Des condamnés américains racontent l’expérience du couloir de la mort : «Toutes mes émotions, toute ma haine, je les ai
Posté : 03 juillet 2026 18:17
Aux Etats-Unis, plus de 2 000 détenus vivent l’enfer dans l’attente de leur exécution. Certains y ont échappé, d’autres patientent encore. Deux d’entre eux ont témoigné, lors du congrès mondial contre la peine capitale qui s’est achevé, jeudi, à Paris.
«J’approche actuellement de la date de mon exécution.» Le 13 janvier 2027, Keith LaMar va mourir. Cela fait trente-trois ans qu’il n’a pas goûté à la liberté, bloqué entre les quatre murs de sa cellule dans l’Ohio (Etats-Unis). En 1993, il a été condamné à la peine capitale, accusé d’un crime pour lequel il ne cesse de clamer son innocence. Mais la justice a tranché. Alors, plutôt que de compter les minutes et de se résigner à son sort, Keith LaMar, 54 ans, a décidé de continuer à «vivre comme s’[il] était à l’extérieur». Poésie, musique, littérature… Il utilise toutes les formes d’art qu’il a trouvées pour «passer entre les mailles du filet» et ne pas sombrer, supporter l’inhumaine attente dans le couloir de la mort. Il le raconte dans un enregistrement vidéo, diffusé lors du congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu, à Paris, du mardi 30 juin au jeudi 2 juillet.
Un décret de Trump très favorable à la peine de mort
Keith LaMar n’est pas le seul à habiter une cellule dont on ne sort pas vivant. Il n’est pas non plus le seul à devoir choisir son dernier repas et compter les jours jusqu’à l’exécution. Les Etats-Unis figurent parmi les pays suivis de très près par les organisations abolitionnistes, surtout depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Dès les premiers jours de son nouveau mandat, en janvier 2025, le milliardaire républicain a signé un décret ordonnant de requérir systématiquement à la peine capitale pour les crimes «les plus graves» ainsi que pour les meurtres de policiers ou les crimes commis par des étrangers en situation irrégulière. Actuellement, plus de 2 000 personnes attendent d’être exécutées dans le couloir de la mort aux Etats-Unis.
Si, dans le monde, 114 pays ont aboli la peine capitale pour tous les crimes, 9 l’ont abrogée uniquement pour les crimes de droit commun, 28 sont en situation de moratoire, et 47 la pratiquent encore de façon régulière. Récemment, les institutions internationales constatent une résurgence du recours à la peine de mort dans le monde avec un nombre inédit d’exécutions recensées ces quarante dernières années. Avec 2 707 exécutions dans 17 pays – sans compter la Chine, qui les classe parmi les secrets d’Etat –, l’année 2025 a enregistré le plus grand nombre de condamnations à mort depuis 1981, selon Amnesty International.
https://www.liberation.fr/international ... GSBX2UXJY/
«J’approche actuellement de la date de mon exécution.» Le 13 janvier 2027, Keith LaMar va mourir. Cela fait trente-trois ans qu’il n’a pas goûté à la liberté, bloqué entre les quatre murs de sa cellule dans l’Ohio (Etats-Unis). En 1993, il a été condamné à la peine capitale, accusé d’un crime pour lequel il ne cesse de clamer son innocence. Mais la justice a tranché. Alors, plutôt que de compter les minutes et de se résigner à son sort, Keith LaMar, 54 ans, a décidé de continuer à «vivre comme s’[il] était à l’extérieur». Poésie, musique, littérature… Il utilise toutes les formes d’art qu’il a trouvées pour «passer entre les mailles du filet» et ne pas sombrer, supporter l’inhumaine attente dans le couloir de la mort. Il le raconte dans un enregistrement vidéo, diffusé lors du congrès mondial contre la peine de mort, qui s’est tenu, à Paris, du mardi 30 juin au jeudi 2 juillet.
Un décret de Trump très favorable à la peine de mort
Keith LaMar n’est pas le seul à habiter une cellule dont on ne sort pas vivant. Il n’est pas non plus le seul à devoir choisir son dernier repas et compter les jours jusqu’à l’exécution. Les Etats-Unis figurent parmi les pays suivis de très près par les organisations abolitionnistes, surtout depuis le retour au pouvoir de Donald Trump. Dès les premiers jours de son nouveau mandat, en janvier 2025, le milliardaire républicain a signé un décret ordonnant de requérir systématiquement à la peine capitale pour les crimes «les plus graves» ainsi que pour les meurtres de policiers ou les crimes commis par des étrangers en situation irrégulière. Actuellement, plus de 2 000 personnes attendent d’être exécutées dans le couloir de la mort aux Etats-Unis.
Si, dans le monde, 114 pays ont aboli la peine capitale pour tous les crimes, 9 l’ont abrogée uniquement pour les crimes de droit commun, 28 sont en situation de moratoire, et 47 la pratiquent encore de façon régulière. Récemment, les institutions internationales constatent une résurgence du recours à la peine de mort dans le monde avec un nombre inédit d’exécutions recensées ces quarante dernières années. Avec 2 707 exécutions dans 17 pays – sans compter la Chine, qui les classe parmi les secrets d’Etat –, l’année 2025 a enregistré le plus grand nombre de condamnations à mort depuis 1981, selon Amnesty International.
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