En 10 ans, les HLM sont devenus de moins en moins sociaux, la preuve en 3 graphiques
Posté : 23 mars 2026 13:38
"INFOGRAPHIES - Le gendarme du logement social publie un rapport sur l’évolution du parc de logements sociaux d’où il ressort que l’offre des bailleurs sociaux s’éloigne de plus en plus des publics les plus pauvres.
Les connaisseurs du logement social le disent depuis des années, le gendarme du secteur le confirme dans un rapport: le parc HLM répond de moins en moins à sa cible originelle et théoriquement principale, les publics les plus précaires. « L’évolution nette du parc social depuis 10 ans a accentué l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le plan des ressources», dénonce une étude publiée ce mardi par l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), l’organisme de contrôle du secteur. Ainsi, en 10 ans, le nombre de logements très sociaux (ceux qui sont accessibles avec les revenus les plus faibles) n’a augmenté en net que de quelque 70.000 unités, soit une hausse d’à peine 4% alors que le parc global de logements sociaux (incluant aussi les logements dits «sociaux» et les logements intermédiaires aux loyers plus élevés) grossissait de 11%.
« On est tombé de notre chaise », confie même au Monde le directeur des études de l’Ancols, Patrice Bueso, le directeur des études de l’Ancols, lorsqu’il évoque l’ampleur de ce décalage. Selon son rapport, le parc des logements PLS, les plus chers également connus sous le nom de «logements intermédiaires», a augmenté de près de 110.000 logements, soit un accroissement de près de 50 % de cette catégorie en une décennie. C’est pourquoi, certains n’hésitent pas à rappeler que les premiers bailleurs sociaux, au sens de ceux qui répondent aux besoins des Français les plus précaires, restent les petits bailleurs privés.
Implantation géographique satisfaisante
Notons tout d’abord que si le parc de logements sociaux augmente chaque année, le rythme d’accroissement ne cesse de diminuer, entre baisse des constructions et hausse des sorties du parc (ventes ou démolitions). En revanche, concernant l’implantation géographique, l’Ancols semble plus satisfaite, soulignant «une cohérence globale dans l’implantation des constructions de logements sociaux, les zones identifiées comme ayant les besoins les plus forts concentrant la majeure partie de la hausse du parc social».
Des évolutions qui se traduisent bien évidemment sur les loyers pratiqués dans ce parc. Ce dernier graphique (voir tableau ci-dessous) se concentre sur les loyers les plus faibles du parc HLM, à savoir ceux situés sous la barre des 5€/m² (loyer observé ou à défaut estimé au 1er janvier 2024). Il en ressort qu’à peine 3% des logements nouvellement mis en service répondent à ce critère alors que le quart des logements vendus étaient dans cette situation et même 36% lorsque l’on se concentre sur les habitations démolies. Une situation préoccupante, lorsque l’on sait que l’offre de logement à louer émanant des bailleurs privés se contracte, elle aussi."
https://immobilier.lefigaro.fr/article/ ... s-20260318
Les connaisseurs du logement social le disent depuis des années, le gendarme du secteur le confirme dans un rapport: le parc HLM répond de moins en moins à sa cible originelle et théoriquement principale, les publics les plus précaires. « L’évolution nette du parc social depuis 10 ans a accentué l’inadéquation entre l’offre et la demande sur le plan des ressources», dénonce une étude publiée ce mardi par l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols), l’organisme de contrôle du secteur. Ainsi, en 10 ans, le nombre de logements très sociaux (ceux qui sont accessibles avec les revenus les plus faibles) n’a augmenté en net que de quelque 70.000 unités, soit une hausse d’à peine 4% alors que le parc global de logements sociaux (incluant aussi les logements dits «sociaux» et les logements intermédiaires aux loyers plus élevés) grossissait de 11%.
« On est tombé de notre chaise », confie même au Monde le directeur des études de l’Ancols, Patrice Bueso, le directeur des études de l’Ancols, lorsqu’il évoque l’ampleur de ce décalage. Selon son rapport, le parc des logements PLS, les plus chers également connus sous le nom de «logements intermédiaires», a augmenté de près de 110.000 logements, soit un accroissement de près de 50 % de cette catégorie en une décennie. C’est pourquoi, certains n’hésitent pas à rappeler que les premiers bailleurs sociaux, au sens de ceux qui répondent aux besoins des Français les plus précaires, restent les petits bailleurs privés.
Implantation géographique satisfaisante
Notons tout d’abord que si le parc de logements sociaux augmente chaque année, le rythme d’accroissement ne cesse de diminuer, entre baisse des constructions et hausse des sorties du parc (ventes ou démolitions). En revanche, concernant l’implantation géographique, l’Ancols semble plus satisfaite, soulignant «une cohérence globale dans l’implantation des constructions de logements sociaux, les zones identifiées comme ayant les besoins les plus forts concentrant la majeure partie de la hausse du parc social».
Des évolutions qui se traduisent bien évidemment sur les loyers pratiqués dans ce parc. Ce dernier graphique (voir tableau ci-dessous) se concentre sur les loyers les plus faibles du parc HLM, à savoir ceux situés sous la barre des 5€/m² (loyer observé ou à défaut estimé au 1er janvier 2024). Il en ressort qu’à peine 3% des logements nouvellement mis en service répondent à ce critère alors que le quart des logements vendus étaient dans cette situation et même 36% lorsque l’on se concentre sur les habitations démolies. Une situation préoccupante, lorsque l’on sait que l’offre de logement à louer émanant des bailleurs privés se contracte, elle aussi."
https://immobilier.lefigaro.fr/article/ ... s-20260318