La croix de Lorraine sur le revers de la veste de certains élus RN : une indécence
Posté : 21 mai 2026 06:40
Captage abusif d’héritage, le Rassemblement national, qui se dit gaulliste, commet une entourloupe historique qu’on oublie trop souvent de souligner.
Le gaullisme comme inspiration programmatique, ou même l’attitude gaullienne comme référence de positionnement face à l’histoire en marche, appartiennent à presque tout le monde. L’homme du 18 Juin, celui de l’honneur sauvé en 1940 et de l’indépendance de l’Algérie en 1962 ; l’homme de culture monarchiste qui sauve la République deux fois et qui dédie sa vie à l’indépendance et à la souveraineté de la France ; l’homme qui quitte le pouvoir après avoir perdu un référendum ; cet homme-là peut, à condition d’éviter les anachronismes, être revendiqué, endossé par presque toutes les forces politiques de droite et de gauche, leur servir de modèle puisque presque toutes sont issues du paysage politique tel qu’il s’est reformé en 1945, à la Libération. Le même homme peut aussi servir par bien des aspects (personnalisme, autoritarisme, fossoyeur du parlementarisme, SAC, France-Afrique…) de contre-modèle à ces partis.
Mais il y a une force politique qui aujourd’hui ne peut pas, question de décence élémentaire, arborer une croix de Lorraine au revers de son veston, comme le font certains de ses députés comme Jean-Philippe Tanguy, c’est celle dont les racines ne puisent aucunement dans les forces de la résistance, mais bien dans celles de la collaboration, le Rassemblement national.
Le fruit de tout ce qui s’est opposé à De Gaulle
Le RN, héritier du FN, n’a pas fait explicitement le tri. C’est un mouvement fondé par une dizaine d’hommes qui représentent, chacun d’eux et collectivement, tous les aspects de l’anti-gaullisme, depuis la collaboration jusqu’à l’OAS (Organisation de l’armée secrète). Le FN, donc le RN, est le fruit de tout ce qui s’est opposé à De Gaulle et a même tenté de l’assassiner entre 1958 et 1962. La France Libre, sous l’occupation, comptait dans ses rangs quelques monarchistes mais De Gaulle, ayant suivi les conseils de Jean Moulin, avait refusé d’intégrer au sein du Conseil national de la Résistance le colonel de la Rocque, celui qui fut en 1939 le chef du Parti social français (PSF) promis à la victoire aux législatives annulées pour cause de guerre prévue en 1940. Le positionnement populiste anti-élite, anti-immigrés du PSF est sans doute le seul mouvement non collaborationniste que l’on peut considérer comme l’un des ancêtres idéologiques du RN. Non collaborationniste, mais certainement pas gaulliste.
https://www.liberation.fr/politique/la- ... PN7MC6NEA/
Le gaullisme comme inspiration programmatique, ou même l’attitude gaullienne comme référence de positionnement face à l’histoire en marche, appartiennent à presque tout le monde. L’homme du 18 Juin, celui de l’honneur sauvé en 1940 et de l’indépendance de l’Algérie en 1962 ; l’homme de culture monarchiste qui sauve la République deux fois et qui dédie sa vie à l’indépendance et à la souveraineté de la France ; l’homme qui quitte le pouvoir après avoir perdu un référendum ; cet homme-là peut, à condition d’éviter les anachronismes, être revendiqué, endossé par presque toutes les forces politiques de droite et de gauche, leur servir de modèle puisque presque toutes sont issues du paysage politique tel qu’il s’est reformé en 1945, à la Libération. Le même homme peut aussi servir par bien des aspects (personnalisme, autoritarisme, fossoyeur du parlementarisme, SAC, France-Afrique…) de contre-modèle à ces partis.
Mais il y a une force politique qui aujourd’hui ne peut pas, question de décence élémentaire, arborer une croix de Lorraine au revers de son veston, comme le font certains de ses députés comme Jean-Philippe Tanguy, c’est celle dont les racines ne puisent aucunement dans les forces de la résistance, mais bien dans celles de la collaboration, le Rassemblement national.
Le fruit de tout ce qui s’est opposé à De Gaulle
Le RN, héritier du FN, n’a pas fait explicitement le tri. C’est un mouvement fondé par une dizaine d’hommes qui représentent, chacun d’eux et collectivement, tous les aspects de l’anti-gaullisme, depuis la collaboration jusqu’à l’OAS (Organisation de l’armée secrète). Le FN, donc le RN, est le fruit de tout ce qui s’est opposé à De Gaulle et a même tenté de l’assassiner entre 1958 et 1962. La France Libre, sous l’occupation, comptait dans ses rangs quelques monarchistes mais De Gaulle, ayant suivi les conseils de Jean Moulin, avait refusé d’intégrer au sein du Conseil national de la Résistance le colonel de la Rocque, celui qui fut en 1939 le chef du Parti social français (PSF) promis à la victoire aux législatives annulées pour cause de guerre prévue en 1940. Le positionnement populiste anti-élite, anti-immigrés du PSF est sans doute le seul mouvement non collaborationniste que l’on peut considérer comme l’un des ancêtres idéologiques du RN. Non collaborationniste, mais certainement pas gaulliste.
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