Aspirant garant des institutions, Bardella n’a pas vraiment confiance dans la justice de son pays
Posté : 02 mai 2026 06:51
Elle va être belle la France si l'extrême droite arrive au pouvoir...elle va être belle !...
Pour le président du RN, il y a la bonne et la mauvaise justice. Pas très rassurant de la part de celui qui serait chargé de faire respecter l’indépendance de l’autorité judiciaire s’il devait accéder à l’Elysée.
Certains remettent en cause la justice après avoir quitté l’Elysée, d’autres s’y attaquent avant même d’y entrer. A l’instar de Nicolas Sarkozy qu’il présente désormais comme une sorte de lointain mentor, Jordan Bardella n’est ainsi pas très fan de l’institution judiciaire.
Sur BFMTV mercredi 29 avril au soir, il est demandé au président du RN s’il a «confiance en la justice française». Celui qui sera peut-être candidat à la présidentielle marque sa lassitude ou son désintérêt pour la question, inspire profondément, souffle puis lâche : «Ça dépend… ça dépend…» Un aspirant chef de l’Etat, et donc garant des institutions au titre de la Constitution, devrait-il dire cela ? RIP l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs.
Chez Bardella, la justice n’est que «tolérée»
La suite de la réponse de Bardella repose sur une double dénonciation : celle d’un supposé laxisme judiciaire qui «remet en liberté» des «types qui sont passés 10 fois par la case prison, par la garde à vue» (non, cette fois, il ne parle pas de Sarkozy), mais surtout celle des juges qui «font de la politique». Référence, évidemment, aux condamnations de nombreux cadres RN, dont Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du parti d’extrême droite. Car on sent bien la dimension plus personnelle et partisane que philosophique de cette méfiance de Bardella envers l’institution judiciaire, même s’il essaye de se rattraper plus tard en affirmant qu’il a «évidemment confiance dans les institutions de notre pays».
https://www.liberation.fr/politique/asp ... Q3ZT6VHXA/
Pour le président du RN, il y a la bonne et la mauvaise justice. Pas très rassurant de la part de celui qui serait chargé de faire respecter l’indépendance de l’autorité judiciaire s’il devait accéder à l’Elysée.
Certains remettent en cause la justice après avoir quitté l’Elysée, d’autres s’y attaquent avant même d’y entrer. A l’instar de Nicolas Sarkozy qu’il présente désormais comme une sorte de lointain mentor, Jordan Bardella n’est ainsi pas très fan de l’institution judiciaire.
Sur BFMTV mercredi 29 avril au soir, il est demandé au président du RN s’il a «confiance en la justice française». Celui qui sera peut-être candidat à la présidentielle marque sa lassitude ou son désintérêt pour la question, inspire profondément, souffle puis lâche : «Ça dépend… ça dépend…» Un aspirant chef de l’Etat, et donc garant des institutions au titre de la Constitution, devrait-il dire cela ? RIP l’indépendance de la justice et la séparation des pouvoirs.
Chez Bardella, la justice n’est que «tolérée»
La suite de la réponse de Bardella repose sur une double dénonciation : celle d’un supposé laxisme judiciaire qui «remet en liberté» des «types qui sont passés 10 fois par la case prison, par la garde à vue» (non, cette fois, il ne parle pas de Sarkozy), mais surtout celle des juges qui «font de la politique». Référence, évidemment, aux condamnations de nombreux cadres RN, dont Marine Le Pen, dans l’affaire des assistants parlementaires européens du parti d’extrême droite. Car on sent bien la dimension plus personnelle et partisane que philosophique de cette méfiance de Bardella envers l’institution judiciaire, même s’il essaye de se rattraper plus tard en affirmant qu’il a «évidemment confiance dans les institutions de notre pays».
https://www.liberation.fr/politique/asp ... Q3ZT6VHXA/