Trois députés deux RN et un insoumis rappelés à l’ordre pour «injures et provocations» «outrances» et menaces physiques
Posté : 18 février 2026 17:51
RN 2 LFI 1.
Le bureau de l’Assemblée nationale a prononcé ce mercredi des sanctions contre des élus du Rassemblement national, Laurent Jacobelli et Frédéric-Pierre Vos, ainsi qu’à l’encontre d’Antoine Léaument (LFI).
Une sanction qui les ampute d’un quart leur indemnité parlementaire. Le bureau de l’Assemblée nationale a prononcé mercredi 18 février trois rappels à l’ordre avec inscription au procès-verbal, à l’encontre des députés du Rassemblement national Laurent Jacobelli et Frédéric-Pierre Vos, ainsi que du député de la France insoumise Antoine Léaument, a annoncé la présidence de l’Assemblée dans un communiqué.
Laurent Jacobelli, député de Moselle, écope de cette sanction «pour des injures et provocations, ayant généré une scène tumultueuse et gravement perturbé le déroulement de la séance». Les faits reprochés se sont déroulés fin janvier, pendant la journée réservée aux propositions de loi des Républicains, lors d’un débat autour d’une résolution appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. «Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI», avait déclaré l’élu d’extrême droite. Dans une ambiance délétère, les groupes de gauche avaient alors réclamé que le bureau soit saisi.
Le même jour, le député LFI Antoine Léaument, élu dans l’Essonne, était descendu vers le bas de l’hémicycle après s’être fait couper le micro par le président de séance Sébastien Chenu (RN) lors d’un rappel au règlement, en protestant vivement et en le pointant du doigt. «Je saisis le bureau pour vos menaces physiques», avait alors déclaré Sébastien Chenu. Antoine Léaument dément toute intimidation physique, assurant avoir dit «descendez discuter avec moi».
Comparaison avec le génocide au Rwanda
Frédéric-Pierre Vos (RN) est quant à lui rappelé à l’ordre pour «outrances ayant suscité un tumulte dans l’hémicycle et donné lieu à plusieurs rappels au règlement» lors des discussions sur le budget, mi-janvier. Il avait comparé la taxation des ultra-riches au génocide du Rwanda : «La résistance à l’oppression, c’est de ne pas confondre égalité et égalitarisme, et vous transformer en Tutsis pour couper les Hutus sous prétexte qu’ils étaient plus grands !», avait-il lancé en direction des bancs de la gauche.
Le bureau de l’Assemblée, sa plus haute instance exécutive qui est composée de députés de tous bords, a «décidé collectivement» de prononcer ces sanctions, selon le communiqué. Le rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal est le deuxième grade de sanction prononcé par le bureau ; il entraîne une privation de 25 % de l’indemnité parlementaire allouée à chaque élu sanctionné.
La Présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), souligne «avec fermeté que les propos injurieux, les provocations ou toute forme d’intimidation sont incompatibles avec la tenue des débats parlementaires», précise le communiqué de l’instance.
https://www.liberation.fr/politique/tro ... DX4VQADYQ/
Le bureau de l’Assemblée nationale a prononcé ce mercredi des sanctions contre des élus du Rassemblement national, Laurent Jacobelli et Frédéric-Pierre Vos, ainsi qu’à l’encontre d’Antoine Léaument (LFI).
Une sanction qui les ampute d’un quart leur indemnité parlementaire. Le bureau de l’Assemblée nationale a prononcé mercredi 18 février trois rappels à l’ordre avec inscription au procès-verbal, à l’encontre des députés du Rassemblement national Laurent Jacobelli et Frédéric-Pierre Vos, ainsi que du député de la France insoumise Antoine Léaument, a annoncé la présidence de l’Assemblée dans un communiqué.
Laurent Jacobelli, député de Moselle, écope de cette sanction «pour des injures et provocations, ayant généré une scène tumultueuse et gravement perturbé le déroulement de la séance». Les faits reprochés se sont déroulés fin janvier, pendant la journée réservée aux propositions de loi des Républicains, lors d’un débat autour d’une résolution appelant à inscrire les Frères musulmans sur la liste européenne des organisations terroristes. «Les Frères musulmans veulent lapider les homosexuels, et bien, si vous voulez lapider les homosexuels, votez LFI», avait déclaré l’élu d’extrême droite. Dans une ambiance délétère, les groupes de gauche avaient alors réclamé que le bureau soit saisi.
Le même jour, le député LFI Antoine Léaument, élu dans l’Essonne, était descendu vers le bas de l’hémicycle après s’être fait couper le micro par le président de séance Sébastien Chenu (RN) lors d’un rappel au règlement, en protestant vivement et en le pointant du doigt. «Je saisis le bureau pour vos menaces physiques», avait alors déclaré Sébastien Chenu. Antoine Léaument dément toute intimidation physique, assurant avoir dit «descendez discuter avec moi».
Comparaison avec le génocide au Rwanda
Frédéric-Pierre Vos (RN) est quant à lui rappelé à l’ordre pour «outrances ayant suscité un tumulte dans l’hémicycle et donné lieu à plusieurs rappels au règlement» lors des discussions sur le budget, mi-janvier. Il avait comparé la taxation des ultra-riches au génocide du Rwanda : «La résistance à l’oppression, c’est de ne pas confondre égalité et égalitarisme, et vous transformer en Tutsis pour couper les Hutus sous prétexte qu’ils étaient plus grands !», avait-il lancé en direction des bancs de la gauche.
Le bureau de l’Assemblée, sa plus haute instance exécutive qui est composée de députés de tous bords, a «décidé collectivement» de prononcer ces sanctions, selon le communiqué. Le rappel à l’ordre avec inscription au procès-verbal est le deuxième grade de sanction prononcé par le bureau ; il entraîne une privation de 25 % de l’indemnité parlementaire allouée à chaque élu sanctionné.
La Présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet (Renaissance), souligne «avec fermeté que les propos injurieux, les provocations ou toute forme d’intimidation sont incompatibles avec la tenue des débats parlementaires», précise le communiqué de l’instance.
https://www.liberation.fr/politique/tro ... DX4VQADYQ/