Emmanuel Macron critique les «mabouls» qui veulent «se fâcher avec l’Algérie», Retailleau dénonce "un faux prétexte"
Posté : 27 avril 2026 18:21
Combien de médecins étrangers dans les hôpitaux prêts de chez vous ?...
Au cours d’une visite à l’hôpital de Lavelanet, dans l’Ariège, le président français a regretté que des concours soient imposés aux praticiens diplômés hors UE.
Les oreilles de Bruno Retailleau et du RN ont dû siffler, ce lundi, depuis l’Ariège. En déplacement dans ce département d’Occitanie, Emmanuel Macron a lâché une pique dirigée vers les partisans d’une ligne dure avec le pouvoir algérien. Le président français a ainsi expliqué regretter «tous les mabouls» qui veulent «se fâcher avec l’Algérie», alors qu’il visitait l’hôpital de Lavelanet, dans l’Ariège.
Pour ce qui est du système des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue), «c’est encore le bordel. C’est un truc qui me rend dingue ! C’est la folie du système français», a-t-il aussi relevé devant un médecin originaire d’Oran (Algérie). Il a déploré qu’on ne leur facilite pas la vie, en leur faisant repasser des concours, alors qu’ils contribuent à la lutte contre les déserts médicaux.
«Des gens remarquables qu’on fait bosser»
«C’est des gens remarquables qu’on fait bosser, qui font de la médecine, qui sont à l’hôpital et, le jour où il faut les titulariser […] on repart tout de zéro, il faut passer un concours pour emmerder le monde», a-t-il également pointé.
La Cnam (Caisse d’assurance maladie) «fait le système à l’ancienne. C’est-à-dire dans la tête de tout le monde, il faut faire de la régulation médicale par l’offre donc, plus on emmerde les gens longtemps, mieux c’est parce que cela nous coûtera moins cher», a poursuivi Emmanuel Macron. «Ce qu’il faut, c’est l’inverse […]. On a un système qui marche sur la tête».
Au 1er janvier 2025, 19 154 médecins, diplômés à l’étranger hors UE et qui exercent officiellement en France, étaient inscrits au tableau de l’Ordre des médecins. 38,8 % ont été diplômés en Algérie, 15,1 % en Tunisie, 8,6 % en Syrie, 7,4 % au Maroc, et 4 % au Liban, selon les statistiques disponibles.
«Un faux prétexte», répond Retailleau
«Faute d’avoir le courage d’être ferme avec les dirigeants algériens, le président préfère insulter les Français qui refusent de se renier», a réagi sur X le premier vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy, soutien de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a incarné quand il était au gouvernement le camp des partisans d’une ligne très ferme avec le pouvoir algérien.
Juste après l’eurodéputé, c’est Bruno Retailleau, décidé à se démarquer d’un président sous lequel il a servi, qui a réagi, dénonçant un «faux prétexte [qui] ne vise qu’à dissimuler les vrais problèmes», et refaisant la liste de ses griefs à l’égard du régime algérien : le refus du régime d’Alger de «reprendre» les «centaines d’OQTF dangereux [qui] n’ont plus rien à faire en France», les «barbourzeries» du régime, «la détention de Christophe Gleizes» ou encore la condamnation par coutumace de l’écrivain Kamel Daoud. Autant de sujets que l’ancien patron de Beauvau reproche à l’Elysée de n’avoir «jamais voulu affronter».
https://www.liberation.fr/politique/emm ... 7ZIKBPD5M/
Au cours d’une visite à l’hôpital de Lavelanet, dans l’Ariège, le président français a regretté que des concours soient imposés aux praticiens diplômés hors UE.
Les oreilles de Bruno Retailleau et du RN ont dû siffler, ce lundi, depuis l’Ariège. En déplacement dans ce département d’Occitanie, Emmanuel Macron a lâché une pique dirigée vers les partisans d’une ligne dure avec le pouvoir algérien. Le président français a ainsi expliqué regretter «tous les mabouls» qui veulent «se fâcher avec l’Algérie», alors qu’il visitait l’hôpital de Lavelanet, dans l’Ariège.
Pour ce qui est du système des praticiens diplômés hors Union européenne (Padhue), «c’est encore le bordel. C’est un truc qui me rend dingue ! C’est la folie du système français», a-t-il aussi relevé devant un médecin originaire d’Oran (Algérie). Il a déploré qu’on ne leur facilite pas la vie, en leur faisant repasser des concours, alors qu’ils contribuent à la lutte contre les déserts médicaux.
«Des gens remarquables qu’on fait bosser»
«C’est des gens remarquables qu’on fait bosser, qui font de la médecine, qui sont à l’hôpital et, le jour où il faut les titulariser […] on repart tout de zéro, il faut passer un concours pour emmerder le monde», a-t-il également pointé.
La Cnam (Caisse d’assurance maladie) «fait le système à l’ancienne. C’est-à-dire dans la tête de tout le monde, il faut faire de la régulation médicale par l’offre donc, plus on emmerde les gens longtemps, mieux c’est parce que cela nous coûtera moins cher», a poursuivi Emmanuel Macron. «Ce qu’il faut, c’est l’inverse […]. On a un système qui marche sur la tête».
Au 1er janvier 2025, 19 154 médecins, diplômés à l’étranger hors UE et qui exercent officiellement en France, étaient inscrits au tableau de l’Ordre des médecins. 38,8 % ont été diplômés en Algérie, 15,1 % en Tunisie, 8,6 % en Syrie, 7,4 % au Maroc, et 4 % au Liban, selon les statistiques disponibles.
«Un faux prétexte», répond Retailleau
«Faute d’avoir le courage d’être ferme avec les dirigeants algériens, le président préfère insulter les Français qui refusent de se renier», a réagi sur X le premier vice-président des Républicains François-Xavier Bellamy, soutien de l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, qui a incarné quand il était au gouvernement le camp des partisans d’une ligne très ferme avec le pouvoir algérien.
Juste après l’eurodéputé, c’est Bruno Retailleau, décidé à se démarquer d’un président sous lequel il a servi, qui a réagi, dénonçant un «faux prétexte [qui] ne vise qu’à dissimuler les vrais problèmes», et refaisant la liste de ses griefs à l’égard du régime algérien : le refus du régime d’Alger de «reprendre» les «centaines d’OQTF dangereux [qui] n’ont plus rien à faire en France», les «barbourzeries» du régime, «la détention de Christophe Gleizes» ou encore la condamnation par coutumace de l’écrivain Kamel Daoud. Autant de sujets que l’ancien patron de Beauvau reproche à l’Elysée de n’avoir «jamais voulu affronter».
https://www.liberation.fr/politique/emm ... 7ZIKBPD5M/
