Bardella n'a pas de diplôme ? C'est la fôte aux drag queens, accuse Marion Maréchal !
Posté : 26 mai 2026 06:50
Sursautant à la vue d'une drag queen, la nièce de Marine Le Pen en oublie son histoire de l'école républicaine…
le 23/05/2026
Le pinkwashing de l'extrême droite s'arrête aux faux-cils. À l'occasion du 17 Mai, rendez-vous annuel de lutte contre les LGBTphobies, têtu· a publié sur Instagram un reportage vidéo réalisé lors d'une Journée des Fiertés organisée à la Cité scolaire Jules Ferry, à Paris. Le principe est simple : au cours de diverses activités sportives et culturelles, encadrées par les équipes éducatives et des membres d'associations, les élèves sont sensibilisés aux discriminations, au respect de l'autre et au vivre-ensemble. De quoi faire dresser les cheveux sur la tête de l'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal, qui s'est offusquée de la présence à ces ateliers de la drag queen Minima Gesté.
"Des drag queens dans les collèges pendant que 28% des élèves entrent en 6ème sans maîtriser les bases du français. Voilà où mène l’emprise de la gauche sur l’école", accuse la nièce de Marine Le Pen, concluant son coup de gueule du sempiternel : "Nos enfants ont besoin de lire, écrire, compter et savoir, pas d’être endoctrinés." Et voilà Minima et ses sœurs, du haut de leurs talons compensés, responsables de l'échec scolaire d'un Jordan Bardella, par exemple, le président du Rassemblement national (RN) n'ayant pas réussi à valider un seul diplôme après le baccalauréat.
Trèfle de plaisanterie ! Cette idée que l'école ne servirait qu'à acquérir des compétence techniques, qu'aiment tant dégainer les conservateurs à chaque fois qu'une asso LGBT pointe le bout de son nez, est un mensonge facilement démenti par l'histoire même de notre République. Et ce, depuis justement Jules Ferry, dont le nom est aujourd'hui attaché à tant d'établissements scolaires pour avoir, en tant que ministre de l'Instruction publique à la fin du XIXe siècle, bâti les fondements de notre école républicaine, à savoir notamment l'instruction primaire gratuite, laïque et obligatoire, ainsi que l'extension aux jeunes filles de l'enseignement secondaire. Or, voici ce qu'écrit le premier prof de France en 1883 dans une lettre à ses hussard noirs : "L'instituteur, en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul."
En clair, dans l'école de la République, on ne forme pas que des comptables et des notaires, mais des citoyens et citoyennes. Même Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale durant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron (il détient le record de longévité à ce poste sous la Ve République) et inlassable apôtre des savoirs fondamentaux, n'oubliait pas d'ajouter, à la trinité "lire, écrire, compter", cet objectif essentiel : "Respecter autrui." Et d'enfoncer le clou devant le Sénat en 2020 : "Affirmer les valeurs de la République, c'est au cœur de la mission de l'école. (…) Nous avons à transmettre des savoirs et des valeurs, on ne doit d'ailleurs pas cloisonner ces deux enjeux."
En foulant aux pieds cette histoire républicaine pour servir son idéologie réactionnaire, Marion Maréchal s'inscrit en revanche bel et bien dans la tradition de son camp. Le Rassemblement national a beau brandir ses élus homos pour se prétendre l'ami des LGBT, Marine Le Pen porte un projet politique tout à fait en phase avec celui de sa nièce. "Laissons les mineurs tranquilles", chantait-elle par exemple pour défendre la loi, d'inspiration poutinienne, votée par la Hongrie de son ami Viktor Orbán pour interdire l'évocation de tout sujet LGBT devant des mineurs. Si seulement une Minima Gesté avait croisé les élèves Bardella ou Le Pen, sans doute le trio serait-il moins cancre sur ses valeurs républicaines !
https://tetu.com/2026/05/23/bardella-di ... pen-ecole/
le 23/05/2026
Le pinkwashing de l'extrême droite s'arrête aux faux-cils. À l'occasion du 17 Mai, rendez-vous annuel de lutte contre les LGBTphobies, têtu· a publié sur Instagram un reportage vidéo réalisé lors d'une Journée des Fiertés organisée à la Cité scolaire Jules Ferry, à Paris. Le principe est simple : au cours de diverses activités sportives et culturelles, encadrées par les équipes éducatives et des membres d'associations, les élèves sont sensibilisés aux discriminations, au respect de l'autre et au vivre-ensemble. De quoi faire dresser les cheveux sur la tête de l'eurodéputée d'extrême droite Marion Maréchal, qui s'est offusquée de la présence à ces ateliers de la drag queen Minima Gesté.
"Des drag queens dans les collèges pendant que 28% des élèves entrent en 6ème sans maîtriser les bases du français. Voilà où mène l’emprise de la gauche sur l’école", accuse la nièce de Marine Le Pen, concluant son coup de gueule du sempiternel : "Nos enfants ont besoin de lire, écrire, compter et savoir, pas d’être endoctrinés." Et voilà Minima et ses sœurs, du haut de leurs talons compensés, responsables de l'échec scolaire d'un Jordan Bardella, par exemple, le président du Rassemblement national (RN) n'ayant pas réussi à valider un seul diplôme après le baccalauréat.
Trèfle de plaisanterie ! Cette idée que l'école ne servirait qu'à acquérir des compétence techniques, qu'aiment tant dégainer les conservateurs à chaque fois qu'une asso LGBT pointe le bout de son nez, est un mensonge facilement démenti par l'histoire même de notre République. Et ce, depuis justement Jules Ferry, dont le nom est aujourd'hui attaché à tant d'établissements scolaires pour avoir, en tant que ministre de l'Instruction publique à la fin du XIXe siècle, bâti les fondements de notre école républicaine, à savoir notamment l'instruction primaire gratuite, laïque et obligatoire, ainsi que l'extension aux jeunes filles de l'enseignement secondaire. Or, voici ce qu'écrit le premier prof de France en 1883 dans une lettre à ses hussard noirs : "L'instituteur, en même temps qu'il apprend aux enfants à lire et à écrire, leur enseigne aussi ces règles élémentaires de la vie morale qui ne sont pas moins universellement acceptées que celles du langage ou du calcul."
En clair, dans l'école de la République, on ne forme pas que des comptables et des notaires, mais des citoyens et citoyennes. Même Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale durant le premier quinquennat d'Emmanuel Macron (il détient le record de longévité à ce poste sous la Ve République) et inlassable apôtre des savoirs fondamentaux, n'oubliait pas d'ajouter, à la trinité "lire, écrire, compter", cet objectif essentiel : "Respecter autrui." Et d'enfoncer le clou devant le Sénat en 2020 : "Affirmer les valeurs de la République, c'est au cœur de la mission de l'école. (…) Nous avons à transmettre des savoirs et des valeurs, on ne doit d'ailleurs pas cloisonner ces deux enjeux."
En foulant aux pieds cette histoire républicaine pour servir son idéologie réactionnaire, Marion Maréchal s'inscrit en revanche bel et bien dans la tradition de son camp. Le Rassemblement national a beau brandir ses élus homos pour se prétendre l'ami des LGBT, Marine Le Pen porte un projet politique tout à fait en phase avec celui de sa nièce. "Laissons les mineurs tranquilles", chantait-elle par exemple pour défendre la loi, d'inspiration poutinienne, votée par la Hongrie de son ami Viktor Orbán pour interdire l'évocation de tout sujet LGBT devant des mineurs. Si seulement une Minima Gesté avait croisé les élèves Bardella ou Le Pen, sans doute le trio serait-il moins cancre sur ses valeurs républicaines !
https://tetu.com/2026/05/23/bardella-di ... pen-ecole/
