Fin de la trève hivernale et reprise des expulsions
Posté : 31 mars 2026 13:20
"Fin de la trêve hivernale : "On va punir les ménages" au lieu d'être "dans une logique de prévention", déplore la Fondation pour le logement des défavorisés
Les expulsions vont reprendre avec la fin de la trêve hivernale. Les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées, observe la Fondation.
La loi Kasbarian "est complètement incohérente", "on va punir les ménages" au lieu d'être "dans une logique de prévention", déplore mardi 31 mars sur France Culture(Nouvelle fenêtre) Marie Rothhahn, responsable de la lutte contre la privation des droits sociaux au sein de la Fondation pour le logement des défavorisés, alors que la trêve hivernale prend fin mardi soir.
Instaurée depuis 1956, elle suspend les expulsions locatives ainsi que les coupures d'électricité et de gaz, entre le 1er novembre et le 31 mars, mais les associations craignent un nouveau chiffre record d'expulsion cette année. Quelque 30 500 ménages ont été forcés de quitter leur logement en 2025, un chiffre record.
Selon les associations, et notamment la Fondation pour le logement des défavorisés (anciennement fondation Abbé-Pierre), la loi Kasbarian de 2023, dite loi "anti-squat", a durci les règles pour garder son logement. "Elle vient accélérer les procédures, réduire la possibilité pour les ménages d'obtenir des délais. Sans un accompagnement aujourd'hui, il est quasiment impossible d'avoir une décision de justice qui permette de rester dans les lieux", note Marie Rothhahn. "C'est devenu vraiment très difficile aujourd'hui d'être accompagné et de pouvoir éviter l'expulsion, parfois pour des personnes âgées, des personnes avec un enfant en situation de handicap", rapporte-t-elle.
Même constat fait par Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement, invité sur franceinfo mardi : "Il y a une dérive, on a fait un basculement très fort avec la loi Kasbarian et Monsieur Vincent Jeanbrun [le ministre de la Ville et du Logement] nous dit aujourd'hui qu'il veut encore accélérer" les procédures. "Les écarts entre les coûts du logement et les capacités financières des ménages se creusent et, d'un autre côté, on a des politiques qui sont moins préventives", dénonce Christophe Robert. Il appelle le gouvernement à "ressortir le plan de Valérie Létard [ministre du Logement en 2024 et 2025], pour mieux prévenir les expulsions locatives et donner des perspectives aux gens".
Près d'un Français sur six en situation de "vulnérabilité face au logement"
Face à la crise du logement, "l'État et certaines collectivités ne respectent pas leurs obligations", "l'État est responsable et on va punir les ménages", dénonce-t-elle. Elle appelle le gouvernement à changer de politique, à "abonder des fonds qui permettent d'indemniser les propriétaires", "aider les ménages en difficulté ponctuelle, avec des aides à la quittance", et "reloger les ménages qui n'ont plus les moyens de rester dans leur logement."
Selon la Fondation pour le logement des défavorisés, les familles monoparentales, notamment les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées par les expulsions. Près d'un Français sur six est en situation de "vulnérabilité face au logement", selon les dernières données de la Chambre nationale des commissaires de justice."
https://www.franceinfo.fr/societe/pauvr ... 06220.html
Je ne suis pas d'accord avec la phrase mise en gras.
Les aides, cela va 5 minutes, mais cela ne doit pas devenir systématique pour chaque problème. Le jugement doit se faire au cas par cas, et non dans sa globalité.
- certains locataires ne paient plus leur loyer par choix, et non suite à des problèmes d'argent
- certains locataires préfèrent jouer les sourdes oreilles face aux plaintes de leur propriétaire
- certains locataires préfèrent laisser trainer la situation au lieu de trouver des solutions.
Je ne généralise pas, c'est pour cette raison que je mets "certains".
Il me semble qu'il existe des associations d'aide, et également des assistantes sociales.
Un accord peut être aussi pris avec les propriétaires.
Les expulsions vont reprendre avec la fin de la trêve hivernale. Les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées, observe la Fondation.
La loi Kasbarian "est complètement incohérente", "on va punir les ménages" au lieu d'être "dans une logique de prévention", déplore mardi 31 mars sur France Culture(Nouvelle fenêtre) Marie Rothhahn, responsable de la lutte contre la privation des droits sociaux au sein de la Fondation pour le logement des défavorisés, alors que la trêve hivernale prend fin mardi soir.
Instaurée depuis 1956, elle suspend les expulsions locatives ainsi que les coupures d'électricité et de gaz, entre le 1er novembre et le 31 mars, mais les associations craignent un nouveau chiffre record d'expulsion cette année. Quelque 30 500 ménages ont été forcés de quitter leur logement en 2025, un chiffre record.
Selon les associations, et notamment la Fondation pour le logement des défavorisés (anciennement fondation Abbé-Pierre), la loi Kasbarian de 2023, dite loi "anti-squat", a durci les règles pour garder son logement. "Elle vient accélérer les procédures, réduire la possibilité pour les ménages d'obtenir des délais. Sans un accompagnement aujourd'hui, il est quasiment impossible d'avoir une décision de justice qui permette de rester dans les lieux", note Marie Rothhahn. "C'est devenu vraiment très difficile aujourd'hui d'être accompagné et de pouvoir éviter l'expulsion, parfois pour des personnes âgées, des personnes avec un enfant en situation de handicap", rapporte-t-elle.
Même constat fait par Christophe Robert, délégué général de la Fondation pour le logement, invité sur franceinfo mardi : "Il y a une dérive, on a fait un basculement très fort avec la loi Kasbarian et Monsieur Vincent Jeanbrun [le ministre de la Ville et du Logement] nous dit aujourd'hui qu'il veut encore accélérer" les procédures. "Les écarts entre les coûts du logement et les capacités financières des ménages se creusent et, d'un autre côté, on a des politiques qui sont moins préventives", dénonce Christophe Robert. Il appelle le gouvernement à "ressortir le plan de Valérie Létard [ministre du Logement en 2024 et 2025], pour mieux prévenir les expulsions locatives et donner des perspectives aux gens".
Près d'un Français sur six en situation de "vulnérabilité face au logement"
Face à la crise du logement, "l'État et certaines collectivités ne respectent pas leurs obligations", "l'État est responsable et on va punir les ménages", dénonce-t-elle. Elle appelle le gouvernement à changer de politique, à "abonder des fonds qui permettent d'indemniser les propriétaires", "aider les ménages en difficulté ponctuelle, avec des aides à la quittance", et "reloger les ménages qui n'ont plus les moyens de rester dans leur logement."
Selon la Fondation pour le logement des défavorisés, les familles monoparentales, notamment les mères seules avec un enfant, sont de plus en plus touchées par les expulsions. Près d'un Français sur six est en situation de "vulnérabilité face au logement", selon les dernières données de la Chambre nationale des commissaires de justice."
https://www.franceinfo.fr/societe/pauvr ... 06220.html
Je ne suis pas d'accord avec la phrase mise en gras.
Les aides, cela va 5 minutes, mais cela ne doit pas devenir systématique pour chaque problème. Le jugement doit se faire au cas par cas, et non dans sa globalité.
- certains locataires ne paient plus leur loyer par choix, et non suite à des problèmes d'argent
- certains locataires préfèrent jouer les sourdes oreilles face aux plaintes de leur propriétaire
- certains locataires préfèrent laisser trainer la situation au lieu de trouver des solutions.
Je ne généralise pas, c'est pour cette raison que je mets "certains".
Il me semble qu'il existe des associations d'aide, et également des assistantes sociales.
Un accord peut être aussi pris avec les propriétaires.