Comment l’extrême droite instrumentalise Sexy Sushi pour accuser des drag queens de «pédophilie»
Posté : 11 juin 2026 05:16
Des élus RN reprochent à une performance d’avoir fait l’apologie de la pédocriminalité lors de la pride de la ville picarde. Ils s’appuient sur une phrase issue d’un morceau, qui, en réalité, se moque de l’idéologie conservatrice.
A l’occasion de la marche des fiertés de Saint-Quentin, la communauté LGBT + de l’Aisne avait rendez-vous, samedi 6 juin, sur le square Churchill, situé derrière la basilique de cette ville de 52 000 habitants. Un village associatif ainsi qu’un spectacle de drag queens y était prévu, avant un défilé dans le centre-ville.
Alors que le parti d’extrême droite Reconquête ! avait déjà tenté de faire déplacer l’événement, qui se tient pour la troisième fois derrière la basilique, plusieurs députés du Rassemblement national, l’association zemmouriste des Parents vigilants et des médias réactionnaires ont pris pour cible, mercredi, le spectacle de drag queen organisé lors de cette Pride picarde.
Sur X, le député RN du département Eddy Casterman a annoncé saisir le procureur de la République pour «apologie de la pédophilie» et «corruption de mineur». En cause, selon lui, les paroles «j’aime en secret tripoter mon fils», entendues et filmées par une caméra lors de la performance de l’une des drag queens. L’élu a également rapproché cette séquence de l’affaire Lyhanna, dénonçant «l’ignominie pédophile que des enfants ont pu entendre le 6 juin dernier» lors de ce spectacle organisé au pied de la basilique de Saint-Quentin.
Son collègue, le député RN de l’Allier Jorys Bovet, a également dénoncé ces mêmes paroles évoquant une séquence «d’une indécence absolue» au regard du contexte de la mort de la petite Lyhanna. De son côté, l’association des Parents vigilants a demandé au ministre de l’Education nationale «d’intervenir pour protéger nos enfants» contre l’association Fier.e.s et Queer, organisatrice de la marche des fiertés de Saint-Quentin, qui bénéficie d’un agrément pour intervenir dans les milieux scolaires de l’académie d’Amiens.
Si la séquence a choqué l’extrême droite réactionnaire, elle trahit également son inculture. Le morceau entendu durant la performance de la drag queen est la chanson J’aime mon Pays du groupe d’electroclash français Sexy Sushi.
https://www.liberation.fr/checknews/mar ... TRNY5K26U/
https://youtu.be/GkprBmXED4o
A l’occasion de la marche des fiertés de Saint-Quentin, la communauté LGBT + de l’Aisne avait rendez-vous, samedi 6 juin, sur le square Churchill, situé derrière la basilique de cette ville de 52 000 habitants. Un village associatif ainsi qu’un spectacle de drag queens y était prévu, avant un défilé dans le centre-ville.
Alors que le parti d’extrême droite Reconquête ! avait déjà tenté de faire déplacer l’événement, qui se tient pour la troisième fois derrière la basilique, plusieurs députés du Rassemblement national, l’association zemmouriste des Parents vigilants et des médias réactionnaires ont pris pour cible, mercredi, le spectacle de drag queen organisé lors de cette Pride picarde.
Sur X, le député RN du département Eddy Casterman a annoncé saisir le procureur de la République pour «apologie de la pédophilie» et «corruption de mineur». En cause, selon lui, les paroles «j’aime en secret tripoter mon fils», entendues et filmées par une caméra lors de la performance de l’une des drag queens. L’élu a également rapproché cette séquence de l’affaire Lyhanna, dénonçant «l’ignominie pédophile que des enfants ont pu entendre le 6 juin dernier» lors de ce spectacle organisé au pied de la basilique de Saint-Quentin.
Son collègue, le député RN de l’Allier Jorys Bovet, a également dénoncé ces mêmes paroles évoquant une séquence «d’une indécence absolue» au regard du contexte de la mort de la petite Lyhanna. De son côté, l’association des Parents vigilants a demandé au ministre de l’Education nationale «d’intervenir pour protéger nos enfants» contre l’association Fier.e.s et Queer, organisatrice de la marche des fiertés de Saint-Quentin, qui bénéficie d’un agrément pour intervenir dans les milieux scolaires de l’académie d’Amiens.
Si la séquence a choqué l’extrême droite réactionnaire, elle trahit également son inculture. Le morceau entendu durant la performance de la drag queen est la chanson J’aime mon Pays du groupe d’electroclash français Sexy Sushi.
https://www.liberation.fr/checknews/mar ... TRNY5K26U/
https://youtu.be/GkprBmXED4o