droite poursuit son soutien au remboursement de la dette et approfondit son aggiornamento néo-libérale entamé notamment dans une tribune à L’Opinion en 2021->https://www.revolutionpermanente.fr/Mar ... ti-systeme] où Marine Le Pen affirmait : « une dette doit être remboursée »."
https://www.revolutionpermanente.fr/Par ... -de-la-BCE