Une militante de Némésis condamnée pour diffamation contre l’ancienne maire écologiste de Besançon
Posté : 03 juillet 2026 18:02
La membre du groupuscule d’extrême droite a annoncé sur le parvis du tribunal qu’elle ferait appel de cette décision.
L’ancienne édile, Anne Vignot, a quant à elle salué «une justice qui a posé les limites».
Némésis condamné. Yona Faedda, du collectif d’extrême droite Némésis, a écopé vendredi 3 juillet d’une peine de 2 000 euros d’amende avec sursis et 500 euros de préjudice moral pour diffamation envers Anne Vignot, l’ancienne maire écologiste de Besançon. Le tribunal correctionnel de la ville l’a reconnue coupable d’avoir distribué des tracts, relayés sur les réseaux sociaux, présentant une photo de l’élue avec l’inscription «Soutien aux violeurs étrangers».
Dispensée de travaux d’intérêt général
«L’infraction est constituée», ces tracts «portent atteinte à l’honneur et à la considération de madame Anne Vignot qui était à l’époque maire de Besançon», a expliqué le président du tribunal, Robert Pech, en rendant la décision.
Yona Faedda, condamnée pour diffamation contre une personne dépositaire de l’autorité publique, a annoncé sur le parvis du tribunal qu’elle ferait appel de cette décision. «C’est un peu n’importe quoi d’être condamnée pour ça, parce que ce n’est pas de la diffamation, on a encore le droit de dire ce qu’on pense», a-t-elle déclaré devant la presse, visiblement peu au fait de la littérature juridique sur le sujet.
La jeune femme de 21 ans s’est par ailleurs dite soulagée de ne pas avoir été condamnée à une peine de travail d’intérêt général, comme l’avait requise le parquet lors de l’audience du 27 mai. Cette condamnation est la première pour Yona Faedda, qui anime localement le collectif identitaire Némésis, connu en France pour ses spectaculaires interventions xénophobes sur la voie publique, avec le soutien de toutes les nuances de l’extrême droite.
«C’est tout un mouvement de société»
Anne Vignot a salué «une justice qui a posé les limites». «On ne peut pas se permettre, pour des coups d’éclat, de dire que la maire est complice de violeurs, sous couvert en plus d’une fausse cause féministe», a tancé l’ancienne édile, «satisfaite» de la décision du tribunal. «Attention, des dérives comme celle-ci, ce n’est pas juste le fait d’un petit groupuscule qui serait en train de faire de la com», a mis en garde l’ancienne maire, «c’est tout un mouvement de société. C’est grave».
https://www.liberation.fr/societe/polic ... IAOMEJJWU/
L’ancienne édile, Anne Vignot, a quant à elle salué «une justice qui a posé les limites».
Némésis condamné. Yona Faedda, du collectif d’extrême droite Némésis, a écopé vendredi 3 juillet d’une peine de 2 000 euros d’amende avec sursis et 500 euros de préjudice moral pour diffamation envers Anne Vignot, l’ancienne maire écologiste de Besançon. Le tribunal correctionnel de la ville l’a reconnue coupable d’avoir distribué des tracts, relayés sur les réseaux sociaux, présentant une photo de l’élue avec l’inscription «Soutien aux violeurs étrangers».
Dispensée de travaux d’intérêt général
«L’infraction est constituée», ces tracts «portent atteinte à l’honneur et à la considération de madame Anne Vignot qui était à l’époque maire de Besançon», a expliqué le président du tribunal, Robert Pech, en rendant la décision.
Yona Faedda, condamnée pour diffamation contre une personne dépositaire de l’autorité publique, a annoncé sur le parvis du tribunal qu’elle ferait appel de cette décision. «C’est un peu n’importe quoi d’être condamnée pour ça, parce que ce n’est pas de la diffamation, on a encore le droit de dire ce qu’on pense», a-t-elle déclaré devant la presse, visiblement peu au fait de la littérature juridique sur le sujet.
La jeune femme de 21 ans s’est par ailleurs dite soulagée de ne pas avoir été condamnée à une peine de travail d’intérêt général, comme l’avait requise le parquet lors de l’audience du 27 mai. Cette condamnation est la première pour Yona Faedda, qui anime localement le collectif identitaire Némésis, connu en France pour ses spectaculaires interventions xénophobes sur la voie publique, avec le soutien de toutes les nuances de l’extrême droite.
«C’est tout un mouvement de société»
Anne Vignot a salué «une justice qui a posé les limites». «On ne peut pas se permettre, pour des coups d’éclat, de dire que la maire est complice de violeurs, sous couvert en plus d’une fausse cause féministe», a tancé l’ancienne édile, «satisfaite» de la décision du tribunal. «Attention, des dérives comme celle-ci, ce n’est pas juste le fait d’un petit groupuscule qui serait en train de faire de la com», a mis en garde l’ancienne maire, «c’est tout un mouvement de société. C’est grave».
https://www.liberation.fr/societe/polic ... IAOMEJJWU/