Une trentaine d’hommes interpellés en France après avoir téléchargé une vidéo de sévices sexuels sur un bébé
Posté : 24 juin 2026 17:31
À gerber !
Les suspects ont été arrêtés dans une vingtaine de départements entre lundi et ce mercredi par l’Office des mineurs. Ils sont soupçonnés d’avoir téléchargé des images de tortures et de viols sur trois enfants, dont un nourrisson de 18 mois.
L’office des mineurs (Ofmin) vient de mener un nouveau vaste coup de filet dans la sphère pédocriminelle française. Les policiers de ce service spécialisé contre les violences faites aux mineurs ont interpellé 33 personnes à travers tout le territoire, entre lundi 22 et ce matin du mercredi 24 juin, selon les informations de RTL et du Parisien, confirmées par Libération.
«Dans le cadre d’une investigation initiée par l’Office mineurs sous l’égide du parquet de Nanterre, des individus ayant téléchargé ou diffusé des contenus pédocriminels particulièrement violents en ligne ont pu être identifiés», fait savoir la police nationale. Tous les suspects sont des hommes à qui il est reproché d’avoir téléchargé une vidéo de sévices sexuels sur de jeunes enfants, dont un bébé. Tournées en 2012 aux Philippines, ces images sont bien connues de la sphère pédocriminelle et réapparaissent régulièrement sur les canaux qu’ils fréquentent, relatent nos confrères. Dans ce fichier, trois filles âgées de 18 mois, 11 ans et 12 ans, sont victimes de tortures et de viols.
D’après les éléments de la radio et du quotidien, les enquêteurs de l’Ofmin ont suivi les traces numériques des suspects pendant plusieurs semaines, avant de déclencher cette vague d’arrestations. «Les récidivistes déjà connus ou condamnés pour des faits de pédocriminalité» ont été particulièrement surveillés, note ainsi RTL. D’autres profils étaient jusqu’à présent inconnus des autorités. Ils ont été repérés grâce à leur téléchargement de «volumes significatifs d’autres contenus pédopornographiques», détaille le Parisien.
Comme souvent dans le cadre d’opérations de cette ampleur, tous les profils et toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentés parmi les suspects. Selon nos informations, la trentaine de mis en cause − des «individus aux profils les plus sensibles» − sont âgés de 37 à 79 ans et une centaine de policiers et de gendarmes ont été mobilisés. Le Parisien évoque des «pères de famille, chômeurs, agents SNCF, cuisinier, commerçants» et RTL «un paysagiste, un professeur de musique, un technicien supérieur, un consultant, ou encore un vendeur». Certains sont aussi des retraités.
Ils auraient été interpellés dans près d’une vingtaine de départements. Le parquet d’Evry a par exemple indiqué à l’AFP que deux personnes avaient été arrêtées dans l’Essonne. Selon nos informations le parquet de Paris est également saisi du cas d’un suspect. L’Ofmin coordonne de telles opérations «plusieurs fois par an, avec des vérifications systématiques sur les antécédents et la personnalité des individus suspectés», explique la direction générale de la police nationale (DGPN).
Les suspects ont été placés en garde à vue pour «détention, diffusion et consultation habituelle de contenus pédopornographiques». Leurs auditions sont toujours en cours ce mercredi après-midi. L’infraction est punie de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. C’est localement que les suites judiciaires seront données, selon nos confrères. Chaque parquet concerné doit se prononcer indépendamment, le dossier n’ayant pas été centralisé à ce stade.
L’auteur de la vidéo dont il est question dans cette affaire, un Australien aujourd’hui âgé d’une soixantaine d’années, a été arrêté en 2015. Il s’était installé aux Philippines et y avait créé une entreprise de pornographie en ligne. Il filmait des adolescentes issues de familles démunies avec qui il avait des relations sexuelles ou sur lesquelles il utilisait des objets. Il a été condamné en 2018 à la prison à vie puis à 129 ans en 2022 aux Philippines, notamment pour des violences sexuelles sur des enfants et des jeunes adolescentes. Sa compagne, a elle aussi été condamnée à 126 ans de prison.
Les Philippines sont devenues une plaque tournante des trafics internationaux de pédocriminalité sur Internet, les auteurs profitant de la pauvreté de la population. En mai 2025, 55 hommes avaient déjà été interpellés à travers toute la France, dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement d’un réseau de pédocriminalité. Ils étaient en contact via la messagerie chiffrée Telegram.
Mise à jour à 16 h 08, ajout des éléments communiqués par la DGPN ; à 17 h 10, ajout de contexte sur l’auteur de la vidéo.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... OUS6VFWUA/
Les suspects ont été arrêtés dans une vingtaine de départements entre lundi et ce mercredi par l’Office des mineurs. Ils sont soupçonnés d’avoir téléchargé des images de tortures et de viols sur trois enfants, dont un nourrisson de 18 mois.
L’office des mineurs (Ofmin) vient de mener un nouveau vaste coup de filet dans la sphère pédocriminelle française. Les policiers de ce service spécialisé contre les violences faites aux mineurs ont interpellé 33 personnes à travers tout le territoire, entre lundi 22 et ce matin du mercredi 24 juin, selon les informations de RTL et du Parisien, confirmées par Libération.
«Dans le cadre d’une investigation initiée par l’Office mineurs sous l’égide du parquet de Nanterre, des individus ayant téléchargé ou diffusé des contenus pédocriminels particulièrement violents en ligne ont pu être identifiés», fait savoir la police nationale. Tous les suspects sont des hommes à qui il est reproché d’avoir téléchargé une vidéo de sévices sexuels sur de jeunes enfants, dont un bébé. Tournées en 2012 aux Philippines, ces images sont bien connues de la sphère pédocriminelle et réapparaissent régulièrement sur les canaux qu’ils fréquentent, relatent nos confrères. Dans ce fichier, trois filles âgées de 18 mois, 11 ans et 12 ans, sont victimes de tortures et de viols.
D’après les éléments de la radio et du quotidien, les enquêteurs de l’Ofmin ont suivi les traces numériques des suspects pendant plusieurs semaines, avant de déclencher cette vague d’arrestations. «Les récidivistes déjà connus ou condamnés pour des faits de pédocriminalité» ont été particulièrement surveillés, note ainsi RTL. D’autres profils étaient jusqu’à présent inconnus des autorités. Ils ont été repérés grâce à leur téléchargement de «volumes significatifs d’autres contenus pédopornographiques», détaille le Parisien.
Comme souvent dans le cadre d’opérations de cette ampleur, tous les profils et toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentés parmi les suspects. Selon nos informations, la trentaine de mis en cause − des «individus aux profils les plus sensibles» − sont âgés de 37 à 79 ans et une centaine de policiers et de gendarmes ont été mobilisés. Le Parisien évoque des «pères de famille, chômeurs, agents SNCF, cuisinier, commerçants» et RTL «un paysagiste, un professeur de musique, un technicien supérieur, un consultant, ou encore un vendeur». Certains sont aussi des retraités.
Ils auraient été interpellés dans près d’une vingtaine de départements. Le parquet d’Evry a par exemple indiqué à l’AFP que deux personnes avaient été arrêtées dans l’Essonne. Selon nos informations le parquet de Paris est également saisi du cas d’un suspect. L’Ofmin coordonne de telles opérations «plusieurs fois par an, avec des vérifications systématiques sur les antécédents et la personnalité des individus suspectés», explique la direction générale de la police nationale (DGPN).
Les suspects ont été placés en garde à vue pour «détention, diffusion et consultation habituelle de contenus pédopornographiques». Leurs auditions sont toujours en cours ce mercredi après-midi. L’infraction est punie de cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende. C’est localement que les suites judiciaires seront données, selon nos confrères. Chaque parquet concerné doit se prononcer indépendamment, le dossier n’ayant pas été centralisé à ce stade.
L’auteur de la vidéo dont il est question dans cette affaire, un Australien aujourd’hui âgé d’une soixantaine d’années, a été arrêté en 2015. Il s’était installé aux Philippines et y avait créé une entreprise de pornographie en ligne. Il filmait des adolescentes issues de familles démunies avec qui il avait des relations sexuelles ou sur lesquelles il utilisait des objets. Il a été condamné en 2018 à la prison à vie puis à 129 ans en 2022 aux Philippines, notamment pour des violences sexuelles sur des enfants et des jeunes adolescentes. Sa compagne, a elle aussi été condamnée à 126 ans de prison.
Les Philippines sont devenues une plaque tournante des trafics internationaux de pédocriminalité sur Internet, les auteurs profitant de la pauvreté de la population. En mai 2025, 55 hommes avaient déjà été interpellés à travers toute la France, dans le cadre d’une vaste opération de démantèlement d’un réseau de pédocriminalité. Ils étaient en contact via la messagerie chiffrée Telegram.
Mise à jour à 16 h 08, ajout des éléments communiqués par la DGPN ; à 17 h 10, ajout de contexte sur l’auteur de la vidéo.
https://www.liberation.fr/societe/polic ... OUS6VFWUA/