Propositions de relance de la natalité en France
Posté : 11 février 2026 13:55
"Pour relancer la natalité, ce rapport parlementaire veut « révolutionner » les aides jusqu’aux trains
La Mission d’information sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France dévoile son rapport, avec des mesures phares pour relancer les naissances.
Par Aïda Djoupa avec AFP
Seulement 644 000 nourrissons nés en 2025, soit le nombre le plus faible depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Alors que le taux de natalité est en chute en France, les institutions s’interrogent. Pourquoi la population fait-elle moins d’enfants, et surtout, comment inverser la tendance ?
Une mission parlementaire dévoile ce mercredi 11 février ses conclusions : plus d’une trentaine de propositions visant à « révolutionner » la politique familiale, et, plus largement, repenser la place des enfants dans la société.
Pour son rapporteur, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, interrogé par l’AFP, l’objectif est « d’aider les Français à réaliser leur désir d’enfant ». Un désir que le rapport parlementaire estime bien présent, mais dont la réalisation est « de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques ».
Une aide universelle pour chaque enfant
Consulté par l’AFP, le rapport prône une nouvelle politique familiale, « fondée sur les principes de liberté, d’universalité, de lisibilité et de stabilité ». D’abord, par la création d’un « versement familial unique » de 250 euros par enfant et par mois, attribué sans conditions de ressources, dès le premier enfant, jusqu’à ses 20 ans. Cette prestation fusionnerait une dizaine d’aides existantes, pour un surcoût d’environ 5 à 10 milliards d’euros, selon le rapporteur.
D’autres propositions visent à soutenir financièrement les familles, notamment la possibilité pour les entreprises de verser une prime de naissance défiscalisée, mais aussi une aide pour le logement par la création d’un prêt à taux zéro pour l’acquisition d’un logement lors d’une naissance.
Parmi les recommandations phares, on compte aussi la création d’un « congé parental unifié » rémunéré douze mois proportionnellement au salaire, l’ouverture du congé proche aidant aux grands-parents pour qu’ils puissent ponctuellement garder leurs petits-enfants, ou encore accorder aux parents et grands-parents des autorisations d’absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). « Au-delà de l’État, la société entière doit s’adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer », estime Jérémie Patrier-Leitus.
Des espaces pour les enfants
Le rapport recommande également de rendre obligatoire l’aménagement d’espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum « sans enfants », perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance « no-kids ».
« On ne peut pas d’un côté s’alarmer du fait qu’en France on ne fait plus d’enfants et de l’autre ne plus les tolérer », pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d’information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Elle a également émis une série de recommandations complémentaires, parfois proches de celles du rapporteur.
Que deviendront les propositions du rapport, qui n’engage en rien l’exécutif ? Certaines « peuvent se mettre en place d’ici 2027 », mais d’autres ont leur place « dans un projet présidentiel », estime le rapporteur Jérémie Patrier-Leitus. Si le sujet préoccupe tout l’échiquier politique pour différentes raisons, il n’est pas certain que les partis s’en emparent.
Cela reste « un terrain assez miné », estimait récemment auprès de l’AFP Didier Breton, professeur de démographie à l’université de Strasbourg. En effet, la démographie reste un phénomène complexe, devant être pris en compte dans l’ensemble des politiques publiques, sur un temps relativement long."
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 60281.html
Je pense que la situation géopolitique (guerre en Ukraine, D. Trump, etc.) joue également un rôle dans la natalité.
Egalement, les français aspirent à plus de liberté et donc à ne pas avoir à "s'enfermer" dans l'éducation d'un ou plusieurs enfants.
La Mission d’information sur les causes et conséquences de la baisse de la natalité en France dévoile son rapport, avec des mesures phares pour relancer les naissances.
Par Aïda Djoupa avec AFP
Seulement 644 000 nourrissons nés en 2025, soit le nombre le plus faible depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Alors que le taux de natalité est en chute en France, les institutions s’interrogent. Pourquoi la population fait-elle moins d’enfants, et surtout, comment inverser la tendance ?
Une mission parlementaire dévoile ce mercredi 11 février ses conclusions : plus d’une trentaine de propositions visant à « révolutionner » la politique familiale, et, plus largement, repenser la place des enfants dans la société.
Pour son rapporteur, le député Horizons Jérémie Patrier-Leitus, interrogé par l’AFP, l’objectif est « d’aider les Français à réaliser leur désir d’enfant ». Un désir que le rapport parlementaire estime bien présent, mais dont la réalisation est « de plus en plus entravée par les obstacles économiques, professionnels et symboliques ».
Une aide universelle pour chaque enfant
Consulté par l’AFP, le rapport prône une nouvelle politique familiale, « fondée sur les principes de liberté, d’universalité, de lisibilité et de stabilité ». D’abord, par la création d’un « versement familial unique » de 250 euros par enfant et par mois, attribué sans conditions de ressources, dès le premier enfant, jusqu’à ses 20 ans. Cette prestation fusionnerait une dizaine d’aides existantes, pour un surcoût d’environ 5 à 10 milliards d’euros, selon le rapporteur.
D’autres propositions visent à soutenir financièrement les familles, notamment la possibilité pour les entreprises de verser une prime de naissance défiscalisée, mais aussi une aide pour le logement par la création d’un prêt à taux zéro pour l’acquisition d’un logement lors d’une naissance.
Parmi les recommandations phares, on compte aussi la création d’un « congé parental unifié » rémunéré douze mois proportionnellement au salaire, l’ouverture du congé proche aidant aux grands-parents pour qu’ils puissent ponctuellement garder leurs petits-enfants, ou encore accorder aux parents et grands-parents des autorisations d’absence pour participer aux moments clés de la scolarité (environ quatre demi-journées par an). « Au-delà de l’État, la société entière doit s’adapter, les entreprises et la famille au sens large ont aussi un rôle à jouer », estime Jérémie Patrier-Leitus.
Des espaces pour les enfants
Le rapport recommande également de rendre obligatoire l’aménagement d’espaces adaptés aux enfants dans les trains, quelques semaines après le tollé suscité par la SNCF et sa nouvelle classe affaires Optimum « sans enfants », perçue comme une nouvelle démonstration de la tendance « no-kids ».
« On ne peut pas d’un côté s’alarmer du fait qu’en France on ne fait plus d’enfants et de l’autre ne plus les tolérer », pointe la députée Liot Constance de Pélichy, qui a présidé la mission d’information et déposé une proposition de loi visant à interdire de tels espaces excluant les plus jeunes. Elle a également émis une série de recommandations complémentaires, parfois proches de celles du rapporteur.
Que deviendront les propositions du rapport, qui n’engage en rien l’exécutif ? Certaines « peuvent se mettre en place d’ici 2027 », mais d’autres ont leur place « dans un projet présidentiel », estime le rapporteur Jérémie Patrier-Leitus. Si le sujet préoccupe tout l’échiquier politique pour différentes raisons, il n’est pas certain que les partis s’en emparent.
Cela reste « un terrain assez miné », estimait récemment auprès de l’AFP Didier Breton, professeur de démographie à l’université de Strasbourg. En effet, la démographie reste un phénomène complexe, devant être pris en compte dans l’ensemble des politiques publiques, sur un temps relativement long."
https://www.huffingtonpost.fr/politique ... 60281.html
Je pense que la situation géopolitique (guerre en Ukraine, D. Trump, etc.) joue également un rôle dans la natalité.
Egalement, les français aspirent à plus de liberté et donc à ne pas avoir à "s'enfermer" dans l'éducation d'un ou plusieurs enfants.