Paris: Le directeur de la Maison de l’Argentine accusé de profiter de travaux pour exclure des résidents
Posté : 22 juin 2026 09:26
"Pétition démission•En juillet prochain, la Maison de l’Argentine à la Cité universitaire internationale va passer de 90 places à 30. Selon une lettre envoyée par les résidents aux autorités, les exclus auraient été choisis arbitrairement et pour motifs politiques
Romarik Le Dourneuf
Romarik Le Dourneuf
Publié le 22/06/2026 à 07h32 • Mis à jour le 22/06/2026 à 07h32
L'essentiel
Des résidents et anciens résidents de la Maison de l’Argentine à la Cité universitaire internationale de Paris ont lancé une pétition et une lettre aux autorités de leur pays pour demander la démission du directeur, Santiago Muzio, un fidèle de Javier Milei.
Dans leur missive, les auteurs racontent l’atmosphère de peur et de répression imprimée par le directeur et dénoncent des travaux qui ont conduit à l’exclusion de résidents au profit d’un usage personnel pour la famille de Santiago Muzio.
Selon un témoignage reçu par 20 Minutes, tous les exclus ont participé à l’hommage aux disparus de la dictature argentine organisée par la Cité universitaire en réaction au retrait d’une plaque commémorative à l’intérieur de la Maison de l’Argentine par son directeur.
L’Argentine fait parler d’elle à Paris, et pas seulement pour le triplé de Lionel Messi contre l’Algérie en Coupe du monde. En mars dernier, nous vous racontions la situation de la Maison de l’Argentine à la Cité internationale universitaire (CIUP) dans laquelle des résidents témoignaient de pressions politiques et de la mise en place d’une atmosphère de peur depuis l’arrivée du nouveau directeur de la maison, Santiago Muzio, fidèle du président argentin Javier Milei et proche de mouvements d’extrême droite français et européens.
Récemment une pétition, signée par des résidents, anciens résidents et personnalités universitaires françaises et argentines, a été lancée afin d’appeler les autorités à l’aide face à cette gestion. Ses derniers faits, selon la pétition et plusieurs témoignages : lancer des travaux qui ont conduit… à l’exclusion de résidents.
Des travaux « opaques et présumément irréguliers »
Depuis sa nomination à la tête de la Maison de l’Argentine, Santiago Muzio fait beaucoup parler de lui dans cette maison gérée par l’Etat argentin au sein de l’institution du 14e arrondissement, pour avoir appliqué une politique « à la Milei » : retrait d’une plaque commémorative en hommage aux disparus de la dictature, pressions sur les résidents, refus de signer la charte des valeurs humanistes et de non-discrimination de la Cité universitaire, organisation de meetings d’extrême droite dans ses murs, etc.
Romarik Le Dourneuf
Romarik Le Dourneuf
Publié le 22/06/2026 à 07h32 • Mis à jour le 22/06/2026 à 07h32
L'essentiel
Des résidents et anciens résidents de la Maison de l’Argentine à la Cité universitaire internationale de Paris ont lancé une pétition et une lettre aux autorités de leur pays pour demander la démission du directeur, Santiago Muzio, un fidèle de Javier Milei.
Dans leur missive, les auteurs racontent l’atmosphère de peur et de répression imprimée par le directeur et dénoncent des travaux qui ont conduit à l’exclusion de résidents au profit d’un usage personnel pour la famille de Santiago Muzio.
Selon un témoignage reçu par 20 Minutes, tous les exclus ont participé à l’hommage aux disparus de la dictature argentine organisée par la Cité universitaire en réaction au retrait d’une plaque commémorative à l’intérieur de la Maison de l’Argentine par son directeur.
L’Argentine fait parler d’elle à Paris, et pas seulement pour le triplé de Lionel Messi contre l’Algérie en Coupe du monde. En mars dernier, nous vous racontions la situation de la Maison de l’Argentine à la Cité internationale universitaire (CIUP) dans laquelle des résidents témoignaient de pressions politiques et de la mise en place d’une atmosphère de peur depuis l’arrivée du nouveau directeur de la maison, Santiago Muzio, fidèle du président argentin Javier Milei et proche de mouvements d’extrême droite français et européens.
Récemment une pétition, signée par des résidents, anciens résidents et personnalités universitaires françaises et argentines, a été lancée afin d’appeler les autorités à l’aide face à cette gestion. Ses derniers faits, selon la pétition et plusieurs témoignages : lancer des travaux qui ont conduit… à l’exclusion de résidents.
Des travaux « opaques et présumément irréguliers »
Depuis sa nomination à la tête de la Maison de l’Argentine, Santiago Muzio fait beaucoup parler de lui dans cette maison gérée par l’Etat argentin au sein de l’institution du 14e arrondissement, pour avoir appliqué une politique « à la Milei » : retrait d’une plaque commémorative en hommage aux disparus de la dictature, pressions sur les résidents, refus de signer la charte des valeurs humanistes et de non-discrimination de la Cité universitaire, organisation de meetings d’extrême droite dans ses murs, etc.
Dans une lettre adressée aux autorités argentines, les signataires de la pétition apportent de nouveaux griefs au mandat de ce proche de Marion Maréchal. Le directeur aurait lancé une série de « travaux de rénovation opaques et présumément irréguliers », dans la résidence construite en 1928, l’une des plus anciennes de la CIUP.
Selon les auteurs de la lettre, les résidents avaient été informés par l’administration précédente de la Maison de projets de travaux. Parmi ces projets figuraient la rénovation de sanitaires et la construction d’une rampe d’accès pour les personnes en situation de handicap à l’entrée de la Maison, exigée par la Cité internationale universitaire. Des travaux urgents qui n’ont pas été réalisés selon les auteurs de la missive, confirmés par des témoignages récoltés par 20 Minutes.
Le salon des résidents privatisé pour l’extrême droite
Toujours selon la missive, les travaux observés prendraient une forme « surprenante » dont les résidents peinent à comprendre le devenir, le tout sans qu’aucune information sur le type d’interventions réalisées, les autorisations ou l’entreprise responsable. Contactée par 20 Minutes, la Fondation nationale Cité internationale indique ne pas pouvoir commenter le contenu des travaux, ceux-ci ne relevant pas de sa responsabilité. De son côté, la Mairie de Paris nous informe n’avoir délivré aucun permis de construire pour ce bâtiment. Si à l’extérieur, machines et ouvriers témoignent bien de l’existence de travaux, aucune indication sur la nature de ces derniers n’est accessible.
Surtout, les résidents voient dans ces travaux une privatisation de la Maison de l’Argentine par Santiago Muzio. Le salon des résidents, par exemple, a été utilisé par Santiago Muzio pour « des activités liées à des réseaux de formation politique d’extrême droite dont il fait partie », indique la lettre aux autorités, alors même que celui-ci était interdit d’accès aux résidents en raison de « risques électriques ».
Le nombre de résidents réduits de 90 à 30
Pire, selon plusieurs témoignages, les premiers travaux réalisés auraient entraîné la fermeture de plusieurs chambres qui se situaient au même étage que la résidence du directeur. Ces travaux auraient permis d’aménager des espaces utilisés par le directeur et sa famille. A partir de juillet 2026, le nombre de résidents devrait être réduit à environ 30 personnes contre près de 90 initialement."
https://www.20minutes.fr/paris/4229571- ... -residents
Romarik Le Dourneuf
Romarik Le Dourneuf
Publié le 22/06/2026 à 07h32 • Mis à jour le 22/06/2026 à 07h32
L'essentiel
Des résidents et anciens résidents de la Maison de l’Argentine à la Cité universitaire internationale de Paris ont lancé une pétition et une lettre aux autorités de leur pays pour demander la démission du directeur, Santiago Muzio, un fidèle de Javier Milei.
Dans leur missive, les auteurs racontent l’atmosphère de peur et de répression imprimée par le directeur et dénoncent des travaux qui ont conduit à l’exclusion de résidents au profit d’un usage personnel pour la famille de Santiago Muzio.
Selon un témoignage reçu par 20 Minutes, tous les exclus ont participé à l’hommage aux disparus de la dictature argentine organisée par la Cité universitaire en réaction au retrait d’une plaque commémorative à l’intérieur de la Maison de l’Argentine par son directeur.
L’Argentine fait parler d’elle à Paris, et pas seulement pour le triplé de Lionel Messi contre l’Algérie en Coupe du monde. En mars dernier, nous vous racontions la situation de la Maison de l’Argentine à la Cité internationale universitaire (CIUP) dans laquelle des résidents témoignaient de pressions politiques et de la mise en place d’une atmosphère de peur depuis l’arrivée du nouveau directeur de la maison, Santiago Muzio, fidèle du président argentin Javier Milei et proche de mouvements d’extrême droite français et européens.
Récemment une pétition, signée par des résidents, anciens résidents et personnalités universitaires françaises et argentines, a été lancée afin d’appeler les autorités à l’aide face à cette gestion. Ses derniers faits, selon la pétition et plusieurs témoignages : lancer des travaux qui ont conduit… à l’exclusion de résidents.
Des travaux « opaques et présumément irréguliers »
Depuis sa nomination à la tête de la Maison de l’Argentine, Santiago Muzio fait beaucoup parler de lui dans cette maison gérée par l’Etat argentin au sein de l’institution du 14e arrondissement, pour avoir appliqué une politique « à la Milei » : retrait d’une plaque commémorative en hommage aux disparus de la dictature, pressions sur les résidents, refus de signer la charte des valeurs humanistes et de non-discrimination de la Cité universitaire, organisation de meetings d’extrême droite dans ses murs, etc.
Romarik Le Dourneuf
Romarik Le Dourneuf
Publié le 22/06/2026 à 07h32 • Mis à jour le 22/06/2026 à 07h32
L'essentiel
Des résidents et anciens résidents de la Maison de l’Argentine à la Cité universitaire internationale de Paris ont lancé une pétition et une lettre aux autorités de leur pays pour demander la démission du directeur, Santiago Muzio, un fidèle de Javier Milei.
Dans leur missive, les auteurs racontent l’atmosphère de peur et de répression imprimée par le directeur et dénoncent des travaux qui ont conduit à l’exclusion de résidents au profit d’un usage personnel pour la famille de Santiago Muzio.
Selon un témoignage reçu par 20 Minutes, tous les exclus ont participé à l’hommage aux disparus de la dictature argentine organisée par la Cité universitaire en réaction au retrait d’une plaque commémorative à l’intérieur de la Maison de l’Argentine par son directeur.
L’Argentine fait parler d’elle à Paris, et pas seulement pour le triplé de Lionel Messi contre l’Algérie en Coupe du monde. En mars dernier, nous vous racontions la situation de la Maison de l’Argentine à la Cité internationale universitaire (CIUP) dans laquelle des résidents témoignaient de pressions politiques et de la mise en place d’une atmosphère de peur depuis l’arrivée du nouveau directeur de la maison, Santiago Muzio, fidèle du président argentin Javier Milei et proche de mouvements d’extrême droite français et européens.
Récemment une pétition, signée par des résidents, anciens résidents et personnalités universitaires françaises et argentines, a été lancée afin d’appeler les autorités à l’aide face à cette gestion. Ses derniers faits, selon la pétition et plusieurs témoignages : lancer des travaux qui ont conduit… à l’exclusion de résidents.
Des travaux « opaques et présumément irréguliers »
Depuis sa nomination à la tête de la Maison de l’Argentine, Santiago Muzio fait beaucoup parler de lui dans cette maison gérée par l’Etat argentin au sein de l’institution du 14e arrondissement, pour avoir appliqué une politique « à la Milei » : retrait d’une plaque commémorative en hommage aux disparus de la dictature, pressions sur les résidents, refus de signer la charte des valeurs humanistes et de non-discrimination de la Cité universitaire, organisation de meetings d’extrême droite dans ses murs, etc.
Dans une lettre adressée aux autorités argentines, les signataires de la pétition apportent de nouveaux griefs au mandat de ce proche de Marion Maréchal. Le directeur aurait lancé une série de « travaux de rénovation opaques et présumément irréguliers », dans la résidence construite en 1928, l’une des plus anciennes de la CIUP.
Selon les auteurs de la lettre, les résidents avaient été informés par l’administration précédente de la Maison de projets de travaux. Parmi ces projets figuraient la rénovation de sanitaires et la construction d’une rampe d’accès pour les personnes en situation de handicap à l’entrée de la Maison, exigée par la Cité internationale universitaire. Des travaux urgents qui n’ont pas été réalisés selon les auteurs de la missive, confirmés par des témoignages récoltés par 20 Minutes.
Le salon des résidents privatisé pour l’extrême droite
Toujours selon la missive, les travaux observés prendraient une forme « surprenante » dont les résidents peinent à comprendre le devenir, le tout sans qu’aucune information sur le type d’interventions réalisées, les autorisations ou l’entreprise responsable. Contactée par 20 Minutes, la Fondation nationale Cité internationale indique ne pas pouvoir commenter le contenu des travaux, ceux-ci ne relevant pas de sa responsabilité. De son côté, la Mairie de Paris nous informe n’avoir délivré aucun permis de construire pour ce bâtiment. Si à l’extérieur, machines et ouvriers témoignent bien de l’existence de travaux, aucune indication sur la nature de ces derniers n’est accessible.
Surtout, les résidents voient dans ces travaux une privatisation de la Maison de l’Argentine par Santiago Muzio. Le salon des résidents, par exemple, a été utilisé par Santiago Muzio pour « des activités liées à des réseaux de formation politique d’extrême droite dont il fait partie », indique la lettre aux autorités, alors même que celui-ci était interdit d’accès aux résidents en raison de « risques électriques ».
Le nombre de résidents réduits de 90 à 30
Pire, selon plusieurs témoignages, les premiers travaux réalisés auraient entraîné la fermeture de plusieurs chambres qui se situaient au même étage que la résidence du directeur. Ces travaux auraient permis d’aménager des espaces utilisés par le directeur et sa famille. A partir de juillet 2026, le nombre de résidents devrait être réduit à environ 30 personnes contre près de 90 initialement."
https://www.20minutes.fr/paris/4229571- ... -residents