Proposition d'interdiction de contractation de prêts à l'étranger par les politiques
Posté : 26 juin 2026 11:58
"La Commission des comptes de campagne souhaite interdire aux partis politiques de contracter des prêts auprès de particuliers étrangers
Son président espère que la question sera intégrée à un possible projet de loi contre les ingérences étrangères. Ces prêts auprès de personnes physiques sont un recours pour les partis qui ont "des difficultés d'accès aux banques", notamment le Rassemblement national.
Bientôt une nouvelle règle pour encadrer le financement de la vie politique ? La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) voudrait que le Parlement interdise aux personnes étrangères ne résidant pas en France d'accorder des prêts à un candidat ou un parti politique, a déclaré son président, jeudi 25 juin. "Je m'inquiète quand je vois des prêts pour des montants dépassant la centaine de milliers d'euros", a justifié Christian Charpy lors d'une conférence de presse.
Une telle interdiction devrait passer par la loi. "S'il y avait un projet de loi sur les ingérences étrangères prochainement proposé au Parlement, ça serait bien que ces dispositions y soient", a suggéré Christian Charpy. "Nous souhaitons aussi pouvoir contrôler l'origine des fonds pour s'assurer que ces prêts sont bien faits par des personnes qui ne sont pas des prête-noms", a ajouté le président de la CNCCFP.
Une pratique qui concerne "une cinquantaine" de gros prêteurs
En l'état, les gros prêteurs visés par cette mesure seraient "une cinquantaine de personnes" qui résident souvent "dans des pays frontaliers" comme la Belgique et la Suisse, selon Christian Charpy. Il n'a pas cité les partis bénéficiaires mais a confirmé que ce sont ceux "qui ont des difficultés d'accès aux banques", à l'instar du Rassemblement national. Plus de 85% du financement de la campagne des européennes de Jordan Bardella en 2024 avait ainsi été assuré par des prêts de personnes physiques. Ceux-ci sont interdits pour la campagne des élections présidentielles, mais les particuliers peuvent toujours prêter à des partis, qui financent ensuite les candidats.
Christian Charpy souhaite aussi que la loi clarifie la notion de "prêteur habituel", une pratique interdite. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation, un prêt personnel est considéré comme "habituel" dès qu'un particulier prête au moins deux fois à un parti pour un montant total supérieur à 100 000 euros ou dès cinq prêts à un candidat pour un total supérieur à 75 000 euros. Le RN fait ainsi l'objet de plusieurs enquêtes pour avoir contracté à plusieurs reprises des crédits auprès de mêmes particuliers, et dénonce le "flou" des critères retenus."
https://www.franceinfo.fr/elections/pre ... 79368.html
Son président espère que la question sera intégrée à un possible projet de loi contre les ingérences étrangères. Ces prêts auprès de personnes physiques sont un recours pour les partis qui ont "des difficultés d'accès aux banques", notamment le Rassemblement national.
Bientôt une nouvelle règle pour encadrer le financement de la vie politique ? La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) voudrait que le Parlement interdise aux personnes étrangères ne résidant pas en France d'accorder des prêts à un candidat ou un parti politique, a déclaré son président, jeudi 25 juin. "Je m'inquiète quand je vois des prêts pour des montants dépassant la centaine de milliers d'euros", a justifié Christian Charpy lors d'une conférence de presse.
Une telle interdiction devrait passer par la loi. "S'il y avait un projet de loi sur les ingérences étrangères prochainement proposé au Parlement, ça serait bien que ces dispositions y soient", a suggéré Christian Charpy. "Nous souhaitons aussi pouvoir contrôler l'origine des fonds pour s'assurer que ces prêts sont bien faits par des personnes qui ne sont pas des prête-noms", a ajouté le président de la CNCCFP.
Une pratique qui concerne "une cinquantaine" de gros prêteurs
En l'état, les gros prêteurs visés par cette mesure seraient "une cinquantaine de personnes" qui résident souvent "dans des pays frontaliers" comme la Belgique et la Suisse, selon Christian Charpy. Il n'a pas cité les partis bénéficiaires mais a confirmé que ce sont ceux "qui ont des difficultés d'accès aux banques", à l'instar du Rassemblement national. Plus de 85% du financement de la campagne des européennes de Jordan Bardella en 2024 avait ainsi été assuré par des prêts de personnes physiques. Ceux-ci sont interdits pour la campagne des élections présidentielles, mais les particuliers peuvent toujours prêter à des partis, qui financent ensuite les candidats.
Christian Charpy souhaite aussi que la loi clarifie la notion de "prêteur habituel", une pratique interdite. Selon la jurisprudence de la Cour de cassation, un prêt personnel est considéré comme "habituel" dès qu'un particulier prête au moins deux fois à un parti pour un montant total supérieur à 100 000 euros ou dès cinq prêts à un candidat pour un total supérieur à 75 000 euros. Le RN fait ainsi l'objet de plusieurs enquêtes pour avoir contracté à plusieurs reprises des crédits auprès de mêmes particuliers, et dénonce le "flou" des critères retenus."
https://www.franceinfo.fr/elections/pre ... 79368.html