Un agent municipal imposait des faveurs sexuelles à des femmes sans-domicile contre un accès aux douches municipales
Posté : 10 février 2026 18:03
À gerber !
L’homme a été révoqué pour harcèlement sexuel. Si une procédure disciplinaire avait été ouverte, son licenciement n’est intervenu qu’après avoir été mis en cause par une de ses collègues, révèle «la Voix du Nord» ce 10 février.
Impossible de dire combien de temps a duré son sinistre manège : profitant de ses accès aux locaux municipaux, un agent municipal de la ville de Roubaix a fait chanter plusieurs femmes sans-domicile, leur permettant d’accéder à des douches en échange de faveurs sexuelles. En février 2024, il avait été surpris par deux policiers en compagnie d’une femme, victime de ce même procédé, révèle le quotidien la Voix du Nord, ce mardi 10 février.
Pris en «flagrant délit»
Selon Frédérique Westeel-Yangui, adjointe au maire chargée des ressources humaines, jointe par Libération, l’agent titulaire était en poste depuis plusieurs années. «Dès que les faits ont été portés à notre connaissance nous l’avons suspendu», assure l’élue. Pris en «flagrant délit» par des policiers municipaux, l’agent de 60 ans les avait lui-même appelés, disant être enfermé dans le parc public où il travaillait. Arrivés sur place, les policiers étaient tombés sur une femme sans-domicile - la seule à avoir été entendue directement – qui avait affirmé avoir eu l’autorisation de se laver en échange de prestations sexuelles, selon la Voix du Nord.
Après un entretien avec sa hiérarchie, l’agent a été suspendu au début du mois de mars. Quelques jours plus tard, la ville de Roubaix a aussi effectué un signalement au parquet de Lille, au titre de l’article 40, selon un communiqué transmis à Libération. Durant les investigations conduites par la mairie de Roubaix, plusieurs agents municipaux ont accusé leur collègue d’avoir procédé à ce type de chantage avec d’autres femmes sans-domicile. Aucune plainte n’a été pour autant été déposée par les potentielles victimes de l’agent municipal.
Plusieurs autres accusations
Le licenciement de l’agent en question a ainsi été acté lors d’un conseil disciplinaire, tenu en mai 2024, à la suite d’un autre évènement : il aurait montré ses organes génitaux à une de ses collègues. «Je ne peux rien te faire à cause du ramadan, mais je m’occuperai de ton cas après», lui aurait-il lancé, selon la Voix du Nord. C’est pour ces faits que l’employé municipal a été révoqué de la fonction publique, confirme Frédérique Westeel-Yangui. «On a fait ce qu’on pouvait au niveau de la Ville, maintenant ce sont les victimes qui décident pour le volet pénal. On paiera leurs avocats si nécessaire», affirme l’adjointe au maire. Sollicité, le parquet de Lille n’a pas communiqué sur l’ouverture ou non d’une enquête.
La révélation de ces faits intervient à quelques semaines des municipales, et alors que la ville de Roubaix est déjà visée depuis quelques jours par des syndicats pour son «inaction» dans un autre cas de violences sexistes et sexuelles. Selon SUD et la CGT, la Ville aurait laissé en poste un cadre du musée de la piscine de Roubaix, malgré plusieurs alertes dont celle d’un audit publié en octobre 2023, conduit par un cabinet indépendant. Le fonctionnaire municipal, révoqué en janvier, est visé par au moins deux plaintes d’anciennes agentes.
De son côté, la municipalité assure appliquer «une tolérance zéro» en matière de harcèlement sexuel. «Sa démarche est ferme et rigoureuse quant à ce sujet hautement grave et important que celle du respect des femmes», indique son communiqué.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... JBVINESQ4/
L’homme a été révoqué pour harcèlement sexuel. Si une procédure disciplinaire avait été ouverte, son licenciement n’est intervenu qu’après avoir été mis en cause par une de ses collègues, révèle «la Voix du Nord» ce 10 février.
Impossible de dire combien de temps a duré son sinistre manège : profitant de ses accès aux locaux municipaux, un agent municipal de la ville de Roubaix a fait chanter plusieurs femmes sans-domicile, leur permettant d’accéder à des douches en échange de faveurs sexuelles. En février 2024, il avait été surpris par deux policiers en compagnie d’une femme, victime de ce même procédé, révèle le quotidien la Voix du Nord, ce mardi 10 février.
Pris en «flagrant délit»
Selon Frédérique Westeel-Yangui, adjointe au maire chargée des ressources humaines, jointe par Libération, l’agent titulaire était en poste depuis plusieurs années. «Dès que les faits ont été portés à notre connaissance nous l’avons suspendu», assure l’élue. Pris en «flagrant délit» par des policiers municipaux, l’agent de 60 ans les avait lui-même appelés, disant être enfermé dans le parc public où il travaillait. Arrivés sur place, les policiers étaient tombés sur une femme sans-domicile - la seule à avoir été entendue directement – qui avait affirmé avoir eu l’autorisation de se laver en échange de prestations sexuelles, selon la Voix du Nord.
Après un entretien avec sa hiérarchie, l’agent a été suspendu au début du mois de mars. Quelques jours plus tard, la ville de Roubaix a aussi effectué un signalement au parquet de Lille, au titre de l’article 40, selon un communiqué transmis à Libération. Durant les investigations conduites par la mairie de Roubaix, plusieurs agents municipaux ont accusé leur collègue d’avoir procédé à ce type de chantage avec d’autres femmes sans-domicile. Aucune plainte n’a été pour autant été déposée par les potentielles victimes de l’agent municipal.
Plusieurs autres accusations
Le licenciement de l’agent en question a ainsi été acté lors d’un conseil disciplinaire, tenu en mai 2024, à la suite d’un autre évènement : il aurait montré ses organes génitaux à une de ses collègues. «Je ne peux rien te faire à cause du ramadan, mais je m’occuperai de ton cas après», lui aurait-il lancé, selon la Voix du Nord. C’est pour ces faits que l’employé municipal a été révoqué de la fonction publique, confirme Frédérique Westeel-Yangui. «On a fait ce qu’on pouvait au niveau de la Ville, maintenant ce sont les victimes qui décident pour le volet pénal. On paiera leurs avocats si nécessaire», affirme l’adjointe au maire. Sollicité, le parquet de Lille n’a pas communiqué sur l’ouverture ou non d’une enquête.
La révélation de ces faits intervient à quelques semaines des municipales, et alors que la ville de Roubaix est déjà visée depuis quelques jours par des syndicats pour son «inaction» dans un autre cas de violences sexistes et sexuelles. Selon SUD et la CGT, la Ville aurait laissé en poste un cadre du musée de la piscine de Roubaix, malgré plusieurs alertes dont celle d’un audit publié en octobre 2023, conduit par un cabinet indépendant. Le fonctionnaire municipal, révoqué en janvier, est visé par au moins deux plaintes d’anciennes agentes.
De son côté, la municipalité assure appliquer «une tolérance zéro» en matière de harcèlement sexuel. «Sa démarche est ferme et rigoureuse quant à ce sujet hautement grave et important que celle du respect des femmes», indique son communiqué.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... JBVINESQ4/