"L'écologie, c'est d'abord l'amour du beau" dit Jordan Bardella
Posté : 06 février 2026 11:25
""L'écologie, c'est d'abord l'amour du beau" : Jordan Bardella tente de verdir l'image de son parti avec un discours jugé "très creux"
Le président du RN a pris la parole au World Impact Summit, qui se tient à Paris. Une intervention qui n'a pas convaincu les professionnels de la transition écologique.
C’est un peu le grand oral des politiques en matière d’écologie. Plusieurs chefs de partis et candidats à la présidentielle ont participé jeudi 5 février à une table ronde au World Impact Summit(Nouvelle fenêtre), à Paris. Ce sommet, consacré aux solutions en matière de transition écologique, a vu défiler deux anciens Premiers ministres : Michel Barnier et Gabriel Attal. Mais également le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, l'écologiste Marine Tondelier ou encore Jordan Bardella. Le patron du Rassemblement National est venu dans le cadre d'une opération visant à verdir l’image de son parti.
Son intervention de 15 minutes était courte, mais avait été particulièrement préparée avec ses équipes. L’écologie est le talon d'Achille du RN. Jordan Bardella a donc tenté d’effacer l’ardoise : "D'abord, j'ai 30 ans. J'appartiens à une génération qui est peut-être plus soucieuse et plus sensible à cette question du réchauffement climatique", entame-t-il.
"Pas de solutions concrètes"
Oublié, donc, le climatoscepticisme longtemps de mise chez les lepénistes. Le potentiel candidat à la Présidentielle s’adapte et déroule : "Le peuple français est écologique. Je pense que l'écologie c'est d'abord et avant tout l'amour du beau". Pour ce qui est des solutions, Jordan Bardella ressort toutefois les historiques recettes de son parti. "On a besoin de relocaliser pour rapatrier les usines", "il faut le recours au circuit court", "faire du patriotisme économique dans les marchés publics", égrène-t-il.
Jordan Bardella se dit contre l’éolien mais pour le photovoltaïque, à condition que les panneaux soient produits en France. De très timides applaudissements du public, composé essentiellement de professionnels de la transition écologique. "Dire que l'écologie c'est l'amour du beau, c'est très creux et ça ne donne pas de solutions concrètes. Ça ne donne pas d'engagement non plus sur les enjeux de la transition qui sont urgents", pointe une participante. "Je m'attendais à pire", lance un autre, pas dupe toutefois : "Je pense qu'il a bien appris son discours. Je ne suis pas sûr qu'il comprenne le sujet, mais je ne suis pas sûr que les autres le comprennent beaucoup plus", lance-t-il.
Gabriel Attal lui non plus n'a pas semblé convaincu : quelques minutes plus tard, sur scène, le patron de Renaissance a pointé "l'hypocrisie" du RN sur le sujet.".
https://www.franceinfo.fr/environnement ... 88113.html
La relocalisation des usines en France, ce n'est pas un pas vers l'écologie, si ce retour ne s'accompagne pas d'actions de lutte contre la pollution de l'air, des sols, de l'eau. Les circuits courts, c'est sûr, c'est même logique.
"Patriotisme économique dans les marchés publics", je ne vois pas ou se trouve l'écologie dans cette proposition. Ce que je sais une chose, c'est que les pays étrangers feront la même chose avec la France. Elle perdra plus qu'elle ne gagnera.
Le président du RN a pris la parole au World Impact Summit, qui se tient à Paris. Une intervention qui n'a pas convaincu les professionnels de la transition écologique.
C’est un peu le grand oral des politiques en matière d’écologie. Plusieurs chefs de partis et candidats à la présidentielle ont participé jeudi 5 février à une table ronde au World Impact Summit(Nouvelle fenêtre), à Paris. Ce sommet, consacré aux solutions en matière de transition écologique, a vu défiler deux anciens Premiers ministres : Michel Barnier et Gabriel Attal. Mais également le leader de Place publique Raphaël Glucksmann, l'écologiste Marine Tondelier ou encore Jordan Bardella. Le patron du Rassemblement National est venu dans le cadre d'une opération visant à verdir l’image de son parti.
Son intervention de 15 minutes était courte, mais avait été particulièrement préparée avec ses équipes. L’écologie est le talon d'Achille du RN. Jordan Bardella a donc tenté d’effacer l’ardoise : "D'abord, j'ai 30 ans. J'appartiens à une génération qui est peut-être plus soucieuse et plus sensible à cette question du réchauffement climatique", entame-t-il.
"Pas de solutions concrètes"
Oublié, donc, le climatoscepticisme longtemps de mise chez les lepénistes. Le potentiel candidat à la Présidentielle s’adapte et déroule : "Le peuple français est écologique. Je pense que l'écologie c'est d'abord et avant tout l'amour du beau". Pour ce qui est des solutions, Jordan Bardella ressort toutefois les historiques recettes de son parti. "On a besoin de relocaliser pour rapatrier les usines", "il faut le recours au circuit court", "faire du patriotisme économique dans les marchés publics", égrène-t-il.
Jordan Bardella se dit contre l’éolien mais pour le photovoltaïque, à condition que les panneaux soient produits en France. De très timides applaudissements du public, composé essentiellement de professionnels de la transition écologique. "Dire que l'écologie c'est l'amour du beau, c'est très creux et ça ne donne pas de solutions concrètes. Ça ne donne pas d'engagement non plus sur les enjeux de la transition qui sont urgents", pointe une participante. "Je m'attendais à pire", lance un autre, pas dupe toutefois : "Je pense qu'il a bien appris son discours. Je ne suis pas sûr qu'il comprenne le sujet, mais je ne suis pas sûr que les autres le comprennent beaucoup plus", lance-t-il.
Gabriel Attal lui non plus n'a pas semblé convaincu : quelques minutes plus tard, sur scène, le patron de Renaissance a pointé "l'hypocrisie" du RN sur le sujet.".
https://www.franceinfo.fr/environnement ... 88113.html
La relocalisation des usines en France, ce n'est pas un pas vers l'écologie, si ce retour ne s'accompagne pas d'actions de lutte contre la pollution de l'air, des sols, de l'eau. Les circuits courts, c'est sûr, c'est même logique.
"Patriotisme économique dans les marchés publics", je ne vois pas ou se trouve l'écologie dans cette proposition. Ce que je sais une chose, c'est que les pays étrangers feront la même chose avec la France. Elle perdra plus qu'elle ne gagnera.