«Cibles à éviter» : Raphaël Glucksmann tente de se distancier d’une embarrassante note stratégique
Posté : 13 mai 2026 05:39
Quel parti politique ne le fait pas ?...
Un document listant des électeurs «fidèles» ou «à éviter» pour le candidat putatif a fuité ce mardi 12 mai. Sous les critiques de LFI, Glucksmann a assuré que cette «note n’a aucune valeur politique».
Publié le 12/05/2026 à 21h34
Révélé par la newsletter politique Politico, puis très vite diffusé par extraits sur les réseaux sociaux, ce document estampillé «confidentiel» avait pour objet de classer les «publics cibles» de Raphaël Glucksmann à partir des récents sondages d’intentions de vote pour la présidentielle.
Certaines catégories d’électeurs y sont ainsi présentées comme «fidèles» : les «âgés» (50-80 ans), les «aisés» (plus de 3 500 euros mensuels), ou encore les habitants des «moyennes et grandes métropoles». A l’inverse, les banlieues, les revenus faibles (moins de 1 500 euros par mois) et les jeunes (18-25 ans) sont jugés «plus difficilement mobilisables» et par conséquent «à éviter pour le moment».
Pain bénit
Du pain bénit pour La France insoumise et plus largement pour les détracteurs du leader de Place publique, qui voient en lui une copie d’Emmanuel Macron, dix ans plus tard. «Une campagne électorale n’est pas un placement de produit», a ainsi réagi le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, fustigeant les «études marketing» des «génies de la com» travaillant pour Raphaël Glucksmann.
Devant l’ampleur prise par l’affaire, le candidat putatif a fini par réagir mardi soir sur ses réseaux sociaux pour éteindre l’incendie. «Depuis ce matin, une note dont j’ai immédiatement rejeté les conclusions est présentée comme ma stratégie politique. Soyons clairs : cette note n’a aucune valeur politique. Les dirigeants politiques reçoivent des documents et ensuite ils tranchent. Quel scoop ! J’ai donc tranché», se défend Raphaël Glucksmann.
Auprès de l’AFP, l’entourage du leader social-démocrate a expliqué que cette «proposition de note» avait été préparée par son conseiller Mathieu Lefèvre-Marton, pour une «analyse assez pointue de ce que les sondages disent sur Raphaël Glucksmann». Ni «document stratégique», ni «estampillé Place publique», cette présentation en comité restreint de «quatre ou cinq personnes» n’aurait dû avoir qu’une «durée de vie éphémère» puisque le chef du parti «a tout de suite demandé d’enlever cette partie sur les cibles à éviter».
«S’adresser à tout le monde»
«Ca n’a aucun sens, ça ne correspond pas à notre propos», poursuit cette même source, soulignant que lors d’un séminaire dimanche devant une trentaine de cadres, Raphaël Glucksmann a rappelé sa volonté de «s’adresser à tout le monde» car «aucun public n’appartient à LFI, au RN ni à personne».
Message que le candidat pressenti entend marteler dans les prochaines semaines, avec la sortie d’un livre le 28 mai, suivi d’un meeting le 13 juin, avant «un été chargé» notamment «en déplacements».
https://www.liberation.fr/politique/cib ... AI37CIGN4/
Un document listant des électeurs «fidèles» ou «à éviter» pour le candidat putatif a fuité ce mardi 12 mai. Sous les critiques de LFI, Glucksmann a assuré que cette «note n’a aucune valeur politique».
Publié le 12/05/2026 à 21h34
Révélé par la newsletter politique Politico, puis très vite diffusé par extraits sur les réseaux sociaux, ce document estampillé «confidentiel» avait pour objet de classer les «publics cibles» de Raphaël Glucksmann à partir des récents sondages d’intentions de vote pour la présidentielle.
Certaines catégories d’électeurs y sont ainsi présentées comme «fidèles» : les «âgés» (50-80 ans), les «aisés» (plus de 3 500 euros mensuels), ou encore les habitants des «moyennes et grandes métropoles». A l’inverse, les banlieues, les revenus faibles (moins de 1 500 euros par mois) et les jeunes (18-25 ans) sont jugés «plus difficilement mobilisables» et par conséquent «à éviter pour le moment».
Pain bénit
Du pain bénit pour La France insoumise et plus largement pour les détracteurs du leader de Place publique, qui voient en lui une copie d’Emmanuel Macron, dix ans plus tard. «Une campagne électorale n’est pas un placement de produit», a ainsi réagi le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, fustigeant les «études marketing» des «génies de la com» travaillant pour Raphaël Glucksmann.
Devant l’ampleur prise par l’affaire, le candidat putatif a fini par réagir mardi soir sur ses réseaux sociaux pour éteindre l’incendie. «Depuis ce matin, une note dont j’ai immédiatement rejeté les conclusions est présentée comme ma stratégie politique. Soyons clairs : cette note n’a aucune valeur politique. Les dirigeants politiques reçoivent des documents et ensuite ils tranchent. Quel scoop ! J’ai donc tranché», se défend Raphaël Glucksmann.
Auprès de l’AFP, l’entourage du leader social-démocrate a expliqué que cette «proposition de note» avait été préparée par son conseiller Mathieu Lefèvre-Marton, pour une «analyse assez pointue de ce que les sondages disent sur Raphaël Glucksmann». Ni «document stratégique», ni «estampillé Place publique», cette présentation en comité restreint de «quatre ou cinq personnes» n’aurait dû avoir qu’une «durée de vie éphémère» puisque le chef du parti «a tout de suite demandé d’enlever cette partie sur les cibles à éviter».
«S’adresser à tout le monde»
«Ca n’a aucun sens, ça ne correspond pas à notre propos», poursuit cette même source, soulignant que lors d’un séminaire dimanche devant une trentaine de cadres, Raphaël Glucksmann a rappelé sa volonté de «s’adresser à tout le monde» car «aucun public n’appartient à LFI, au RN ni à personne».
Message que le candidat pressenti entend marteler dans les prochaines semaines, avec la sortie d’un livre le 28 mai, suivi d’un meeting le 13 juin, avant «un été chargé» notamment «en déplacements».
https://www.liberation.fr/politique/cib ... AI37CIGN4/
