JO 2030 : après l’élection du «réel problème» Ciotti à Nice, Renaud Muselier envisage un «plan B»
Posté : 24 mars 2026 06:45
Ça risque de patiner dans la semoule...
Le nouvel édile d’extrême droite, élu dimanche, accepte l’idée de JO organisés dans sa ville dans quatre ans, mais pas les projets souhaités par le Cojop.
Les Alpes 2030 n’avaient pas besoin de ça. Embourbé depuis son lancement l’année dernière dans d’interminables remous internes, le comité d’organisation des prochains Jeux d’hiver va désormais devoir composer avec l’élection à la mairie de Nice d’Eric Ciotti.
Le président de l’Union des Droites pour la République, allié au RN, va prendre la place de son meilleur ennemi Christian Estrosi (Horizons), en place depuis 2008, surtout vice-président de la région Paca organisatrice de l’événement dans quatre ans, et proche du président Renaud Muselier (Renaissance). De son côté, Ciotti, a toujours dit qu’il était ravi que Nice accueille les JO mais qu’il refuserait les projets du Cojop en l’état.
A l’évidence, pas de quoi rassurer Renaud Muselier, à l’initiative de la candidature conjointe avec l’autre région Auvergne-Rhône-Alpes. D’habitude si prompt à minimiser les difficultés et autres dysfonctionnements concernant la feuille de route olympique, Muselier a cette fois estimé que l’arrivée de Ciotti créait «un problème réel». Ciotti «est pour les Jeux, mais pas de la même manière que le projet initial».
Sa prise de fonction sur la promenade des Anglais «mérite quelques explications de texte pour voir si c’est viable [à Nice], sinon il faudra réévaluer», a poursuivi Muselier, qui préside également la Solideo, l’établissement public chargé de la livraison des ouvrages pour ces JO d’hiver. «Je n’hésiterai pas à tout changer s’il le faut», a insisté Muselier, assurant avoir «un plan B» à propos duquel il n’a pas voulu donner de précisions.
Pour peu qu’il soit activé, on le saura très vite. «La Solideo a travaillé sur un chiffrage qui va sortir courant avril, il faut que ce soit décidé fin avril», a-t-il insisté, alors que la gouvernance d’Alpes 2030 est dans la tourmente, faisant craindre des retards.
Dissensions autour de la patinoire
Supposé être la ville hôte des sports de glace, Nice doit s’équiper pour accueillir le patinage artistique et le hockey sur glace, mais aussi un village olympique ou encore un centre des médias. Le projet actuel prévoit de couvrir temporairement le stade de football Allianz Riviera, l’antre de l’OGC Nice, pour le hockey, et de construire à côté une patinoire et le village olympique, dans l’ouest de Nice.
Mais Eric Ciotti refuse catégoriquement que l’OGC Nice soit privé de son stade pendant une aussi longue période. Il souhaite aussi voir la nouvelle patinoire et le village olympique dans des sites plus centraux, la première au palais des expositions - qui a accueilli des championnats du monde de patinage artistique - et le second sur le site d’une caserne bientôt fermée.
«Moi je ne suis pas compétent mais on me dit que c’est du niveau d’un championnat du monde juniors», a taclé Renaud Muselier à propos de ces projets alternatifs. «On parle d’un projet de dimension mondiale, pas d’une revanche des uns sur les autres», a-t-il appuyé, en référence à l’inimitié notoire entre Ciotti et Estrosi. Première sortie offensive, et sûrement pas la dernière.
https://www.liberation.fr/sports/jeux-o ... BCPK7KO2E/
Le nouvel édile d’extrême droite, élu dimanche, accepte l’idée de JO organisés dans sa ville dans quatre ans, mais pas les projets souhaités par le Cojop.
Les Alpes 2030 n’avaient pas besoin de ça. Embourbé depuis son lancement l’année dernière dans d’interminables remous internes, le comité d’organisation des prochains Jeux d’hiver va désormais devoir composer avec l’élection à la mairie de Nice d’Eric Ciotti.
Le président de l’Union des Droites pour la République, allié au RN, va prendre la place de son meilleur ennemi Christian Estrosi (Horizons), en place depuis 2008, surtout vice-président de la région Paca organisatrice de l’événement dans quatre ans, et proche du président Renaud Muselier (Renaissance). De son côté, Ciotti, a toujours dit qu’il était ravi que Nice accueille les JO mais qu’il refuserait les projets du Cojop en l’état.
A l’évidence, pas de quoi rassurer Renaud Muselier, à l’initiative de la candidature conjointe avec l’autre région Auvergne-Rhône-Alpes. D’habitude si prompt à minimiser les difficultés et autres dysfonctionnements concernant la feuille de route olympique, Muselier a cette fois estimé que l’arrivée de Ciotti créait «un problème réel». Ciotti «est pour les Jeux, mais pas de la même manière que le projet initial».
Sa prise de fonction sur la promenade des Anglais «mérite quelques explications de texte pour voir si c’est viable [à Nice], sinon il faudra réévaluer», a poursuivi Muselier, qui préside également la Solideo, l’établissement public chargé de la livraison des ouvrages pour ces JO d’hiver. «Je n’hésiterai pas à tout changer s’il le faut», a insisté Muselier, assurant avoir «un plan B» à propos duquel il n’a pas voulu donner de précisions.
Pour peu qu’il soit activé, on le saura très vite. «La Solideo a travaillé sur un chiffrage qui va sortir courant avril, il faut que ce soit décidé fin avril», a-t-il insisté, alors que la gouvernance d’Alpes 2030 est dans la tourmente, faisant craindre des retards.
Dissensions autour de la patinoire
Supposé être la ville hôte des sports de glace, Nice doit s’équiper pour accueillir le patinage artistique et le hockey sur glace, mais aussi un village olympique ou encore un centre des médias. Le projet actuel prévoit de couvrir temporairement le stade de football Allianz Riviera, l’antre de l’OGC Nice, pour le hockey, et de construire à côté une patinoire et le village olympique, dans l’ouest de Nice.
Mais Eric Ciotti refuse catégoriquement que l’OGC Nice soit privé de son stade pendant une aussi longue période. Il souhaite aussi voir la nouvelle patinoire et le village olympique dans des sites plus centraux, la première au palais des expositions - qui a accueilli des championnats du monde de patinage artistique - et le second sur le site d’une caserne bientôt fermée.
«Moi je ne suis pas compétent mais on me dit que c’est du niveau d’un championnat du monde juniors», a taclé Renaud Muselier à propos de ces projets alternatifs. «On parle d’un projet de dimension mondiale, pas d’une revanche des uns sur les autres», a-t-il appuyé, en référence à l’inimitié notoire entre Ciotti et Estrosi. Première sortie offensive, et sûrement pas la dernière.
https://www.liberation.fr/sports/jeux-o ... BCPK7KO2E/